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SERAUCOURT LE GRAND : CIMETIERE MILITAIRE BRITANNIQUE

Thème : | Catégorie : 1914-1918, Sépultures, Sépultures | Commune(s) : SERAUCOURT-LE-GRAND | Auteur : G.Destré - Mémoire du canton


LA GUERRE SUR LE FRONT OCCIDENTAL 1914-1918

Pendant la Première Guerre Mondiale sur le Front Occidental – un front continu s’étendant de la côte de la Manche à la Suisse sur lequel, pendant quatre ans, des millions d’hommes ont combattu et sont morts – fut un théâtre  d’opérations de toute première importance. Contre l’Armée Allemande étaient déployées les armées du Commonwealth Britannique, de la France, de la Belgique et, plus tard, des Etats Unis. Pendant les deux premiers mois une guerre de manoeuvre permit de contenir et de refouler la poussée initiale allemande. Puis s’ensuivirent trois années et demie de combats statiques de tranchée – une guerre d’attrition – au cours desquelles la capacité défensive était de la plus grande importance. Aucun des adversaires ne pouvait effectuer une sortie et de grandes batailles furent livrées pour des gains territoriaux infimes. Les sept derniers mois furent une guerre de manoeuvre culminant en une offensive alliée qui, ayant débuté en août, parvint finalement à accomplir une percée menant à l’armistice du 11 novembre 1918.

Au début de 1914 les six divisions du Corps Expéditionnaire Britannique en France furent déployées aux côtés des armées françaises et jouèrent leur plein rôle à partir du 23 août dans les Batailles de Mons, le Cateau, la Marne et l’Aisne. Les trois semaines suivantes, pendant lesquelles le front du combat bougeait chaque jour, furent une période hautement critique au cours de laquelle le plan allemand pour mettre un terme rapide aux combats fut un échec et l’issue de la guerre remise à plus tard. 

Pendant les deux premières semaines d’octobre le C.E.B. fut déplacé du secteur central du front dans les Flandres. Ce changement réduisit ses lignes de communication, qui passaient par Dunkerque, Calais et Boulogne, et lui permit de protéger ces ports qui étaient d’une importance vitale à la fois pour son propre ravitaillement et renforcement et pour le contrôle de la Manche par la Marine Royale. Pendant les quatre années suivantes les forces du C.E.B. s’accruent à cinquante divisions britanniques et douze du Commonwealth d’outremer – des troupes du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle Zélande, de l’Afrique du Sud, de l’Inde et des autres territoires. Le C.E.B. reprit progressivement une plus grande partie du secteur nord du front allié et livra une série de batailles d’attrition dont la plus grande fut la Bataille de la Somme en 1916.

Les offensives allemandes de la fin mars à l mi-juillet 1918 furent contenus et la contre-offensive menant à la victoire commença le 8 août avec la Bataille d’Amiens, se poursuivit sur un front élargi avec les Deuxièmes Batailles de la Somme et d’Arras et, en septembre, s’étendit au Saillant d’Ypres. L’avance prit rapidement de l’ampleur et le jour de l’armistice la ligne de front atteignait quatre-vingt kilomètres ou plus à l’est des points de départ.

Presque 750.000 soldats, marins et aviateurs du Commonwealth perdirent la vie sur la Front Occidental –200.000 en Belgique et plus de 500.000 en France.

Leur mémoire est commémorée par des stèles marquant leurs tombes dans 1.000 cimetières militaires et 2.000 cimetières civils, ou par un des six monuments en Belgique et vingt en France qui portent les noms de plus de 300.000 d’entre eux qui n’ont pas de tombe connue.

LA COMMONWEATH WAR GRAVES COMMISSION

A CONSTRUIT CE CIMETIERE

ET EST RESPONSABLE DE SON ENTRETIEN

ARCHITECTE : MAJOR CHARLES HOLDEN

CIMETIERE BRITANNIQUE DE SERAUCOURT LE GRAND

Ce cimetière fut crée après la guerre pour y enterrer les victimes des champs de bataille environnants. Il contient des tombes de soldats et aviateurs dont 1358 Britanniques et 2 Canadiens, la plupart d’entre eux tombés en mars 1918. Source : Plaque d’information dans le cimetière militaire Britannique de Seraucourt le Grand (Aisne)

Transcrit le 26/04/2007 par Guy Destré Adhérent N° 315 d’après des documents de Mémoires du Canton