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Monographie de Berzy-le-Sec

Thème : Communes | Catégorie : Monographies | Commune(s) : BERZY-LE-SEC


Monographie de la commune de Berzy le Sec

Géographie physique

Situation de la commune – Son étendue superficielle – Son territoire ; ses différentes divisions : hameaux, fermes, écarts, dépendances, lieux-dits.

Le chef lieu de la commune de Berzy le Sec est situé par 49° 20′ de latitude Nord et 59′ de longitude Est.

La commune a une étendue superficielle de 1 163,9660 hectares.

Les trois quarts du territoire sont des terres argileuses propres à la culture du blé.

La commune comprend les divisions suivantes :

Les noms successifs portés par la commune :

– Le chef-lieu Berzy-le-Sec, qui a donné son nom à la commune, a porté les différents noms suivants : Bersiacus en 877 ; Berzisus en 879 ; Berziacus en 893 ; Berzi en 1161 ; Berzicum en 1239 ; Bersy en 1363 ; Berzi en 1640 ; Berzy-le Secqau XVIIIè ;

– Le hameau de Chazelles porta les noms suivants qui ne différaient que par l’orthographe :

Chazelle en 1372 ; Chaselle en 1471 ; Chazelles en 1501 ;

– Le hameau de Léchelle s’appelait en 1501 Leschielles ; en 1531 Leschielle ;

– Celui de Visigneux : Visengnueil en 1272 ; Visenuelz en 1297 ; Visigneul, Visegnieuau XIVè ; Visinieux en 1632 ; Visignieux en 1540 ; Visignieulx en 1550.

Relief du sol

Le territoire de Berzy-le-Sec comprend en majeure partie un plateau de 80 mètres environ d’élévation au dessus des vallées qui l’entourent et 140 mètres au dessus du niveau de la mer. Les points culminants serait la Butte Bacca (?) au Nord : 143 mètres.

Ce plateau est fortement échancré par le vallon de Chazelles. Il termine à l’Est la plaine de Chaudun. Il est relié au Sud au plateau de Vierzy et Charentigny par un chaînon de 500 mètres environ de longueur qui forme la ligne de séparation du bassin de la Marne et de l’Aisne. C’est cette partie que traverse par un tunnel le chemin de fer de Soissons à Paris ; des travaux y avaient été commencés autrefois pour un canal souterrain.

Au-dessus passe la route vicinale, N°51 d’ Hartennes à Coeuvres.

Le plateau appartient donc aux terrains élevés, situés entre l’Aisnes et les vallées de la Crise et de la Savière, et dont les contours seraient marqués par les villages de Vierzy, Berzy, Courmelles, Ploisy, Vauxbuin, Mercin, Saconin, Breuil et Missy-aux-Bois.

Le village de Berzy occupe la partie la plus orientale de ce plateau ; il est bâti, non sur la crête, mais comme en écharpe aux trois quarts de la hauteur, et regardant le soleil levant.

Météorologie

Au point de vue météorologique, la Commune appartient au climat séquanien : température sujette à des variations assez brusques

– vents dominants : nord, ouest et nord-ouest

– ouragans fréquents et redoutables à l’automne et au printemps – Chef lieu de la commune presque à l’abri des brouillards qui sont communs dans la vallée, surtout en automne.

Pluies assez fréquentes – Les orages s’abattent rarement sur le chef lieu.

Géologie

Rien de particulier. La constitution géologique du sol est celle des collines soissonnaises.

Hydrographie

Un ruisseau prend naissance dans le vallon de Chazelles ; un autre sort de la vallée de Léchelle, se grossit du premier, passe sous la voie ferrée, près de la fonderie, s’augmente encore des eaux du vallon de Charentigny, dépendance de Villemontoire, passe à Visigneux où il faisait autrefois tourner un moulin, et de là sous le nom de rû d’Aconin, et suivant la direction du nord-est, il va se jeter dans la Crise, près de la sucrerie de Noyant, après avoir alimenté l’étang et le moulin d’Aconin, dépendance de Noyant.

Le cours d’eau le plus considérable du territoire est la Crise dont la source est à Launoy ; cette petite rivière traverse la vallée de Berzy du sud au nord en y faisant tourner le moulin assez important de Berzy. En aval de ce moulin, la Crise reçoit un ruisseau qui draine les eaux de la vallée située au midi de Berzy.

La profondeur moyenne des puits à Berzy (chef lieu) est de 15 mètres. L’eau ne tarit jamais. Une source alimente la partie inférieure du village et forme l’Abreuvoir communal.

Marais

Il n’existe pas de marais dans la Commune, seulement quelques prés humides le long des cours d’eau cités plus haut.

Bois et forêts

Il n’y a pas de forêts, mais quelques bois éparpillés sur le versant du plateau et dans les vallées, en formant une superficie de 50 hectares environ.

Essences principales : chêne, charme, hêtre, orme, frêne, peuplier, aune, coudrier, saule, robinier.

Faune communale

Les animaux domestiques sont ceux qu’on rencontre dans toute la France : chevaux, boeufs, ânes, mulets, vaches, porcs, chèvres, lapins, moutons,chiens, chats, cochons d’Inde, poules, dindons,canards, oies, pigeons.

Parmi les animaux sauvages on trouve : renards, blaireaux, lapins, lièvres, écureuils, putois, belettes, fouines, rats, souris, campagnols, musaraignes ;

Parmi les oiseaux : pinsons, fauvettes, linottes, bouvreuils, chardonnerets, pies, corbeaux, verdières, rouge-gorges, rossignols, roitelets, mésanges, pies-verts, moineaux, hirondelles, merles, grives, bergeronnettes, loriots, sansonnettes, pigeons ramiers, tourterelles, geais, alouettes, perdrix, cailles, chouettes, chats-huants, canards, poules d’eau.

Flore communale

La flore communale n’a rien de particulier.

Population

La population est de 481 habitants ; elle augmente très peu à cause du manque d’industrie.

Cette population se répartit ainsi, d’après le recensement de 1886 :

Berzy (chef lieu)             227

Moulin de Berzy              5

Station                          18

Vignolles                         2

Chazelles                        73

Léchelle                          128

La Guinguette                 2

Roche                             8

La fonderie                     6

Visigneux                        12

Nombre des mariages, naissances, décès dans les dernières années

La moyenne des mariages dans les dix dernières années est de 4 par an ;

celui des naissances de 15 ; et celui des décès de 13.

Habitants

Les habitants sont de moyenne taille, assez durs à la fatigue à cause de la situation même du village perché au bord d’un plateau qu’il faut gravir fréquemment.

Leur nourriture consiste en pain de froment, lait de vache ou de chèvre, légumes, oeufs, fruits, viande surtout celle de porc et de cheval ; – leur boisson est le vin, principalement de raisons secs, le cidre et la bière.

On remarque rarement des cas de longévité extraordinaire.

Cependant une femme est dans sa centième année et jouit d’une magnifique santé.

D’une nature peu expansive, aimant trop le chez soi, les habitants du chef lieu aiment modérément le jeu ; les hameaux de Léchelle et Chazelles sont plus vivants. Les jeux ordinaires sont les cartes et le billard.

Il existe une société de tir à la carabine, mais peu animée.

Le langage des habitants est assez correct ; l’instruction est en progrès, cependant beaucoup de grandes personnes ne savent ni lire ni écrire.

Géographie historique

Evènements remarquables dont la commune a été le théâtre

1617, ruine des maisons de Léchelle et de Chazelles qui ont été brûlées par les soldats tenant le siège de Soissons

Eglise

Le chef lieu de la commune possède une église placée sous le vocable de S. Quentin dont la fête est célébrée le 31 octobre (mais la fête communale n’a lieu que le 4ème dimanche après Pâques).

Cette église date du XIIème siècle ; elle est classée depuis le 12 juillet 1886, parmi les monuments historiques.

Elle est parfaitement orientée, le choeur vers le levant.

Sa longueur intérieure est de 25 mètres. Sa tour carrée de 25 mètres de hauteur et son absise sont remarquables. Son style est un mélange de roman et de gothique. Ses chapiteaux, surtout ceux du choeur, sont curieux par les personnages et les animaux fantastiques qui les ornent. Ses tableaux n’ont aucune valeur artistique : le plus remarquable est une Pentecôte. Le mobilier, les vitraux et les lambris sont tous ordinaires.

Ancien chapitre de Berzy

On voit au choeur les stalles de l’ancien chapitre de Berzy

En effet, jusqu’à l’époque de la Révolution, l’église était desservie par un collège de six chanoines dont le premier était curé et doyen de Berzy.

Ce chapitre avait été fondé en 1524 par messire Nicolas de Louvain, Seigneur de Berzy qui en régla les charges et avantages.

L’extrait suivant montre l’ignorance profonde des chanoines nommés à ces fonctions :

“Les chanoines mineurs ne se mestant en peine que de dormir dans leurs lietdurant le plus que nous sommes a leglise le matin et perdre l’office divin le jour de la pentecoste pour chercher  des nieds doyseaux et le jour de Noël pour aller toutte nuiet tiror aux canards joüer aux cartes sans cesse et y inciter les autres et estre la risée du peuple pour ne savoir lire que leçon (des matines) qui est qualité de relevant de quatrième voila leurs véritable caracthere particulièrement de François le Vasseur ………….

Augustin Morant schachant mieux lire et estant un peu plus assidus (à l’office et plus excusable) ce que je dis est connu de tout le publique.”

Anciennes coutumes et cérémonies

Berzy a conservé jusqu’à la Révolution plusieurs coutumes populaires assez curieuses : chaque année le 8 novembre on y ouvrait un concours de grimaces ; un prix était décerné à qui faisait la plus laide (?)

Le jour de la fête de S. Quentin le curé mettait aux enchères la première contre-danse ; le montant de l’adjudication était acquis à la chapelle de la Vierge (?)

La nuit de Noël les bergers du village et des environs se réunissaient en l’église de Berzy et offraient un agneau mâle et sans tâche. Cette cérémonie se faisait encore il y a 40 ans.

Cloches

Jusqu’en 1793, l’église possédait trois cloches : deux ont été descendues et conduites à Soissons en octobre de cette année.

On conserva la plus grosse qui datait de 1640 ; elle portait cette inscription “

+ Crespine suis nommée par Pierre Lévesque, prête chanoine de l’église cathédrale de Soissons et curé de Berzi.

+ et Crespine Fairy vefve de feu Jehan Aubry vivant lieutenant en la justies de Berzi parin et marine 1640.

+ M. Maurice Levesque ….. chanoine de Berzi Salomon Dorlant et Nicolas Cholletmerguillier Louis Levesque.

+ Lieutenant François Herpon procureur doffis Michel Herbelot greffier Michel Singobin laboureur Jean Herman.”

Cette cloche a été refondue en 1878.

Le dernier curé doyen de Berzy est mort en 1828 à l’âge de 94 ans ; mais il n’exerçait plus depuis longtemps.

Chapelles isolées

Il existait aussi à Chazelles une chapelle dédiée à N. D. et  “si ancienne qu’on ne sait point le temps où elle a été bâtie.” Une bulle du pape Alexandre VI la dote de privilèges spéciaux. Elle était desservie par le curé de Berzy. Sa cloche cassée en 1617 par les soldats qui faisaient le siège de Soissons, refondue en 1621, puis cassée de nouveau dans notre siècle, a été échangée pour celle qui aujourd’hui sonne les demies à l’horloge de Berzy.

Cette chapelle n’a été démolie que vers 1840.

Fête de Chazelles

Autrefois ” le jour de la Nativité de la Vierge qui est la fête du village (de Chazelles) on publiait dans l’église après vespres trois branles à danser pour les amoureux à tant de livres de cire pour l’entretien du luminaire de l’église. Chacun était reçu à son enchère et à chaque enchère le curé et le choeur chantaient sur le ton des vespres du S. Sacrement le verset : deposuit potentes de sede, et les amoureux s’imaginaient que leurs amours ne réussiraient pas s’ils n’avaient enchéri et si l’on n’avait pas chanté pour eux.”

En 1747 “cette superstition ne se fait plus,” mais la fête a toujours lieu, magnifique jusque dans ces derniers temps, dit-on, à cause de la foule énorme qui y accourait des villages environnants ; cependant depuis cinquante ans le zèle s’est peu à peu refroidi, et aujourd’hui cette fête est réduite à une simple fête d’auberge.

Ancien château

Berzy conserve les restes d’un ancien château-fort, occupé en 1524 par les sires de Louvain, au XVIIIème siècle par le duc d’Estrées et de Berzy et à l’époque de la Révolution par la princesse de Chimay.

Ce château avait la forme d’un quadrilatère avec grande cour intérieure. Ses dimensions sont 40 et 70 mètres. La hauteur des murs est de 15 mètres environ.

Il était entouré d’un grand fossé bien dessiné encore aujourd’hui. Sa porte fortifiée de deux tourelles avec machicoulis, était défendue par une herse et un pont-levis. Le donjon la surmontait.

La chapelle était située à droite de la porte.

Un pont semble avoir relié le château au clocher de l’église qui en est distante d’une dizaine de mètres.

De ce château il reste encore les murs d’enceinte, la porte flanquée de deux tourelles et surmontée des restes du donjon, la chapelle et des salles aménagées pour la demeure d’un cultivateur. En effet ce château a été converti en ferme.

Documents historiques

– 1747 – Mémoire sur la fondation du chapitre de l’église collégiale de S. Quentin de Berzy,

– 1601 – Différents baux faits par les sieurs Curés et marguilliers de Berzy et de Chazelles, à Gilles Grandin, couvreur en chaume, demeurant audit Chazellesn

– 1683 – Inventaires des titres et pièces, contrats, sentences, réobligations, baux à vu et à loyer, transactions de biens de l’église et fabrique de la paroisse de S. Quentin de Berzy (43 actes de 1609 à 1683).

– 1616, 25 octobre – Bail à vu par M. M. les Curé, Vicaire et marguillier de la chapelle de Chazelles, à Robert Valois, tisserand à Chazelles, d’une maison et héritages situés à Charentigny,

– 1691 – Etat présent de ce que le chapitre de Berzy doit à divers particuliers,

– 1697 – 1699 – Procès entre Augustin Henneron, curé de Berzy et les religieux de S. Médard de Soissons,

– 1709 – Expédition de la déclaration des biens du domaine de l’église et fabrique de S. Quentin de Berzy,

– 1783- Règlement relatifs aux honoraires dus aux chanoines de Berzy,

– 1747 – Lettre de Louis XV à ses baillis, conseillers, sénéchaux leur ordonnant de rejeter tous procès intenté à Villeroi, tant que celui-ci serait à son service,

– 1747 – Mémoire de M. Minouflet contre les prétentions de M. Pourcelle, curé de Septmonts; sur la chapelle de Chazelles,

– 1747- Procès entre M. Gilles, Nicolas Minouflet, prête de la paroisse de Berzy, et Nicolas Delamarre, maître mégissier, demeurant à Soissons,

– 1748 – Etat de fondations d’obits, services et messes fondés dans l’église collégiale et paroissiale de S. Quentin de Berzy, diocèse de Soissons, dressés par ordre de Monseigneur l’évêque de Soissons, le 24 mars 1748,

– 1749 – Procès entre M. Gilles – Nicolas Minouflet, prête et curé de la paroisse de Berzy et Joseph Dosseau, escuyer et garde du roi. Autre procès entre M. Jacques Quinquet le Jeune, procureur de M. Minouflet, et Me Vincent Becqueret, procureur de Joseph Dosseau,

– 1749 – Expédition de la requête présentée à Monseigneur l’évêque de Soissons – procès verbal, information et décret pour la maison donnée au curé par Henneron,

– 1750 – Enquête faite par le curé de Rozières, ayant pour objet un legs fait à la cure de Berzy,

– 1764 – Décret pour la réunion de la chapelle S. Nicolas, fondée en l’église de Berzy dont les biens sont situés sur la terroir de Pargny, laquelle réunion a eu lieu depuis la mort de M. Tiercelin, dernier titulaire, en faveur des boursiers du Collège de Soissons, réunis maintenant au séminaire,

– 1767 – Bail de neuf années entre Nicolas Minouflet, curé, doyen de Berzy-le-Secet Jean Baptiste Lefébure laboureur demeurant audit Berzy,

– 1770 – Réunion d’une assemblée à l’effet de s’assurer des réparations à faire à l’église,

– 1777 – Procès entre M. Augustin Mosnier, curé de Berzy, contre Nicolas Bruyant, manouvrier demeurant à Charentigny,

– 1780 – Bail de neuf années par Me Eloi Ruelle, prête, curé de Courmelles à Hyppolite LeGuery, laboureur à Léchelle,

– 1789 – Réunion chargée d’examiner les travaux à faire dans l’église de Berzy,

– 1790 – Délibération concernant des réparations à faire en 1790.

Plan détaillé des Biens et héritages appartenant à l’Eglise et à la confrérie de Saint Quentin de Berzy ; de ceux componsants le Domaine de la Cure dudit Berzy et de la Chapelle de Chazelle ; et des propriétés du chapitre de Berzy, situées, tant sur ce terroir que sur celui de Visigneux. Ce plan est relevé sur la Carte générale de la Seigneurie, levée pour la Rénovation du Terroir en 1784.

Ecoles

Les écoles de Berzy-le-Sec et Léchelle sont laïques ; elles comptent 60 élèves des deux sexes de 6 à 13 ans, savoir 41 pour Berzy et 19 pour Léchelle (liste nominative de  1887). Jusqu’en 1877, il n’existait qu’une école à Berzy pour toute la Commune.

Voici la série des maîtres qui se sont succédé depuis 1666 :

6 janvier 1666                Sébastien Harmant, clercq de Berzy

4 mars 1692                    Jacques Hicbacq, maistre Descolle et greffier de la justice de Berzy

1730                              Joseph Hicbacq, maistre d’école et clerc laic, son fils

1770                              Pierre Hicbacq, fils du précédent, clerc et maître d’école

1779                              Louis Charles Croisette, clerc et maître d’école

1792                              Louis Charles Croisette, officier public et recteur des écoles

1794                              Louis Charles Croisette, instituteur (ne pouvant cumuler les fonctions)

1821                              Pierre Fournet, instituteur et clerc laïc

1816                              Charles François Blondeau, instituteur et clerc laïc

1825                              Louis Augustin Leduc, instituteur et clerc laïc

1830                              Jean Baptiste Napoléon Gilbert, instituteur et clerc laïc

1852                              Marie-Honoré-Frédéric Evrard

1853                              Pierre-François Nanteuil

1858                              François-Honoré Poulette

1863                              Jean Marie Basselier

1870                              Eugène Philmon Fruchart

Nous n’avons trouvé jusqu’à 1807 aucun renseignement officiel sur les fondations, legs ou ressources relatives à l’enseignement primaire, sur les livres employés, le régime intérieur.

A l’époque de la Révolution la classe se faisait dans un bâtiment quelconque appartenant à l’instituteur ou loué par lui-même, ici dans un cellier, là dans une grange, plus tard dans la sacristie, quand le logement manquait sans doute.

En 1691 “le clerc de la paroisse, chantre du chapitre, a reçu pour son traitement douze esseins de bled metillion, un essein en plus à cause de lordure tout il estaitrempli :”

Le premier traité passé entre l’Instituteur et la Commune et dont les archives font mention est du 15 octobre 1807.

Il y est dit que son traitement constituera en « la quantité d’un pichet de bled méteil par feu excepté que les ménages de veuves ne seront tenus qu’à un demypichet, mais que chaque charrue des communes de Berzy et Ploisy serait astreinte a fournir également un pichet de blé méteil et chaque meunier desdittes communes un essein des mêmes ; »

Plus une livre tournois par feu pour “charge de clergé” et frais du loyer de sa maison montant à soixante douze livres ; plus “pour frais d’écolage savoir vingt cinq centimes pour les écolliers à l’alphabeth, cinquante centimes pour ceux qui epelent et commencent à lire et soixante centimes pour les Ecrivains et calculateurs et ce par chaque mois” pour remplir les charges suivantes :

« 1° il sonnera Langelus tous les jours au matin à midi et au soir à l’exception du samedy, dimanche, veille et jour de fêtes laquelle doit être donnée par les sonneurs,

2° il assistera M. le desservant dans toutes les fonctions qu’il aura à remplir, même il chantera en son absence les vêpres tout les dimanches et fêtes,

3° il portera indistinctement chez tous les habitants la nouvelle eau bénite qui sera faite les veilles de Paques et de la Pentecote,

4° il tiendra les écoles depuis la Toussaint jusqu’au mois de juillet, tous les jours excepté les jours de congés, depuis huit heures jusqu’à onze heures. »

Géographie économique

Etat des terres

Les progrès de l’agriculture ont supprimé la jachère. Cependant, il faut le dire, quelques cultivateurs trop routiniers usent encore de ce procédé – L’assolement est triennal ordinairement. L’engrais le plus employé est le fumier de ferme. Une large part commence à être faite aux engrais chimiques

– Les principaux instruments aratoires sont la charrue braban, le scarificateur, la herse simple et articulée, le rouleau ordinaire et Crosskill, le semoir mécanique, la faucheuse, la faneuse, la moissonneuse.

On cultive toutes les céréales principalement le Blé ; on fait très peu de maïs et de sarrasin.

Prairies

Il y a peu de prairies naturelles, mais beaucoup de prairies artificielles (200 ha). Il n’existe pas de vaines pâtures, ni de pâturages.

Etangs

On ne voit sur le territoire qu’un étang peu entretenu.

Arbres fruitiers et vigne

On ne compte plus qu’un hectare et demi de vignes, au chef lieu de la commune sur les coteaux au midi et au levant ; mais depuis une quinzaine d’années le raisin mûrit rarement. Chaque année on voit les propriétaires arracher quelques parcelles de vigne.

Les autres arbres fruitiers sont le poirier, le pommier, le pêcher commun, le cerisier, mais en petite quantité.

Houblon et betterave

Le houblon n’est pas cultivé, mais la betterave l’est en grand (200 hectares environ).

Cultures de toute espèce

Les dernières statistiques comptent 250 ha de blé, 50 de seigle, 8 d’orge, 15 de méteil, 200 d’avoine, 5 de pommes de terre.

Les biens communaux

Ces biens (terres et prés) ont une superficie de 4ha 4474.

Animaux

Le recensement de 1887 a donné 51 chevaux, 1 mulet, 12 ânes, 1300 moutons mérinos, 42 boeufs, 84 vaches, taureaux ou veaux ; 30 porcs, 35 chèvres, 50 ruches d’abeilles.

Les insectes les plus nuisibles sont les hannetons par leurs larves.

Chasse et pêche

La chasse est peu productive, la pêche encore moins – La chasse et la pêche sontsoumises aux conditions générales s’étendant au département.

Carrières, mines et minières

Il n’existe dans la commune trois carrières de pierre tendre, peu exploitées.

Observation – Les documents indiqués plus haut ont été trouvés, il y a quelques années chez un ancien maire du village ; d’autres plus nombreux et peut être plus importants ont été brûlés par ignorance.

Un incendie de 1610 avait déjà d’ailleurs détruit les archives de la paroisse.

Berzy le Sec, le 2 ami 1888

L’Instituteur