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Louis Boudin, Directeur de la Manufacture des glaces

Thème : Personnalités | Catégorie : Industrie | Commune(s) : SAINT-GOBAIN | Auteur : F.Bliaux


La famille :

Louis François Boudin est né à L’Isle-sur-la-Sorgue le 16 mai 1875.
Il est le fils de Frédéric Ernest Boudin, cultivateur et d’Anne Marie Louise Gillibert.
Frédéric Ernest Boudin est né à L’Isle-sur-la-Sorgue le 27 août 1847 (décédé le 31 juillet 1933 à L’Isle-sur-la-Sorgue). Son père Joseph Noel (né le 24 décembre 1906 et décédé le 19 février 1877 à L’Isle-sur-la-Sorgue ) est également cultivateur. Quelques années plus tard, il tient un commerce de quincaillerie. Sa mère est Marie Valentin (née le 19 octobre 1807). Il avait épousé en premières noces Marie Madeleine Philomène Delahaye (décédée le 22 juin 1871 à L’Isle-sur-la-Sorgue).

Anne Marie Louise Gillibert est également née à L’Isle-sur-la-Sorgue le 26 octobre 1849 (décédée à l’Isle-sur-la-Sorgue le 9 janvier 1936). Elle est la fille d’Esprit Joseph Gillibert (né le 21 juin 1821 à L’Isle-sur-la-Sorgue ), cafetier et de Delphine Julie Barraud (née le 22 mai 1824 et décédée le 2 avril 1854 à L’Isle-sur-la-Sorgue).

Louis Boudin a épousé le 16 août 1898 à Montluçon, Adrienne Aline Marie Vilatte. Elle est née à Nevers le 3 juillet 1880 (décédé le 1er janvier 1987 à 107 ans à l’Isle-sur-la-Sorgue). Elle est la fille de Pierre Hippolyte Vilatte (né à Domérat (Allier) le 6 avril 1850), préposé en chef de l’octroi de Montluçon et d’Aline Adolphine Hombrouck. Celle-ci est née à Guise le 24 octobre 1860, fille d’Adolphe Hombrouck (né à Wiège-Faty le 9 juin 1833, décédé à Guise le 13 juin 1896) et d’Aurélie Aline Chimot (née à Guise le 19 avril 1838. Le couple s’est marié à Guise le 18 janvier 1858) et s’y est mariée le 9 août 1879.

Le couple a quatre enfants.

Le parcours professionnel

En 1891, Louis Boudin est entré à l’école des Arts et Métiers d’Aix-en-Provence dont il sort ingénieur trois ans plus tard. Il travaille d’abord dans une société de constructions métalliques à Paris puis il est « dessinateur » à l’usine des fers creux de la Société le Soufaché et Felix de Montluçon.
En 1900, il entre comme chef de fabrication à la glacerie de Franière (Belgique) alors en construction.
Dès ces années, il réfléchit à l’idée de la coulée continue, il adresse d’ailleurs un rapport à ce sujet à la direction générale en 1906.
En 1908, Louis Boudin est nommé sous-directeur de l’usine de Saint-Gobain. Il y seconde Henri Caudron de Coqueréaumont (directeur de 1905 à 1920). Là, il fait les premiers essais qui sont stoppés par la guerre. Il est alors envoyé à l’usine de Montluçon où il réalise des essais sur la trempe du verre, notamment à l’huile.
En 1917, il est envoyé à Chalon-sur-Saône pour diriger la construction d’une usine de verres minces qui commence la production dès 1918.

Le retour à Saint-Gobain et la coulée continue

Dès la fin de la guerre la direction générale lui demande de revenir à Saint-Gobain pour remettre en route l’usine.
Dès 1919, il y est nommé directeur.
Il reprend ses essais de coulée continue : un four unique tient le verre en fusion à niveau constant. Le verre s’écoule par une fente horizontale, puis passe entre les deux cylindres d’un laminoir. La glace défile ensuite en continu dans le four de recuisson et de refroidissement. Enfin elle est découpée à la sortie du four et envoyée au polissage. Ce procédé ne présente que des avantages : meilleure qualité, moins de surface de bâtiments nécessaire et moins de personnel, donc une meilleure productivité.
En 1924, la coulée du verre mince fonctionne. Sur le verre épais, les résultats sont concluants et la production est installée à Chantereine. La coulée continue est ensuite généralisée à Pise, Franière, Stolberg…
Louis Boudin met également au point des appareils à recuire, des dispositifs pour la fabrication du verre armé, du verre ondulé.
De 1939 à 1941, date où il prend sa retraite, il assure également la direction de l’usine de Chantereine.

Sa vie sociale et politique

Louis Boudin a reçu la Légion d’honneur en 1939.
Louis Boudin a toujours été très impliqué dans la vie locale. Joueur de hautbois, il a été président pendant plusieurs années de l’harmonie de Saint-Gobain.
En 1929, il se présente aux élections municipales où il est élu. Le 16 mai, il devient premier adjoint de la commune de Saint-Gobain
Le 14 septembre 1940, Achille Gibon, maire démissionne pour raisons familiales. Le 19 septembre, le préfet lui demande d’assurer momentanément les fonctions de maire, ce qu’il accomplit au mieux. Toutefois, après son départ en retraite, il doit s’installer à Chauny et il pense ne pouvoir accomplir sa mission au mieux. C’est pourquoi il démissionne le 9 mai 1942.

Louis Boudin est décédé à L’Isle-sur-la Sorgue le 15 mai 1967.