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MALADRERIE DE BICHANCOURT

Thème : Patrimoine | Catégorie : Bâtiments | Commune(s) : BICHANCOURT | Auteur : Maud Robin d’après Olivier Dejente


 

par Maud Robin d’après Olivier Dejente

 (Bibliothèque de Bichancourt)

La maladrerie de Chauny était établie à l’endroit même où se trouve 1a tonnellerie de 1’établissement   da la Soudière (tonnellerie de St Lazare) sur un petit bras de l’oise. Elle était commune à la ville de Chauny et au village de Sinceny.

Bichancourt avait aussi sa maladrerie, comme le fait connaître et comme je l’ai vu sur les comptes de la fabrique dès l’année 1570, dans la désignation des biens de  l’église. Celui de 1583. (Et les suivants) porte : Reçu de Noël  Follet un septier de terre séant à la maladrerie de Bichancourt tenant de lisière au seigneur, d’autres aux religieux de Nongent, de bout aux religieux de St-Eloi Fontaine, d’autres au chemin de la dite           maladrerie.

Le compte de 1610 dit : d’autre au chemin vert (la somme de XXVIII sols).

D’après les renseignements recueillis, il est absolument certain que la maladrerie de Bichancourt était entre le clos de l’Aventure et le bois de St Antoine, vers l’endroit où commence la pente qui descend à la route de Marizelle. Ce lieu dit est du territoire d’Autreville.

Je ne sais pas si la maladrerie de Bichancourt qui était à peu de distance de celle de Chauny, en était une dépendance ou succursale où si elle était une oeuvre de charité fondée par les abbayes de Nogent ou de St Eloi : Fontaine, pour les malades de Bichancourt.

1840, le Cholera fait invasion dans la commune au mois de juin. On a pu remarquer que l’épidémie, dans sa marche, suivait de préférence les membres d’une même famille : bien des circonstances l’on prouvé.

            Il y eu 42 victimes du choléra qui enlève 23 personnes dans le seul mois d’août.

  1. J’omettais de dire que l’année 1846 faut une année stérile entre toutes : on ne récolte aucun fruit, presque pas de blé à cause de la trop grande sécheresse de l’été, pas de pommes de terre qui furent complètement gâtées dans la terre. A un été très sec succéda un automne très pluvieux : l’Oise n’était depuis longtemps restée une si grande durée étendue hors de son lit sur la prairie et les champs.

  1. Le mois d’août de cette année fut remarquable à cause d’une inondation comme on n’en avait vu depuis le déluge : elle fut extraordinaire et au-delà de l’imagination. Le mois de juillet avait été humide ; du 1er au 15 août, il a plu continuellement. Le jour de l’Assomption la pluie qui avait cesséla matinée reprit de plus belle depuis midi jusqu’au soir et continua à tomber quelque temps. L’eau couvrit dans la prairie toute la route depuis la dernière maison de Bichancourt jusqu’au grand pont du fossé de décharge de Manicamp. Le blé en gerbes était tiré avec des crocs et amené  en barques sur la hauteur.

1871 : Variole.

  1. On mit le feu à une meule de blé appartenant à M. Duménil, cultivateur àMarizelle.

En octobre, le feu prit à la maison de Mme Vve Caille, allumé par son jeune enfant âgé de 6 ans. La maison fut entièrement détruite. Grâce au concours actif des habitants et des pompes des environs, deux  maisons touchant celle enflammée furent préservées.

  1. Le 1er dimanche de septembre, la maison deM. Virbel, au Bac, fut complètement détruite.

1832 : Il y eut cette année 67 décès, dont la plupart causés par le choléra. Pendant le mois de mai,                23 décès durent enregistrés, dont 7 le 27 de ce mois.

1847 : Pendant le cours de cette année, le feu a éclaté huit fois et vingt maisons plus quelques bâtiments ont été consommés par les flammes : 1°) février : Les maisons de H. Duménil-Guilbert et de  Mme Vve Guilbert-Caudron (Agès-long-cou) à la Prayette ont été incendiées.

2°) Mars : Lundi de carême : en plein jour, la maison de M. Montier Gueulette à Marizelle fût brûlée. Le feu du four pénétra dans le grenier.

3°) Le mercredi suivant, pendant le salut, le feu prit à la maison de Nicolas Benoit, cultivateur à Bazin, maison habitée à cette époque par Donat Guilbert, son gendre et Catherine Benoit, sa fille. La maison, l’écurie, les bâtiments et les vivres furent la proie des flammes.

4°) Le vendredi de la même semaine, nouvel incendie : six maisons sont incendiées depuis la croix du chemin Lambert jusqu’à la maison de Sert Rozain.

5°) Au commencement de juillet, le feu prit pendant la nuit à la maison de Marc Guilbert, vieux garçon qui logeait dans cette maison avec Melle Agnès sa soeur et Angélique Guilbert, sa tante.

6°) Le 13 octobre, nouvel incendie à la Prayette. Il a paru provenir d’un coup de fusil tiré imprudemment trop près d’un toit de paille le lendemain du mariage de Caudron-Labruyère. Cinq maisons sont brûlées.

7°) Le 16 Novembre : feu par imprudence des M .M. Jean et Ambroise Béguin. Le fils de ce dernier en allant  tirer à boire avec une lampe, approcha celle ci trop près d’un tas de chanvre qui flamba et communiqua le feu à  la maison.

8°) Au commencement de  Décembre, au Bac, le feu prit à une maison que Carbon venait d’acheter à sa future  belle-mère, la veuve Denis Auguste. Il fut soupçonné d’être l’auteur de cet incendie, enlevé par la gendarmerie et retenu pendant quelques semaines à la prison de Laon. L’année 1848 ne vit pas d’incendie dans la commune.

Le 6 janvier 1649, le feu éclate vers deux heures de l’après-midi, à Marizelle, chez M. Descarsin-Duménil. On chauffait le four pour faire le pain n’avait pas remarqué, à la voûte, un petit trou par où la flamme se pénétrant, alla atteindre du chanvre et du bois, consomma le tout avec la maison et celle de la Veuve Descarsin-Leduc.

C’est le seul accident de cette espèce que l’on eut à déplorer dans le cours de l’année 1849, année aussi mémorable que 1832 par la malheureuse épidémie du choléra.