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Monographie d’AZY-SUR-MARNE

Thème : | Catégorie : Monographies | Commune(s) : AZY-SUR-MARNE | Auteur : Houdelin instituteur


Commune d’AZY – BONNEIL

Canton de CHATEAU-THIERRY

GEOGRAPHIE PHYSIQUE

1° Situation astronomique de la commune – Son étendue superficielle ; son territoire. Son terroir ; ses différentes divisions : hameaux, fermes, écarts, dépendances, lieux-dits.

            L’étendue superficielle de la commune est de 276 hectares, divisés comme suit : terres labourables : 228 hectares 50  – Prairies ou bois : 27 hectares – Jardins et terrains incultes : 7 hectares – Terrains occupés par les propriétés bâties : 13,5.

            Son terroir est très morcelé surtout sur la colline où on cultive la vigne.

            Les écarts sont au nombre de deux : le Moulin qui tombe en ruines et le Barrage. Tous deux n’ayant qu’une maison d’habitation. On ne rencontre ni hameaux, ni fermes.

2° Indiquer les noms successifs qu’aurait portés la commune .

            On ne connaît pas à la commune d’autres noms que celui d’Azy-Bonneil.

3° Relief du sol : monts ou collines ; plateaux ou plaines.

            Le sol n’est pas fort accidenté. Il monte en pente douce depuis le niveau de la vallée de la Marne ou se trouve le village, jusqu’à l’extrémité nord du terroir et forme ainsi une petite colline au bas de laquelle se trouve le village et la Marne. On ne rencontre aucun plateau.

4° Météorologie

            Les effets météorologiques y sont ordinaires ; Protégé au nord et au nord-ouest par de petites collines, le pays est à o’abri des vents qui viennent de ces côtés ; mais en revanche le vent d’ouest qui souffle assez souvent s’y fait sentir avec violence. Le brouillard règne souvent dans la vallée. Il tourne rarement et la foudre ne cause presque jamais de ravages.

5° Géologie

            Le sous-sol est en général de grève ou de sable et sur la colline on rencontre quelques bancs de pierres à pâtre et de nombreux amas de petites pierres ramassées dans les vignes sui couvrent la côte. On voit aussi dans la côte d’énormes blocs de nature granitique s’élèvent çà et là comme des tombeaux.

6° Hydrographie

            La commune est située sur les bords de la Marne, qui coule de l’est à l’ouest. Il existe un barrage éclusé.

7° Les marais, leur situation, leur superficie, etc

            Néant

8° Les  bois et les forêts : leur superficie et leurs principales essences

            Il y a peu de bois ou taillis. On y rencontre le chêne, le peuplier et le bouleau. Leur superficie totale est de 25 hectares.

9° Faune communale

            Les principaux animaux du pays sont : le cheval, l’âne, la vache et le porc. Il n’existe pas de mulets ni de chèvres.

10° Flore communale

            On ne voit point dans la commune de fleurs particulières à la contrée. Toutes celles qu’on y rencontre sont celles qui existe dans un rayon de 20 lieues autour de Paris.

11° Chiffre de la population ; augmente-t-elle ou diminue-t-elle. A quelles causes faut-il attribuer ces changements.

            Le chiffre de la population est de 191 habitants. Elle diminue. La cause doit en être attribuée à la dégénérescence de la progéniture. Les familles sont moins nombreuses. Il y a beaucoup moins d’enfants qu’autrefois.

12° Nombre de mariages ; naissances et décès dans les dernières années

            En 1880 : mariages : néant     naissances : 1        décès : 7

            En 1881 :       –        : 1                   –         : 2            –     : 5

            En 1882 :       –        : 3                   –         : 3            –     : 7

            En 1883 :       –        : néant            –         : 5            –     : 6

13° Particularités sur la constitution physique des habitants : leur régime alimentaire, leur longévité, leur caractère, leurs mœurs, leurs jeux, leurs usages, leur langage, leur degré d’instruction

            Les habitants jouissent en général d’une bonne constitution physique ; Ils vivent surtout de porcs qu’ils engraissent eux-mêmes et des légumes de leur jardin ; La durée moyenne de leur vie est de 60 ans. Cependant il n’est pas rare de voir beaucoup de femmes dépasser cet âge. Ils ont le caractère gai mais en même temps tenace surtout en ce qui touche leurs intérêts. Leurs jeux sont : l’arc, la boule, le billard et les cartes. Leur langage est le français défiguré par quelques mots seulement de patois champenois. Leur degré d’instruction est ordinaire.

 

GEOGRAPHIE HISTORIQUE

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1° Evénements remarquables dont la commune a été le théâtre

            Néant

2° Personnages célèbres auxquels elle a donné naissance, qui l’ont habitée ou qui ont été inhumés

            Néant

3° Pierres, roches, grottes consacrées par une croyance populaire

            Néant

4° Voies gauloises et voies romaines

            Néant

5° Existe-t-il quelque lieu portant le souvenir d’un champ de bataille ?

            Non

6° Trouve-t-on dans la commune d’anciens monuments remarquables ?

            Non, excepté l’église qui est très ancienne.

7° A-t-on retrouvé un ancien cimetière ?

            Non

8° La  commune possède-t-elle une ou plusieurs églises ? Leur vocable, date du patron : donner la longueur de chaque église (à l’intérieur). Décrire le monument : son style, son âge, ses particularités (sculpture, peinture murale, pierres tombales, tableaux, tapisseries vitraux, mobilier ancien)

            La commune ne possède qu’une seule église dont le patron est Saint Blaise, qui se fête le 3 février. La longueur de cette église est à l’intérieur de 28 mètres. Au dire de certains connaisseurs, elle est surmontée d’un clocher roman. Elle est du onzième siècle. On y voit à l’intérieur d’intéressants chapiteaux et une chaire qui date aussi du onzième siècle et dont les sculptures sont remarquables.

9° Y a-t-il dans la commune une ancienne abbaye ?

            Non

10° Chapelles isolées

            Néant

11° Hospice ou hôpital

            Néant

12° Y a-t-il eu une maladrerie ?

            Non

13° Dans le cimetière actuel signaler, les croix, calvaires ou inscriptions curieuses.

            Il n’existe dans le cimetière rien de particulier.

14° Existe-t-il une fontaine visitée par les malades ?

            Non

15° S’il existe un ancien château ?

            Non

16° S’il existe un arbre célèbre ?

            Non

17° Faire l’inventaire des documents historiques de toute nature qui se trouvent dans les archives communales, dans les notariats ou chez les particuliers

            Il n’existe plus d’archives à la mairie pouvant donner quelques renseignements historiques. Ces archives ont du être prises, il y a quatre ou cinq ans par Monsieur l’archiviste départemental.

            Les particuliers n’en possèdent pas non plus

18° Les écoles : leur ordre d’enseignement ; sont elles ecclésiastiques ou laïques ? date de leur fondation, nombre d’élèves, description des bâtiments. Historique de l’instruction dans la commune.

            La commune ne possède qu’une école qui est mixte et dont l’enseignement est primaire. Elle est laïque. Sa fondation date du 18 janvier 1598. Elle reçoit en moyenne une vingtaine d’élèves. Elle est bâtie comme toutes les maisons d’école de la campagne, la classe est au rez-de-chaussée et le logement de l’instituteur est au-dessus. Il n’y a ni cour, ni préau ; les enfants jouent dans la rue.

            Au dire de quelques personnes âgées, l’école autrefois était un cellier n’ayant qu’une porte pour toute ouverture. On s’asseyait sur des bancs sans tables ? Chacun portait sa bûche et l’instituteur était rétribué par la commune ou les parents.

GEOGRAPHIE ECONOMIQUE

1° Etat des terres : assolements, jachères, engrais, principaux instruments aratoires : les céréales.

            L’assolement est triennal. Il n’y a point de jachères. On se sert de fumier ordinaire pour engrais. Les principaux instruments aratoires sont : la charrue simple, le houe (surtout), la bêche et un grattoir que les vignerons appellent racles.

            Les céréales qu’on cultive sont le froment : 46 hectares, le seigle : 9 hectares, l’orge : 2 hectares, le méteil : 2 hectares, et l’avoine : 30 hectares.

2° Prairies naturelles ou artificielles

            Il n’y a que 2 hectares de prairies naturelles

3° Les étangs

            Néant

4° Les arbres fruitiers et la vigne

            Les arbres fruitiers de la commune sont morts depuis l’hiver de 1880. On les remplace surtout par le pommier, le poirier et le prunier

            La vigne est la principale production du pays et occupe 85 hectares, seulement elle dégénère et gèle souvent depuis quelques années.

5° Le houblon, la betterave

            On ne rencontre pas de houblon. Quant à la betterave, il n’en n’existe guère qu’un hectare.

6° Cultures de toutes espèces ?

            Excepté les cultures dont on a déjà parlé, les autres sont en si petites quantités qu’elles ne valent pas la peine d’être citées.

7° Les défrichements

            Néant

8° Les biens communaux

            Les biens communaux sont d’un hectare et demi, ils sont tous en savarts.

9° Les animaux domestiques : chevaux, ânes, bêtes à cornes ou à laines, chèvres, porcs : les abeilles

            Les chevaux sont au nombre de 17. IL n’y a point de mulets. Le nombre des ânes est de 15 et celui des bêtes à cornes de 82. Il n’y a point de chèvres et très peu d’abeilles.

            Les porcs sont au nombre de 64.

10° La chasse et la pêche

            Le pays possède peu de gibiers, on y rencontre quelques lièvres et des perdreaux en assez grand nombre.

            La pêche est plus productive. Elle se fait sur la Marne avec des lignes et des filets. Les principaux poissons sont : le brochet, la perche, le mulet, la brème, le gardon, la carpe, l’anguille et le barbeau.

            La chasse est soumise aux décisions préfectorales ainsi que la pêche.

11° Sociétés agricoles

            Néant

12° Carrières, mines en carrières

            Il n’existe qu’une petite carrière à plâtre qui n’est plus en vigueur

18° Usines ou manufactures

            Néant

                                                                                  Pour expédition

                                                                       Azy le 20 janvier 1884

                                                                       L’Instituteur d’Azy

                                                                      Signé : Houdelin