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Monographie de Bernot

Thème : Communes | Catégorie : Monographies | Commune(s) : BERNOT


COMMUNE DE BERNOT

Géographie physique

1- situation astronomique de la commune

L’école primaire publique des garçons située au centre du village se trouve à

1° 9’40’’ de longitude Est

49° 55’20’’ de latitude Nord

Le point le plus méridional du terrain est de 1° 9’ 25’’ de longitude Est

Et à 49° 54’ 30’’ de latitude Nord

Le point le plus septentrional est de 1°10’40’’ de longitude Est

49°57’30’’ latitude Nord

Le point le plus oriental est de 1° 10’ 55’’ longitude Est

49° 55’10’’ latitude Nord

Le point le plus occidental est de 1° 6’ 40’ longitude Est

49° 55’ 20’’ latitude Nord

L’étendue superficielle est de 18 601,53 en 1827 18601,53

Revenus : Maisons 290 ………. 3081 en 1827

Moulins 3 (2 à eau 1 à vent) 427 en 1827 3506,00

Revenu total du territoire 22107,53

L’augmentation des revenus des propriétés bâties de 1827 à 1888 est de 1940.95

Les propriétés non bâties occupent en 1888 une contenance de 16 204 01. 38

d’un revenu de 18 562. 48

Le revenu des propriétés bâties est de 5 431. 45

Total : 23 997. 93

En 1886, 365 maisons imposées, 3 forges, 4 ateliers, 1 brasserie et 1 moulin à eau.

Bernot est à 11 Kms de Guise, 34 de Vervins, 50 de Laon

Bernot est un village de l’ancienne Thiérache autrefois de la généralité de Soissons, des bailliages, élections et diocèse de Laon et aujourd’hui du canton de Guise, arrondissement de Vervins diocèse de Soissons, cour d’appel d’Amiens, académie de Douai, 2ème région militaire (subdivision de Saint-Quentin), bureau de poste de 4ème classe, avec bureau téléphonique depuis 1887.

Le canal de la Sambre à l’Oise.

Bornes

Bernot touchait au Vermandois par Fontaine Notre Dame, Fieulaine, Montigny Carotte, et Hauteville. (suivant Melleville cette dernière commune nous parait avoir été portée par nous comme faisant partie du Vermandois ; elle serait en effet enclavée dans la Thiérache ; il nous parait plus logique de placer la commune de Bernot dans le Vermandois puisqu’elle était ailleurs et qu’elle a été achetée au 11ème siècle par Otton comte de Vermandois, et Ermangarde sa mère. –voir Melleville – d’ailleurs le chemin de Saint Quentin à Vadancourt dénommé chemin Thiérache semble indiquer le chemin qui conduisait à la Thiérache et non pas le chemin dans la thiérache.

Bernot est limité au Nord par Montigny Carotte, au Nord Est par Noyal et Hauteville, à l’Est par Hauteville, au Sud par le Mont Saint Origny, et Origny Sainte Benoîte, à l’Ouest par Neuvilette, Fontaine, et au Nord Ouest par Fieulaine.

Son terroir 

Le terroir est formé en grande partie de terres légères, calcaires sauf dans la vallée de l’Oise ; les terres cultivées sont sablo limoneuses, et argilo limoneuses, et dans les trois vallons parallèles à cette vallée, où les terres sont généralement calcairo-argileuses, ainsi que sur les deux plateaux du Sart et de l’Epine, ou la Courbe ; deux éminences, le bois de Prémont, le bois des trois eaux sont argilo sableuses ; les Diones, le guet de la haute barre, sont calcairo-argileux ; le reste du terroir est argilo-calcaire ou sablo calcaire ; les terres calcaires dominantes donnent et rendent le sol friable, léger ; la surface est presque toujours meuble  comme après la pluie mais se ressuyant rapidement ; le terrain est très accidenté ce qui rend les travaux de la culture plus longs et plus pénibles ; d’un autre côté, l’étendue du terroir fait qu’il n’est encore desservi sur plusieurs points que par des chemins ruraux, qu’il y aurait grand avantage à entretenir ou à transformer en chemins vicinaux ordinaires ; Bernot pourrait ainsi être mis en relations faciles avec Aisonville par l’ancien chemin (suivi par Jules César) de Bernot à Bernoville, et par le chemin dit du guet ; l’agriculture serait la première à profiter de ces constructions nouvelles.

Différentes divisions, hameaux, fermes

Il n’y a qu’une seule ferme isolée celle du Pomainet actuellement dénommée ferme du clos Clere de Nicolas LECLERE nom de son fondateur au commencement de ce siècle ; elle est située à l’intersection du chemin rural de Thiérache (de St Quentin à Vadancourt et de celui de Fieulaine à Neuvilette.

1 La hutte d’eau (prononcer la huette d’eau) à la rencontre et entres les chemins de Bernot à Montigny, de Bernot à Fieulaine et du chemin de Thiérache. Il n’y a plus là de maison, celle qui s’y trouvait au Nord Est de la rivière calcaire actuelle a été démolie en 1878 ; une autre maisonnette se trouve près de là à 300 mètres au Nord Est ; c’est à la hutte d’eau que se réunissent les eaux pluviales des deux vallons d’où son nom ;

2 L’écluse sur le canal de la Sambre à l’Oise, à 500 m du village au Sud, au milieu de la prairie communale.

3 La maison bagneux, à la limite du terroir et à gauche du chemin de moyenne communication de Bernot à Hauteville.

4 L’épinette sur le même chemin et à droite, rappelle les seigneurs de l’Epinette ; c’est au lieu-dit les cailloux porté sur le plan cadastral une maison y a été établie en 1878 entre le chemin et la dérivation de l’Oise.

5 Le port, maison isolée près le canal débarcadère pour le charbon.

6 Le moulin à loques, ainsi dénommé à cause de sa primitive destination, papeterie qui n’a jamais été réalisée ; les appareils moteurs, roues, transmissions, etc ont été incendiés en 1872 ; le moulin a été réédifié depuis sauf le logement.

Dépendances, lieu dit

Section A : le bois du Prémont, vulgairement hutte aux grès point culminant du terroir ; (148 m environ lieu défriché, on y trouve nombre de silex taillés)

Les vignes pente crayeuse au dessous du bois de Prémont où la vigne pouvait être cultivée et ou elle naissait sans doute à l’époque ou le bois du Prémont couronnait la hauteur et dominait les vignes et la vallée de l’étoile l’allée de Bernot, le chemin de Montigny.

Les riez de Cumont, les riez de la Haute Selve (sur cette dernière, partie a été aussi boisée autrefois).

Au quart d’Ecu, les longues royes, (roues sillons de charrue).

La pierre à Capron, ou gros grès de la pierre à Capron, près de là se trouvaient en effet deux énormes grès de deux mètres de long, 1 m 50 et 1 m de large, et d’une épaisseur de 0.75 ; auraient-ils servis de modestes monuments druidiques dans cette partie du terroir autrefois boisée ? Il ne nous est pas permis de l’affirmer ; cependant ces grès ondulés affectaient la forme humaine couchée dépourvue de tête ; aux environs nous avons trouvé nombre de silex taillés et polis (hachettes, couteaux, racloirs et même des polissoirs) .

Section B bois des trois eaux, trois vallons y aboutissent et y avaient leurs eaux dans trois directions d’où 3 eaux ; vallée des morderies, des meurtris suivant la tradition profonde vallée ou plutôt ravin ou un, parti a pu en suivant l’ancien chemin de Bernot à Bernoville être attaqué, détruit, meurtri, mourdri.

Le culot gobin, les rincettes, mouché champs, (matin buchant) ou mauvais champ, terrain très argileux, très gras, donnant du mal (mau) en le travaillant ; l’épine , le parfondeval, (vallon très creux), la courbe (chemins et pentes courbes), larris (pente) de la vallée des renlieux ; grande borne, là ou se trouvait autrefois une haute borne aujourd’hui disparue ; nous avons trouvé tout près une meule, (pierre à grains de sel) ou polissoire à silex, ainsi que nombre de fragment de silex ; le guet, point élevé près de la fossette, enfoncement creusé à dessein évidemment pour abriter le campement du guet d’où l’on pouvait correspondre par signaux avec les hauteurs et guets des pays voisins ; Croix, Verly, Neuvillette, Marcy, Montigny, l’arbre de Saint etc. ; le cimetière de Bernot ne serait simplement que l’endroit où à défaut d’abattoirs on allait enfouir les animaux morts ; cependant plus bas au champ palfosse, où l’on va par (pal fosses) les fosses nous avons trouvé une anse de vase en argile mélangé de petits graviers granitiques tamises qui rappelle l’époque romaine ; cette anse a 6 cm de diamètre, et tant par sa forme des anses des urnes funéraires ou des amphores.

Les fosses indiquées au plan cadastral anciennes fosses carrières aujourd’hui recouvertes d’un peu de terre végétale elles sont maintenant bâties et cultivées. On a retrouvé quantité de débris de vases antiques, de monnaies ; elles sont dominées par une butte, un manchon large d’environ 200 m et d’environ même longueur sur un côté et 210 m de l’autre ; c’est sur cette butte que se trouvent l’église et le cimetière actuels ; d’antiques débris de vases, une épée, de l’époque mérovingienne ou romaine, une tête de lance, un couteau et une boucle de ceinturon, des boutons en cuivre, plats, le (tout) sur un lit d’argile recouvert de cendres semble indiquer une sépulture romaine ou gauloise et que probablement cet emplacement surélevé a servi autrefois de cimetière ; ce lieu rappelle un peu d’ailleurs tant par sa forme que par sa terre noire, surtout aux alentours du cimetière, dans les propriétés voisines, sans avoir fourni autant de vestiges , l’antique cimetière mérovingien de Verly.

Clos Lambert … Les Cailloux ….. C’est là l’endroit appelé les Epinettes – pré à guet (ou du guet ou pour le guet) ; les Pessis ou l’on menait paître les bestiaux ; clos des Rotours du nom d’un ancien noble du pays, dont quelques membres de la famille (du sexe féminin) existent encore et habitent la commune ; Les Saulzy ; Biart ; Litounot ; Les marais peu étendus et en bonne voie d’assèchement ;

Section C

Vallée de la croix, chemin croisé de la section précédent B ; à la prûvoté (prévôté) vallielle (petite vallée) au guet déjà expliqué ; au Veau Moret ; aux tilleuls ; (près de la ou se trouvait autrefois un abreuvoir aujourd’hui comblé) ; creusant le ruisseau du chemin à droite on a un joug trouvé parait-il, un cavalier armé à l’antique, et beaucoup d’armes ;

Le chemin du sergent – en quartier – le champ de bataille (de la 5ème D) rappellent dit-on le passage et le séjour des troupes aux avant dernières invasions ; le dernier terme rappelle plutôt selon nous le souvenir d’un engagement d’une bataille inconnue ; nous avons exhumé quelques pièces de monnaie aux environs, mais cependant pas d’arme sauf une hachette en silex (forme coin) ; Lerbéras, vallon très creux entre deux contreforts ; l’herbe est écrasée par les eaux ; le veau renard (val du renard ) ; le beau roi (Henri IV) ; le roussillon (terre rousse) ; les dionnes (montagne du dionne , du diable ) il y avait autrefois un moulin à vent ; la maladrerie, terre dépendant sans doute d’une maladrerie, à moins qu’une des maisons du village à Monsieur WANAIGUE JUMEAUX (avec souterrain qu’on ose ou ne veut laisser visiter) avec murailles épaisses de plus d’un mètre en ait tenu lieu ; cependant des traces de larges et belles ouvertures laissent plutôt supposer qu’elles auraient servi sinon d’église au moins de chapelle peut être fortifiée ; on prétend qu’elle avait quelques étages et qu’elle était surmontée d’une statue ? Nous pensons plutôt que les terres de la maladrerie sur Bernot dépendaient de la maladrerie d’Origny Sainte Benoîte dont l’hôpital a transmit les biens à l’hôtel dieu de Crécy qui possédait quelques hectares sur Bernot ; Garbadas, vallon ou l’on ne peut prendre les gerbes qu’à dos ; Bas Elande ou Basse Zélande partie du village qui était peut être en landes basses ? Les îlots, terrain bâti actuellement autrefois coupé en îlots par des fossés ; la pâture communale ou la vaine pâture existe de temps immémorial ; près de Meilice le revenu en aurait été affecté aux anciens soldats de la Meilice près de Dîme. Pessy de Dîme rappelle bien leur destination pour le clergé.- Craplaine (situé dans la vallée)

Section D

Vallée de Pomonée (pomiers pomins ) il y a là des pommiers ; riez des pisselets ; vallée au puits il y a là en effet un puits , dont on ne connait ni l’origine ni l’usage ; une très large borne en grès se trouve aussi à peu de distance. Les Craizis._ Comble de Corriaux.- Les Tamiseaux. Grands et petits marlis, lieux à marne ou marle.- Les Boullaires. Les Pots Corlieux ou pots carriaux, terre à pots et carreaux, où l’on a déjà trouvé des pots et des carreaux.- Petit Sart et grand Sart (bois).- Le poteau près le champ de bataille entre ce champ et la maladrerie à l’intersection des deux chemins aussi, d’où sans doute son nom ; grande écaillère, écaillère suivant les uns (nous avons trouvé tout près des grands fragments écaillés d’huîtres antédiluviennes) ou grande vallée suivant d’autres ? montagne de Neuvillette champ de bataille déjà expliqué.- Jardin de Vaux.- Haut du vent.- Les jardinets, petits jardins ; Gozières osizo ? Royart du roi (on prétend que Henri IV avait possédé le moulin du village et qu’un déversoir inférieur aurait été établi plus tard alors d’où le nom) ; pré Margot ?

Rue du Potier, où un potier du être établi car des fragments de vases trouvés dans le village et en grand nombre semble-t-il atteste un centre de fabrication assez distingué.

La Galata, place ou les logements ont pu ressembler à des galetas à moins que Michard seigneur de Bernot que Melleville porte comme étant parti pour la croisade en 1198 ? ait porté ou rapporté ce nom en partant ou revenant en souvenir plutôt du faubourg de Constantinople encore habité par des français ainsi que Péra.

Indiquez les noms successifs qu’aurait porté la commune

Bresnoth en 1130, Bernotus en 1145, (Melleville) d’après un manuscrit de l’ancienne abbaye de Bohéries ? Bernot signifierai village des Berneux ou des Berneuses, des Railleurs. En effet le caractère des habitants de Bernot est toujours la plaisanterie sinon la moquerie.

Le village est bâti au pied et sur la pente de la colline des Dionnes d’une altitude moyenne de 130 mètres ; c’est une ramification des collines de Picardie sans toutefois limiter ou séparer directement les bassins de l’Oise (Seine) et de la Somme ; le bassin de l’Oise n’est réellement séparé de celui de la Somme que par l’ensemble des hauteurs sur lesquels s’élèvent Montigny, Fieulaine, et Fontaine qui limitent le terroir de Bernot au Nord et à l’Ouest ;

Deux autres collines, moins élevées simples plis de terrain ondulants parallèlement le sol du Nord-Est à l’Ouest et le partagent en trois fertiles vallons qui se réunissent ou partent plutôt du bois des eaux ;

Leurs eaux pluviales se rejoignent celles des deux vallons Nord à la Hutte d’eau et celles du 3ème les augmentent à la Vallée du Puits ; de la colline principale des Dionnes qui se prolonge vers Hauteville, sous le même nom, et vers l’Ouest dans les monts du plateau du Sart , montagne de Neuvillette se détachant plusieurs contreforts qui forment de profonds échancrures boisées sans doute, par les mouvements du sol ou plutôt par les remous des eaux diluviennes ; ses échancrures toutes sur le versant S.E le Parfondeval, Val Saint Pierre, Garbadas, la grande Evaltière (deux vallons) sur le versant N.E l’Herbièras et le Vau Renard.

Au Nord, se trouve la hauteur arrondie en ballon (145m) de la butte aux grès ; au Sud, le territoire est limité par l’Oise, qui le sépare des Brasles (collines coupées presque perpendiculairement par les eaux diluviennes qui maintiennent un haut plateau sur le Mont d’Origny ; à leurs pieds, passe entre elles et l’Oise le chemin de fer de Saint Quentin à Guise ; le calcaire dont elles sont formées, mis à nu à la base, a été exploité jusque vers 1820, 1830 pour former des pierres de tailles analogues sinon supérieures à celles d’Hauteville ; celles-ci vendues à Monsieur Deraveneau de Noyal qui n’exploite plus la carrière souterraine et en a même fermé l’entrée par des décombres.

Celle des Brasles est aussi abandonnée, elle a du moins l’avantage d’être tout près du chemin de fer qui lui réserve peut être une meilleure santé ; cette carrière est exposée au nord tandis que celle d’Hauteville regarde l’Est ; la base de cette carrière est aussi baignée par l’Oise qui traverse ainsi de l’une à l’autre carrière, de l’une à l’autre colline également perpendiculaire à la plaine sa riante et pittoresque vallée qu’elle sillonne de charmants méandres ;

Plateaux et plaines

Le seul plateau remarquable est celui du Sart qui commande la vallée de l’Oise, la route de Saint Quentin à Guise et à Avesnes par Bernot et la route e Bohain à Ribemont ; c’est sans doute à cause de sa position qu’il a été déjà deux fois choisi pour y faire des petites manœuvres (87 de Saint-Quentin et 45è de Guise).

L’Epine, le bois des Trois Eaux, ne forment que d’insignifiants plateaux ; cependant celui de l’Epine se prolonge sur Hauteville ; le plateau de Brasles sur le Mont d’Origny commande lui le passage de l’Oise par Neuvillette, Origny ou Macquigny et la route de Saint Quentin à Guise par Origny.

Météorologie

Les vents dominants sont ceux de l’Ouest ; le village a peu à en souffrir attendu que leur intensité est diminuée par le coude de la colline vers Neuvillette ; c’est aussi ce coude de la vallée qui contribue à dévier les orages en deux parties lorsque leur direction vient de l’Ouest ; l’un va vers le Nord et l’autre vers le Sud- Est ou l’Est c’est-à-dire qu’un courant aérien suive les hauteurs, les plateaux au Nord, et que l’autre suit la vallée de l’Oise vers le Nord-Est s’infléchissant ensuite vers l’Est ; cette division des nuages est donc attribuée à tort à l’arbre de Saint (dénommé superstitieusement des Saints)

Les pluies fréquentes sont très utiles au terrain sec et léger par sa nature ; les brouillards sont très fréquents dans la vallée ; s’ils sont malsains dans la partie basse du village ils ont du moins l’avantage d’atténuer les effets du soleil matinal lors des gelées printanières et de maintenir ainsi aux plantes comme au sol une bienfaisante humidité ;

La température est généralement élevée en été par suite de la constitution crayeuse du sol qui réfléchit la lumière solaire.

En janvier 1880 (31) le 2 8bre 1882 et en janvier 1883 deux magnifiques aurores boréales ont été observées avec intérêt ; quelques personnes leur donnent encore le nom de signal de guerre ; mais les explications faites aux élèves ont rassurés les familles de ces sottes erreurs.

Les lueurs crépusculaires de l’hiver 1883-1884 surtout celles du 26 septembre 1883n’ont pas été moins remarquées ; des lueurs phosphorescentes, des feurolles apparaissent parfois par un temps doux et humide, aux montagnes de Brasles, aux marais, au cimetière de Bernot ; on sait qu’elles sont dues aux dégagements des gaz par la décomposition des matières animales et végétales enfouies et en putréfaction dans ces lieux.

Géologie

Toute la vallée est formée de terres d’alluvions qui s’accroissent et se fertilisent chaque année par les débordements de l’Oise ; ces terres reposent en général sur un lit de graviers (grès siliceux) qui est utilement exploité pour l’entretien des chemins vicinaux ; ce gravier contient de nombreux fossiles (divers oursins, petites ammonites, empreintes diverses, coquilles univalves, bivalves, gryphées, arquées, peigne et diverses et silicifiées) ; en 1883, les ouvriers excavateurs nous ont remis une sorte de terre noire tenant le milieu entre la tourbe (écrasée par les 3 mètres de cailloux dont se compose généralement le lit) et la houille.

Y aurait-il là, l’affleurement d’une veine carbonifère, nous n’osons l’espérer ; généralement le lit de grès repose sur un ban calcaire, pour entourer la vallée et former les collines et ondulations qui composent l’orographie communale.

Dans le …………………….. diluvéen de l’Oise, le banc de graviers à sensiblement le même niveau à Bernot ; il se relève cependant un peu sur la pente Nord ; il est là recouvert de sel végétal (alluvions) et de 2 ou 3 mètres d’argile ; il a encore la même épaisseur mais n’est guère exploitable qu’en été parce qu’on n’y emploie pas la drague comme pour le banc de la prairie (celui la est sous les terres labourables ) cependant depuis deux mois la drague a été utilisée vers Hauteville, aux Cailloux.

On y trouve de temps à autres des fossiles (dents de mastodontes, de cheval même, vertèbres diverses etc …) ; cependant on ne trouve ces ossements qu’autant et cela se comprend qu’ils sont situés au dessus du niveau qu’atteignent les eaux en hiver ; le lit de graviers repose là aussi sur un banc de calcaire ; à la base du lit de grès on rencontre souvent des grès de grosseurs variables qu’ont été amenés par les eaux ce ne sont donc que de petits blocs erratiques reposant sur la couche crétacée.

Aux Marais, en creusant pour former un vivier, on a trouvé une bête ressemblant à l’ichtyosaure , elle a du être envoyée à Paris. Le banc calcaire a été exploité à la Grande Evalière, ou arbre de Saints. On est pas encore arrivé à une assez grande profondeur pour rencontrer la pierre à bâtir ; aussi ne se sert-on des matériaux extraits que pour l’encaissement des routes ; on rencontre assez souvent disséminés dans ce banc, des coquilles, même très grandes d’huîtres, des pierres dites à tonnerre (pyrites) arrondies ou anguleuses ; on encontre aussi sur tout le terroir une infinité de petits fragments de ces coquilles d’huîtres que les habitants appellent des morceaux de plat ; le calcaire prédomine donc partout ; il se silicifie même par glace pour former des bancs d’une roche très dure mise à jour au chemin du guet qu’on appelle dans le pays pierre meulière. Elle est formée de calcaire roulé, aggloméré et silicifié par son contact avec l’argile et par l’action diluvienne et ……………………

Une demande a même été formulée pour l’exploitation de ces bancs mais sur le rapport de l’honorable Monsieur PILLOY, agent ………………………. D’arrondissement à Saint-Quentin qui conclue avec raison, croyons nous, à leur peu d’épaisseur il n’a pas été faites de fouilles après la demande bien que l’autorisation ait été accordée ; en tout cas, elles sont d’une dureté, d’une résistance supérieures aux plus dures pierres à bâtir ………………………………………………

Bucan des cantons de Marles et de Rozoy et analogues.

Le sable prédomine lui aussi, nous l’avons dit déjà, au bois des trois eaux, et à l’ancien bois de Prémont ; on trouve là au dessous d’une épaisse couche de sable séparé quelquefois du sol arable, argilo sableux, par un lit d’argile, de volumineux blocs de grès qui présentent parfois de très curieuses empreintes de feuilles, de graines même, et de branches enserrées au milieu de quelques uns d’entre eux ; des blocs semblables sont extraits surtout au bois d’Hauteville séparé de celui des trois eaux par la vallée des Morderies ;

Une seconde carrière calcaire est exploitée pour l’usage des chemins à la Hutte d’eau ;

Quant à celle des Fosses, très anciennes, elle n’est plus exploitée puisqu’elle est maintenant couverte de maisons et de jardins ; au cimetière de Bernot se trouve ce qu’on appelle la Terrière ou existe un banc de terre calcairo argileuse, très tenace, très compacte, exploitée anciennement et aujourd’hui encore pour faire des murs en torchis ; il rappelle la Cassine du nord de la Thiérache.

Hydrographie : fleuves, rivières, ruisseaux, leur direction dans la commune

Le pied du village est arrosé par une dérivation de l’Oise qui quitte la rive droite de celle-ci à Noyal où un barrage a été autrefois établi et récemment restauré 1883.1884  pour faire mouvoir les moulins d’Hauteville, de Bernot, la scierie mécanique d’Origny, le moulin de Thenelles, etc. ; l’Oise limite même le terrain en face au Sud et à 1 kilomètre du village ; elle a là un courant très rapide qui pourrait, étant utilisé, procurer une force motrice de 150 chevaux au moins ; une usine qui s’établirait là trouverait tout à sa disposition, matériaux de remblais, pierres à bâtir dans la colline des Brasles, briques même au pays ou à faire dans la prairie, chemin de fer ou une halte pourrait être établie à l’entrée même de la carrière, en face l’usine à construire, enfin ouvriers faciles à trouver avec les villages de Bernot, du mont d’Origny, d’Origny, de Neuvillette, et d’Hauteville ; en utilisant une force considérable et perdue de la nature, on aurait les avantages d’être merveilleusement placé à proximité d’un chemin de fer, et d’un canal (celui de la Sambre à l’Oise, la latéral à l’Oise) qui assureraient l’un et l’autre les transports faciles des matières premières, et des produits manufacturés ; ce serait donc très facile d’établir à peu de frais, vu l’inutilité des machines coûteuses et les prix élevés des combustibles une importante usine de tissage, particulièrement, qui utiliserait les nombreux ouvriers tisseurs à brais qui chôment maintenant si souvent ; la dérivation de l’Oise est improprement appelée ………………….. dans le pays puisque celui-ci se jette dans l’Oise à l’ancien moulin et près du château de Vadencourt .

Une petite rigole qui n’est plus faucardée en temps utile servirait de déversoir ; elle est connue sous le nom de Royard du Roy ; elle a primitivement servi de rigole d’assainissement des marais ; elle prend naissance rive gauche entre les deux moulins et retombe même rive plus bas que le moulin à Loques dans la dérivation mère ; sur la rive droite, aux Jardinets, une autre dérivation arrose le pied de la rue de Neuvillette et alimente plusieurs viviers ; enfin le canal de la Sambre à l’Oise (latéral depuis Vadencourt) a coupé en deux la belle prairie de Bernot, au grand déplaisir des anciens habitants et au grand avantage de ceux d’aujourd’hui, qui profitent de l’écluse établie à cinq cent mètres du village ; il passe en moyenne chaque année, 1400 bateaux montants allant vers Landrecies et la Belgique, et 1200 bateaux avalants allant vers la Fère, Chauny et Paris ; ils ont un tonnage moyen de 250 à 260 tonneaux ; on sait que ce canal embranche le canal de Crozat à Fargniers et se met ainsi par ce dernier canal et celui de Saint-Quentin en communication avec le bassin de l’Escaut et les canaux du Nord ; il rejoint de même à Oisy le canal de la Sambre pour se mettre en communication avec la Belgique.

Lieux ou ces cours d’eau prennent leur source

L’Oise prend sa source au S.E et à environ 6 kilomètres de Chimay à 3 kilomètres de la campagne de Chimay à 12 kilomètres Est de Macquenoise ; elle reçoit à droite la rivière (grossi de l’Iron) à Vadencourt et à gauche le Gland (à Hirson), le Thon (à Etréaupont), la serre grossie de l’Hurtaut, du Vilpion grossi de la Brune (Brunehamel)et de la Souche ou petite Sèvre (à la Fère) enfin l’Ailette qui reçoit l’Ardon à Manicamp.

Lieux où ils deviennent flottables

L’Oise est flottable de ………………… à Joinville près Compiègne ; le canal de Marnicamp est le canal latéral à l’Oise suivant l’Oise de Chauny à Janville ;

De Janville à la Seine elle porte des bateaux de 250 à 270 tonnes, sa longueur dans le département de l’Aisne est d’environ 135 Kms ;

Elle arose l’Aisne, Hirson, Wimy, Etréaupont, Marly, Guise, Vadencourt, Bernot, Origny- Sainte-Benoîte ……………………. La Fère et Chauny.

Les marais : leur situation, leur superficie, sont-ils en voie de dessèchement

Les marais ne sont heureusement guère étendus ; ils sont situés au S.E du village, entre le canal et la dérivation de l’Oise ; les eaux disparaissent presque complètement en été pour laisser à nu la vase marécageuse qui laisse inhaler des odeurs méphitiques ; aussi cette partie est celle la plus malsaine du village quoiqu’elle soit habitée (huit maisons) réparties sur 4 hectares de terrains marécageux qui heureusement sont en majeure partie plantés de peupliers, d’aulnes, de saules, qui tamisent l’air enle purifiant ; de nombreuses rigoles d’assainissement ont relevé les terrains humides et contribuent à rendre plus salubre cet endroit malsain par la nature et par les nombreux détritus qui s’y accumulent chaque année.

Les bois et les forêts : leur superficie et leurs principales essences

Les bois et bosquets n’occupent qu’une superficie totale de huit hectares dont la majeure partie au Bois des trois eaux ; leurs principales essences sont les chênes, les coudriers, les cerisiers, les bouleaux et quelques frênes.

Faune communale

La faune communale ne présente rien de remarquable ; le gibier se plait assez bien sur le terrain accidenté, mais on ne trouve le lapin qu’au bois des trois eaux, le lièvre, la perdrix, la caille, le râle des genêts, le râle d’eau, abondent à proximité des eaux, fait qu’on rencontre assez souvent des oiseaux de passage ; hérons, grues, outardes, canards, oies, etc …

L’Oise fournit un peu de poisson, mais elle tend à se dépeupler, prin