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La Tranchée au Quotidien

Thème : | Catégorie : 1914-1918


Pendant près de quatre ans, la tranchée est le cadre de vie de millions de soldats.
Ils s’organisent pour survivre malgré le froid, la boue et la mort omniprésente.

EN PREMIERE LIGNE

La plus grande période d’activité est la nuit. Il faut en effet profiter de l’obscurité pour tenter des « coups de mains » aventureux et dangereux, pour capturer de prisonniers, sources de renseignements, pour aller chercher les morts et les blessés entre les lignes, mais aussi pour effectuer, sans bruit, les travaux d’entretien et d’aménagement des tranchées et des réseaux de barbelés. Il n’y a que peu de place pour le repos. Les combattants sont en état d’alerte permanent et doivent rester habillés, leur fusil à portée de main. Le bruit du canon, l’inconfort des « niches à chien », abris creusés dans le flanc de la tranchée, ajoutent à l’anxiété permanente des soldats. Le jour, si le secteur est calme, certains lisent, écrivent, jouent aux cartes ou confectionnent des objets divers à partir de douilles.

LA BOUE, LES RATS, LES POUX

Les conditions de vie et d’hygiène sont très durs.
Les combattants souffrent du « mal des tranchées », trouble de la circulation liée au stationnement prolongé dans la boue glacée. Tout le monde pâtit du froid, particulièrement les troupes coloniales. La toilette quotidienne est impossible. Les soldats français ne se rasent plus : on les surnomment « les poilus ». Pour éviter les épidémies, l’eau potable fait l’objet de soins particuliers. On creuse des puits profonds au plus près des lignes. Si cela est impossible, le ravitaillement en eau est assuré par des voitures filtrantes.
Les rats attaquent pendant le sommeil, et personne n’échappe aux poux.
Ce n’est qu’en période de repos que les soldats peuvent se laver et se débarasser temporairement de la vermine.

Source : Panneau d’information situé sur le « chemin panorama » du Plateau de Californie (Chemin des Dames).
Transcrit le 23/04/2007 par Guy Destré Adhérent N°315.