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Monographie de Vorges 1914-1918

Thème : | Catégorie : 1914-1918, Monographies | Commune(s) : VORGES | Auteur : J Demarly instituteur


Département de l’Aisne

Arrondissement et Canton de Laon

Commune de Vorges

A.- Territoire occupé par les armées allemandes

I.- Généralités

a).- A quelle date les Allemands ont-ils pris possession de votre village ?

Dès le 1er septembre 1914 des patrouilles de uhlans étaient signalées dans les environs, des automobiles montées par des officiers s’aventuraient prudemment sur les routes, la prise de possession effective eut lieu le trois septembre par le logement de troupes allemandes de combat.

b).- La prise de possession s’est-elle effectuée à la suite d’escarmouches, à la suite de combats sanglants, ou sans coup férir ?

Vorges se trouvant légèrement sur le côté des grandes routes de retraite, l’occupation eut lieu sans coup férir, à peine quelques coups de mousqueton échangés sans résultat entre l’arrière-garde de l’armée de Belgique battant en retraite et les avant-gardes de l’armée ennemie.

c).- Quelle a été l’attitude de l’autorité militaire à l’égard de la population pendant les premiers jours ?

Dans la suite de l’occupation ?

Dès le début de l’occupation les officiers prirent une attitude arrogante. Ils parlaient en maîtres prêts à cravacher quiconque faisait mine de leur résister. C’est du reste l’attitude qu’ils conserveront pendant toute l’occupation. Une chose était assez remarquable : quand leurs armes remportaient un léger avantage leur humeur paraissait s’adoucir, par contre, au moindre insuccès, la colère dominait, les représailles reprenaient de plus belle sous forme d’ordonnances de toutes sortes, plus blessantes et plus injustes les unes que les autres.

Quant aux hommes de troupe, dès le début, ils crurent la victoire assurée et, suivant en cela l’exemple de leurs dignes officiers, ils se livraient à des beuveries sans fin, gâchant et gaspillant plus qu’ils ne consommaient, volant, pillant, détruisant non par nécessité, mais par plaisir. Ils croyaient fermement être aux portes de Paris et lorsqu’on leur apprenait qu’ils en étaient à plus de cent kilomètres, ils vous regardaient d’un air incrédule, haussaient les épaules et le plus souvent s’en allaient pour conciliabuler entre eux. Ils espéraient être de retour chez eux dans deux mois, trois mois au plus, et se disaient que, puisqu’ils avaient tout à profusion il fallait en profiter. Oui, mais ils s’en repentirent plus tard, mais il n’était plus temps. Par la suite, leur attitude changea et, lorsqu’on les rencontrait seuls, ils ne cachaient pas leur ennui et leur lassitude.

d).- Pouvez-vous rapporter quelques propos authentiques tenus par des officiers ou des soldats, et qui soient caractéristiques de leur état d’esprit ou de l’opinion publique en Allemagne à cette époque ?

Quant aux propos tenus par les officiers et les soldats, ils sont légion, on n’a que l’embarras du choix. Les plus couramment répétés par les uns et les autres sont : « Paris capout, krieg fertig » et cette précision devait toujours s’accomplir dans les deux ou trois jours. Alors toujours d’après leur logique, la France signait immédiatement la paix, s’alliait à l’Allemagne, chassait de concert les Anglais du sol français et procédait à une descente en règle en Angleterre où, en un mois ou deux au plus on anéantissait l’armée et la flotte anglaises. Ensuite on s’occuperait, toujours ensemble, de régler le compte de la Russie, cela ne demanderait pas grand temps. Une autre opinion généralement répandue chez les uns et chez les autres, c’est que la déclaration de guerre était le fait de Poincaré et des capitalistes français et si par hasard, les voyant en humeur de conversation on s’enhardissait à leur insinuer que leur empereur seul et son parti militariste étaient les coupables oh !alors! Il fallait les entendre. Avec quelle chaleur ils défendaient leur kaiser ? Il est juste, il est bon, il aime son peuple, il n’a pas voulu la guerre, c’est notre père, il n’a pas pu vouloir ce malheur. Cela n’en finissait plus. Encore heureux quand ils ne se mettaient pas en colère. Partant sur ce même sujet, ils s’efforçaient de nous persuader que l’Angleterre seule avait voulu la guerre, que les soldats anglais n’étaient pas de bons soldats, que l’Angleterre se servait des Français pour faire son jeu et qu’elle nous abandonnerait ensuite à notre sort. Alors, cela ne finissait plus. Puis, lorsque les Anglais prirent Calais comme base de leurs opérations, ce fut bien encore une autre chanson. La France avait vendu Calais aux Anglais, jamais plus ils ne le rendraient, bien mieux ils s’empareraient de toute la côte française de la mer du Nord qu’ils convoitaient depuis et nous ne pourrions jamais les en chasser. Quand les Berthas commencèrent à envoyer quelques obus sur Paris, ce fut du délire parmi eux. Cette fois l’Allemagne était la plus grande nation, la seule digne de figurer en Europe. La guerre devait se terminer un mois plus tard. Certains se voyaient déjà en Charente, dégustant nos cognacs et nos bordeaux, et alors, l’Amérique elle-même n’avait qu’à bien se tenir. De même : lorsque la Russie déposa les armes, avec les centaines de mille hommes libérés à l’Est, ils allaient écraser les armées de l’Ouest en quelques semaines. Jusqu’à cette époque, la confiance régnait parmi eux. Mais, en 1917, vers la fin de l’année, le moral des hommes changea. Ils commencèrent à ne plus obéir à leurs officiers avec la même promptitude, ils déploraient la guerre et ses conséquences, la nourriture faisait défaut à l’arrière, et les hommes en étaient arrivés à vouloir monter en ligne, d’abord pour être mieux nourris et surtout avec le secret espoir de se faire prendre prisonniers. Une seule chose leur faisait respecter à peu près les ordres de leurs chefs, la peur des gendarmes. Ils se méfiaient beaucoup plus les uns des autres, en chaque soldat allemand ils voyaient un mouchard. Cet état alla en s’accentuant de jour en jour pour se terminer par l’anarchie, la déroute, lors du retour en Allemagne, lors de la grande retraite quelque peu avant l’armistice et surtout après. Ce qui affecta le plus les officiers, ce fut la cessation des hostilités de la part de l’Autriche. A cette nouvelle, les plus optimistes d’entre eux commencèrent à douter, ce fut un véritable découragement précipité encore par la succession rapide des événements qui se déroulèrent à ce moment.

e).- Pouvez-vous citer quelques ordres ou prescriptions émanant de l’autorité ennemie où se manifestait plus spécialement son système de « guerre aux civils » ?

« Vous êtes les vaincus, nous sommes les vainqueurs, vous devez nous obéir. – Nous sommes ici chez nous, vous êtes chez nous, vous n’avez pas à vous plaindre. – Tout ce qui existe ici nous appartient nous en ferons ce que nous voudrons. – C’est la guerre. – etc. » Pauvres formules si souvent répétées sur divers tons, depuis le plus badin jusqu’au plus coléreux, que d’exactions et d’injustices furent commises en votre nom.

Dès le début de l’invasion, ces bons teutons se contentaient de se gaver eux et leurs chevaux et de faire d’amples provisions pour la route. C’était un véritable pillage, une bombance de tous les jours. Puis les Kommandanturs s’installèrent et si l’on gaspilla moins, la population civile n’y gagna rien. Jusqu’en 1915, la culture fut laissée à l’initiative de la population mais, la récolte était réquisitionnée, quelle qu’elle soit. Le civil ne possédait plus rien, tout était requis depuis les châtaignes du bois jusqu’aux pommes de terre du jardin. Pas le droit de toucher aux récoltes du jardin, encore moins à celles des champs. Œufs, poules, poulets, canards, oies, dindons, lapins, porcs, chèvres, veaux, vaches, chevaux, ânes, tout était la propriété du rapace. Amende et prison si vous mangez une poule, amende si vous vendez un œuf à une autre personne qu’à son altesse la Kommandantur, amende pour fausse déclaration d’animaux. Un jour un policier se présente chez un particulier et sans autre discours lui dit : « Monsieur, beaucoup de lapins. – Oui, ils sont déclarés. – Ah ! Je veux voir. » Le policemen part, se rend à la Kommandantur et constate que le particulier a bien déclaré dix lapins, mais lui en a compté vingt. Résultat : amende de quarante marks pour fausse déclaration. Notre bon particulier a eu beau expliquer que deux de ses lapins avaient mis bas et qu’il y avait dix lapins n’ayant pas un mois, sortant à peine du nid, rien à faire, vous avez vingt lapins, vous avez déclaré dix lapins, fausse déclaration, amende. C’est un fait entre des milliers. Liberté de travail réduite à néant, vous êtes enrôlé, vous avez une carte d’identité, vous êtes soumis à des appels hebdomadaires, vous devez travailler là où le juge le boche et non où sont vos intérêts. Etes-vous tailleur d’habits, qu’à cela ne tienne, vous irez tirer des pierres, vous casserez des cailloux. Vous êtes malade, vous cherchez un docteur. Un français, ils sont rares ; un boche, il vient, vous ausculte, vous fait un certificat vous exemptant de travail pendant quelques jours. Nouvelle amende ! Et pourquoi donc ? Avoir consulté un docteur sans l’autorisation de la Kommandantur. Avez-vous besoin de vous rendre dans un pays voisin pour un cas urgent (maladie grave d’un membre de la famille). Il faut un laissez-passer de la Kommandantur ou gare l’amende même la prison. Personne dans la rue après huit heures du soir. Pas de lumière apparente chez vous. Voulez-vous jardiner ? Vous avez un jardin, vous possédez de la terre à proximité de chez vous, vous allez les cultiver. Halte là. C’est défendu ce sol nous appartient. Vous aurez un carré de terrain à côté des autres, au jardin communal, dans la terre choisie par le chef de culture. La surveillance sera bien plus commode et puis ces messieurs pourront se rendre compte de ce que vous récoltez, cela leur permettra de vous pressurer un peu plus. Rien n’est oublié, tout y passe. Meubles, lits, literies, linge, tentures, objets d’art, etc. Et les chandeliers en cuivre, et les clichets de porte, et les gouttières en zinc, rien n’échappe à la rapacité de ces vandales, pas même les cuivres incrustés dans nos vieux meubles de chêne, ni les bronzes. Tout leur est utile, tout leur est bon. Si vous risquez la moindre observation, vous êtes foudroyé par un, « Ist Krieg », qui vous enlève toute idée de récriminer. Rien ne les apitoie, ni la vieillesse, ni la plus tendre enfance, ni la maladie. Ils laissent à penser qu’ils veulent l’extermination du Français, ils lui reconnaissent la bravoure mais ils ne lui pardonnent pas sa résistance.

f).- Si possible, prière de joindre quelque spécimens d’affiches apposées par les soins ou sur l’ordre de l’ennemi, ou quelque document authentique digne d’intérêt, (ces documents seront exposés et renvoyés par la suite à leurs possesseurs, s’ils les réclament).

Les documents de ce genre sont assez difficiles à se procurer. La population a dû évacuer en octobre 1917 et n’a emporté que l’indispensable abandonnant en enfouissant tous papiers dignes d’intérêt. Or dans un cas comme dans l’autre, ils furent perdus. Bien des cachettes furent bouleversées par les obus ou visitées et vidées par l’ennemi. Néanmoins, voici deux copies d’affiches apposées par ordre de l’autorité allemande.

16 février 1915. Ordre aux Communes.

1°) Toute provision de blé, d’avoine, d’orge, de pommes de terre, de foin et de paille, le bétail entier et tous les moutons et cochons seront considérés dorénavant comme saisis. Les propriétaires n’auront le droit d’en disposer qu’avec le consentement des Commandants allemands des communes qui ont reçu à ce sujet des ordres spéciaux. 

2°) Le Maire de la commune demandera au Commandant qu’on mette à sa disposition telles quantités de provisions saisies dont on voudrait se servir pour le ravitaillement de la commune. Le Commandant fera le calcul du besoin d’après les ordres reçus. Il donnera des certificats indiquant les objets à délivrer à la population et transmettra ces objets au Maire afin qu’ils soient partagés parmi les habitants. La Commune devra payer au Commandant le prix des objets livrés. Tant qu’elle n’aura pas les moyens le montant sera partagé parmi les communes appartenant au même canton. On s’adressera au Commandant pour demander les prix.

3°) La commune répond de ce que les habitants ne se serviront pas des provisions sans l’autorisation prescrite. Les provisions consommées sans cette autorisation seront déduites des quantités destinées à l’alimentation des habitants.

4°) Les communes devront délivrer les provisions de blé battre au dépôt militaire voisin. Un quart du prix leur sera payé comptant, le reste sera livré moyennant reçu. Il en sera de même des provisions d’avoine et d’orge disponibles. Les commandants auront le droit de demander que ces livraisons soient effectuées à une station voisine de la voie ferrée. Il n’est admissible, sous aucun prétexte, d’éloigner du bétail de la commune.

Le Général commandant en chef

A ce sujet, la quantité de pommes de terre allouée pour une personne était de trente-six kilos pour six mois !! Le reste en conséquence.

18 février 1915. Avis

Par ordre de M. le Général en chef la réglementation concernant les sauf-conduits est modifiée.

Aucun habitant du pays n’a le droit de quitter l’agglomération de sa commune, ni les dépendances, telles que hameaux ou maisons isolées, sans être muni d’un sauf-conduit délivré par l’autorité allemande.

Pour pouvoir cultiver les terres, on demandera, par le Maire, les sauf-conduits au Commandant de place qui les délivrera, lui-même, gratuitement et valables, chaque fois, pour la durée d’une semaine.

Pour pouvoir se rendre dans une commune située dans un rayon du corps d’armée, on doit avoir un sauf-conduit délivré par le Commandant de place, contre paiement d’une taxe de 0,M50. C’est trois jours à l’avance et en payant comptant qu’on doit faire la demande de sauf-conduit, par le Maire, au Commandant de place.

Pour plus amples renseignements, voir l’avis qui sera apposé demain près de la boîte aux lettres.

Il est rappelé aux habitants que l’orge, l’avoine, le blé et autres grains, les betteraves, les pommes de terre, le foin, la paille, le bétail, les moutons et porcs doivent être considérés comme saisis. Il n’est pas permis d’en disposer sans les mesures du Commandant de place.

Les mesures d’application feront l’objet d’instructions spéciales.

Ces ordres peuvent encore être classés parmi les plus doux. Il serait intéressant d’en posséder d’autres, notamment ceux relatifs aux militaires français ou alliés qui auraient pu se trouver cachés par la population ou réfugiés dans les bois, les carrières, etc. comme cela se produisit.

II.- Des rapports de l’Autorité ennemie avec la population scolaire

a).- Les établissements d’instruction (écoles, etc.) ont-ils été ouverts pendant toute la durée de l’occupation ? Ou momentanément fermés, ou ont-ils été fermés pendant toute la guerre ?

L’école mixte de Vorges n’a été ouverte et n’a fonctionné que par périodes de plus ou moins longue durée. Tant que la commune n’était occupée que par les troupes sédentaires, l’école fonctionnait, mais, aussitôt qu’il y avait un passage de troupes, l’école était envahie comme les autres maisons. Alors, tables et matériel d’enseignement prenaient incontinent le chemin du grenier pour une période égale à la durée du séjour des troupes. La colonne partie, tout reprenait sa place et le gentil babil des enfants venait remplacer l’horrible jargon du boche. C’était un véritable jeu de cache-cache entre les enfants et les soldats de Guillaume. Dans ces conditions, l’enseignement souffrit et nous avons à l’heure présente des enfants de onze et douze ans qui en savent beaucoup moins que leurs camarades de sept ans des régions non envahies.

b).- Quelles ont été les prescriptions particulières édictées par les Allemands à l’égard des

établissements d’instruction ? (Prière de joindre, si possible, des documents à l’appui)

Aucune à ma connaissance.

c).- Le commandant de place s’est-il immiscé dans les services d’enseignement ?

Non.

d).- des officiers délégués ou inspecteurs allemands ont-ils émis la prétention de contrôler

l’enseignement ? Ont-ils pénétré dans l’école ? Ont-ils interrogé les élèves ? Pouvez-vous citer, à cette occasion, des réponses d’élèves méritant d’être mentionnées ?

Non.

e).- Les élèves des établissements (écoles, etc.) ont-ils été contraints à quelques travaux manuels ?

Quelle a été l’attitude des élèves dans ces circonstances ?

En général, les enfants de l’école n’ont été soumis à aucun travail manuel proprement dit. Cependant, chaque année, à la saison des fleurs et à la saison des fruits, l’Instituteur recevait du Commandant de place l’ordre de guider, de surveiller les enfants pour cueillir les fleurs, sénés, bleuets, coquelicots ; ils devaient aussi cueillir les orties, ils étaient chargés de ramasser dans les bois, myrtilles, fraises, framboises, châtaignes, glands et faînes. Ce travail était exécuté tout à fait à contrecœur. S’il s’agissait de fleurs, on les effeuillait et on ne rapportait que les tiges ; pour les fruits comestibles, on commençait par manger les plus beaux, on rapportait les verdurons et les gâtés, on arrachait ou détériorait les plants ; pour les glands et les faînes, on en enterrait plus avec le pied qu’on n’en rapportait. C’était bien bon pour les boches, tel était le refrain de chaque instant.

f).- Quelle a été, en général, l’attitude des soldats à l’égard des enfants ? Quelle a été l’attitude des enfants en cette circonstance?

A de très rares exceptions près, l’attitude des soldats fut correcte vis-à-vis des enfants. Pas de mots grossiers, pas de gestes obscènes. Souvent même ils les emmenaient à leur « quartier » (logement) et leur distribuaient quelque friandise (bonbons, gâteaux, chocolat, quelquefois une tartine de beurre, de graisse ou de confiture). De leur côté, les enfants suivaient volontiers les soldats, ils ne se faisaient pas faute de leur demander, tabac ou cigares, cigarettes pour leur papa et leur grand-père, ou provisions quelconques. Quand ils avaient obtenu satisfaction ils se disaient entre eux, encore autant de retrouvé sur ce que les boches nous ont volé.

g).- Le séjour des troupes allemandes a-t-il influé en quelque mesure sur le parler local ? Quelques mots allemands, plus ou moins déformés, y ont-ils pénétré, et paraissent-ils devoir persister?

Le séjour des troupes allemandes n’a aucunement influé sur le parler local : Beaucoup des habitants comprenaient les soldats et se faisaient comprendre d’eux. Les enfants eux-mêmes y parvenaient. Néanmoins, aucune expression typique n’est restée dans le langage courant et si l’on en entend une par hasard, elle est dite sur le ton de la plaisanterie et presque toujours accompagnée de « Comme disait le boche ».

J.Demarly

Instituteur

Vorges. Aisne

Source : BDIC La Guerre dans le ressort de l’Académie de Lille. 1914-1920

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