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LA CROIX DE CHEVRIERES DE SAINT VALLIER DE Charles RaymondHistoire locale / Base « Métiers » / Seigneurs

Commune : COUCY-LÈS-EPPES

Période : 1833-1886

Notes :
Charles Raymond de LA CHEVRIÈRE, comte de SAINT VALLIER. Grand-croix de la Légion d’honneur, diplomate, ancien ambassadeur, ancien commissaire spécial de la France près des armées allemandes, vice-président du Conseil du département de l’Aisne, ancien sénateur, né au château de Coucy-lès-Eppes (Aisne) le 12 septembre 1833, décédé an même lieu le 4 février I886. Il entra à 20 ans dans la diplomatie, comme attaché à la légation de France à Lisbonne, et passa en la même qualité, en 1856, à la légation de Munich. Le 28 juillet 1859, il revenait à Paris et fut alors attaché au cabinet du comte de Walewski, ministre des affaires étrangères. En 1860, il était nommé secrétaire de l’ambassade de France à Constantinople. En 1868, il fut chargé d’une mission à Stuttgart, auprès de la cour de Wurtemberg et signala au Ministre des affaires étrangères les tendances hostiles à la France de tous les alliés de la Prusse, ce qui lui valut de la part de M. de Grammont un injuste blâme, à cause de sa prévoyance d’événements qui se réalisèrent trop tôt. La guerre de 1870 le trouva à ce poste. Rentré en France, aussitôt après la déclaration de guerre, il se tint à l’écart de toute politique et consacra ses efforts à atténuer dans son département les souffrances de l’invasion étrangère. Après la signature de la paix en 1871, M. Thiers qui avait apprécié son dévouement, ses aptitudes, sa connaissance parfaite de la langue et des mœurs de nos ennemis, lui confia la pénible mission de commissaire spécial auprès de l’état-major de l’armée d’occupation, à Compiègne, à Nancy, puis à Verdun. Par son tact et sa fermeté, il rendit à la patrie des services signalés qui lui vaudront dans l’avenir sinon des statues, au moins une grande place dans l’histoire. Il peut être regardé comme un de ceux qui ont le plus contribué, par leur esprit de conciliation, a la libération du territoire. En 1877, il fut nommé ambassadeur à Berlin où il resta quatre années et s’y montra un diplomate de la plus haute valeur. Sa correspondance mérite d’être classée parmi les documents les plus intéressants des archives françaises. Il était sénateur depuis 1876.
Source : AMB 1887


Contributeur : Jean-Philippe Brazier