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Château-Thierry : Monographie 1914-1920 – Collège Jean de la Fontaine

Thème : Guerres | Catégorie : Première guerre mondiale 1914-1918 | Commune(s) : CHÂTEAU-THIERRY | Auteur : Bloch


Académie de Lille

COLLEGE Jean de la Fontaine à Château -Thierry

Compte rendu de la séance du 2 juin 1920

Le mercredi 2 juin 1920, les professeurs et les répétiteurs du Collège De Château Thierry se sont réunis à 16 heures sous la présidence de Mr le Principal.

Etaient présents : Mr, Mmes Hoppiliard, Lafont, Pagès

Mr, Mmes Commémy, Georgeot, Guéret, Géronimi, Lecoanet, Mandon, Raulot, Vizomblin, Droux et Bourniche.

Excusés: Mr Mauviel retenu par son service de surveillance.

Mr Bourniche a été désigné pour remplir les fonctions de secrétaire.

1° Réponse au questionnaire relatif à l’occupation de la ville de Château Thierry au cours de la guerre.

A.- Territoire occupé par les armées allemandes

I.- Généralités

a).- A quelle date les Allemands ont-ils pris possession de votre village ?

1914 Les Allemands ont occupé la ville le mercredi soir 27septembre 1914.

1918 Les allemands ont occupé la ville le vendredi 31 mai à 17 heures après un bombardement intense par avion au cours des 3 nuits précédentes.

b).- La prise de possession s’est-elle effectuée à la suite d’escarmouches, à la suite de combats sanglants, ou sans coup férir ?

1914 Il y eut des escarmouches dans la soirée du 27 septembre et toute la nuit qui suivit, notamment dans l’avenue de Soissons et aux abords de la place du champ de Mars.

1918 Combats d’artillerie des hauteurs avoisinants la ville.

c).- Quelle a été l’attitude de l’autorité militaire à l’égard de la population pendant les premiers jours?

Dans la suite de l’occupation ?

1914 L’autorité militaire emmena un homme avec sa voiture et un cheval pour le transport des morts (quartier des Chesneaux). Il n’y eut aucune provocation, mais un pillage presque complet, surtout des demeures dont les habitants étaient absents, principalement les épiceries fruiteries; on a constaté également de nombreuses scènes d’orgies et de débauches. Quelques maisons furent pourvues d’une indication qu’elles devaient être “respectées” ce qui, en général fut observé.

1918 Occupation de la ville du 31 mai 1918 au 21 juillet suivant, soit 51 jours. La libération fut consécutive à la reprise par les Alliés de la côte 204 (route de Paris).Le collège, commuté en forteresse, fut occupé par le 35ème colonial (murs crénelés, tranchées, fils de fer barbelés, canons et mitraillettes).

d).- Pouvez-vous rapporter quelques propos authentiques tenus par des officiers ou des soldats, et qui soient caractéristiques de leur état d’esprit ou de l’opinion publique en Allemagne à cette époque ?

Néant.

e).- Pouvez-vous citer quelques ordres ou prescriptions émanant de l’autorité ennemie où se manifestait plus spécialement son système de « guerre aux civils » ?

1914 Un spécimen est indiqué dans le devoir remis par l’élève.

1918 Au cours de cette seconde occupation, les civils furent relégués dans une ancienne école, aujourd’hui la bibliothèque municipale rue Racine. Il leur était rigoureusement interdit de s’écarter ; la nuit seulement ils pouvaient circuler dans un certain rayon pour rapporter des victuailles. Dans la nuit de leur départ les allemands enfermèrent les civils dans l’église ST Crépin ou ils avaient accumulé le butin qu’ils se disposaient à emporter, mais qu’il leur fallut abandonner par suite de leur précipitation. Comme en 1914 ils se livrèrent à des orgies et des débauches suivies de dépôts d’immondices dans les diverses pièces de nombreuses habitations. Au musée Jean de la Fontaine, 150 toiles furent emportées, les cadres seuls furent laissés sur place.

f).- Si possible, prière de joindre quelque spécimens d’affiches apposées par les soins ou sur l’ordre de l’ennemi, ou quelque document authentique digne d’intérêt, (ces documents seront exposés et renvoyés par la suite à leurs possesseurs, s’ils les réclament).

Néant.

II.- Des rapports de l’Autorité ennemie avec la population scolaire

a).- Les établissements d’instruction (écoles, etc.) ont-ils été ouverts pendant toute la durée de l’occupation? Ou momentanément fermés, ou ont-ils été fermés pendant toute la guerre ?

Les classes n’ont pas fonctionné pendant les deux périodes d’occupation.

b).- Quelles ont été les prescriptions particulières édictées par les Allemands à l’égard des établissements d’instruction ? (Prière de joindre, si possible, des documents à l’appui)

Néant.

c).- Le commandant de place s’est-il immiscé dans les services d’enseignement ?

Néant.

d).- des officiers délégués ou inspecteurs allemands ont-ils émis la prétention de contrôler l’enseignement ? Ont-ils pénétré dans l’école ? Ont-ils interrogé les élèves ? Pouvez-vous citer, à cette occasion, des réponses d’élèves méritant d’être mentionnées ?

Néant.

e).- Les élèves des établissements (écoles, etc.) ont-ils été contraints à quelques travaux manuels? Quelle a été l’attitude des élèves dans ces circonstances? Particularité, réponses, réflexions dignes de remarque.

Néant.

f).- Quelle a été, en général, l’attitude des soldats à l’égard des enfants ? L’attitude des enfants à l’égard des troupes ?

Néant.

g).- Le séjour des troupes allemandes a-t-il influé en quelque mesure sur le parler local ? Quelques mots allemands, plus ou moins déformés, y ont-ils pénétré, et paraissent-ils devoir persister ?

(Donner une liste de ces mots, et leur sens.)

Néant.

III.- Les travaux d’élèves

(Annexés au questionnaire)

B.- Territoire occupé par les Armées françaises et alliées

I et II.- Généralités et rapports des troupes avec la population scolaire

a).- Quelles sont les troupes (alliées) qui ont occupé votre village ?

1914 Anglais

1918 Américains et Italiens

b).- S’est-on battu dans votre région ? A quelle date ?

1914 Escarmouches précipitées. Un officier de dragons fut blessé sur le pont de la fausse Marne, d’un coup de feu tiré de l’une des fenêtres du collège. Escarmouches dans le quartier de la Folie l’Abbé.

c).- Voyez-vous quelques particularités à noter touchant l’attitude des soldats alliés à l’égard des enfants ? Des enfants à l’égard des troupes ?

Néant.

d).- Le séjour des troupes alliées (ou indigènes), notamment des noirs, des Hindous, etc., a-t-il influé sur le parler local ? Quelques mots étrangers (anglais, hindous, etc.), plus ou moins déformés, y ont-ils pénétré, et paraissent-ils devoir persister ? Donner une liste de ces mots et de leur sens.

Néant.

III.- Les travaux d’élèves

(Annexés au questionnaire)

Le secrétaire : Bourniche Le Principal : Bloch

Source: BDIC La Guerre dans le ressort de l’Académie de Lille. 1914-1920

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