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Les personnages célèbres de Saint-Simon : Eudes Ier l’insensé

Thème : Personnalités | Commune(s) : SAINT-SIMON | Auteur : Mémoires du Canton


Fondateur du village de Saint-Simon

EUDES (1028-1080), fils de HERBERT IV, comte de Vermandois, et d’ADELE ou Hildebrande de VALOIS (sœur de Simon de Crépy), fit construire un château à l’endroit où se trouve Saint-Simon, sur le monticule qui domine les marais de la Somme, de la Clastre et de l’Annois.

Eudes aurait placé son château sous le patronage de son oncle SIMON de CREPY d’où le nom de Saint-Simon.

L’insensé : Pourquoi donc Eudes 1er fut-il ainsi surnommé ?
Plusieurs hypothèses sont avancées dans l’ouvrage de Fouquier-Cholet « Histoire des comtes héréditaires du Vermandois » détenu par la bibliothèque municipale de Lyon (extrait) : « Héribert avait marié sa fille Adèle à Hugues de France, fils de Henri 1er et Anne de Russie ; et, par un testament qui remonte à l’an 1059 il avait transporté tous ses droits de souveraineté à cette fille, au préjudice de son fils Eudes, déjà marié, déjà père de plusieurs enfants, à qui cette disgrâce étrange valut le surnom d’Insensé, et dont la descendance éclata depuis dans l’illustre maison de Saint-Simon, qui en sortit par Eudes, dit Faria, son fils. Il n’est point de mon sujet de parcourir les degrés par lesquels Eudes l’Insensé transmit aux seigneurs de Saint-Simon les derniers restes du sang de Charlemagne ; mais il ne peut lui être de même étranger de rechercher la cause d’un acte extraordinaire par lequel un père éteignit de ses propres mains sa branche masculine pour lui substituer une branche féminine, et pour implanter dans sa famille, que la nature perpétuait par des rejetons mâles, une souche étrangère. S’il faut en croire cet acte lui-même, ou plutôt Héribert, dont il est l’organe, cette cause serait dans les infirmités du cœur et de l’esprit de son malheureux fils, que la nature et des vices auraient frappé d’incapacité et d’indignité. S’il faut en croire des conjectures, elle serait dans la colère paternelle que Eudes aurait encourue en épousant une simple dame, du nom d’Avide, originaire du Brabant, sans illustration d’origine, veuve d’un petit seigneur de Sarcinville, et mère de 3 fils : l’aîné, seigneur de Sarcinville, le second, archidiacre de Cambrai ; le troisième, évêque de Noyon . S’il faut en croire quelques chroniques, elle serait dans les efforts qu’auraient faits auprès du roi de France les vassaux du Vermandois, pour faire sortir des mains de ces seigneurs une puissance qui resserrait les autres dans une sphère d’infériorité, et qui captivait trop souvent l’essor de leur indocilité et de leur passion pour l’agitation. S’il faut en croire enfin des annalistes, elle serait dans la nature du mariage d’Adèle avec un roi de France, lequel n’aurait été scellé que sous la condition expresse de la translation dans ses mains des droits du fils aîné. Ce qu’il y a dans tout cela de plus probable, c’est que le roi de France ne fut pas étranger à un événement qui mettait, par un fils de France, toutes les possessions du comté de Vermandois à la disposition de la couronne. L’acte d’Héribert, consenti par ses barons, reçut la sanction du roi ; et quant ce comte mourut (1081), sa postérité mâle, représentée par les fils d’Eudes, qui était mort l’année d’auparavant, disparut, et Adèle régna sans contradiction. »