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Documents des archives communales de Burelles liés aux soldats de la Grande Guerre

Thème : | Catégorie : 1914-1918


Par Bernadette Callegari

Citations des militaires – Burelles
246ème Régiment d’Artillerie
Extrait de l’ordre du régiment (46ème RAC)
N° 41 du 2 mars 1919

Le Colonel Commandant l’artillerie de corps du 6ème Corps cite à l’ordre du régiment, les officiers et hommes de troupe dont les noms suivent :
7ème Batterie, sous le commandement du Capitaine BOUQUIN « a surmonté les difficultés matérielles des plus grandes pour organiser et occuper une position de batterie d’où pendant les journées des 17, 18 et 19 février, elle a par l’à propos et la décision de son tir, rendu les meilleurs services à notre infanterie en détruisant les mitrailleuses et les défenses accessoires de l’ennemi en arrêtant ses contres attaques. »
Pour extrait conforme, le 3 février 1919, signé : le Chef d’Escadron Cdt prvt le 246ème R.A.C.

Archves communales de Burelles – 4H6

Bureau de la Comptabilité Le 18 janvier 1915
Dépôt du 144ème d’Infanterie
Service des Renseignements

Le Chef du Bureau Spécial de la Comptabilité

 A Monsieur le Maire de Burelles, Aisne, sous le couvert de Monsieur le Préfet de l’Aisne à Château-Thierry,

 Le Ministère de la Guerre vous informe que le soldat CLEMENSART, Camille Alfred du 418ème, 12ème Cie, est signalé comme disparu le 27 septembre 1915 à Beauséjour, Marne.

J’ai l’honneur de vous prier de vouloir bien notifier cette disparition à la Famille et de m’indiquer la date à laquelle vous l’avez avisée ;

Veuillez me retourner la présente si la Famille a quitté votre Commune en me faisant connaître si possible son nouveau domicile.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’assurance de mes sentiments distingués.

                                         Le Chef du Bureau Spécial de Comptabilité.

Le Maire de Burelles à Monsieur le Commandant du Dépôt du 245ème Régiment d’Infanterie

La famille CARTIGNY de Burelles me prie de vous demander si son fils CARTIGNY Louis fait encore partie de votre Régiment.

  N’ayant pas eu de ses nouvelles depuis deux ans, elle serait heureuse de savoir ce qu’il est devenu.

                                                                                  Le Maire de Burelles,

                                                                                              DION





   18ème Corps d’Armée
   35ème Division
   I.D. 35
Le Chef de Bataillon Major du 144ème R.I.,
à Monsieur CLEMENSART à Burelles près Vervins Aisne


Par lettre en date du 27 décembre 1920,

Monsieur le Ministre m’informe que le Tribunal de Vervins a rendu le 12 août 1920, un jugement déclaratif de décès concernant le Soldat CLEMENSART Camille Alfred du 418ème R.I.  Mle  Classe 1906 Rt Saint-Quentin. Ce jugement qui fixe le décès à la date du 27 septembre 1915, a été transcrit le 26 septembre 1920 sur les registres de la Mairie de Burelles Aisne.

En conséquence, vous pouvez obtenir à partir de ce jour, toutes les expéditions de cet acte qui vous seront utiles en vous adressant à la Mairie de Burelles Aisne.
Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments respectueux.



                                                                                   BORDEAUX, le 24 Janvier 1921


                                                                                 NANTES, le 12 février 1919

11ème REGION
Dépôt du 91ème
Régiment d’Infanterie
Le Capitaine Trésorier
Chef de Bureau Spécial de Comptabilité des 91ème Rt d’Infanterie et 45ème Territorial
à Monsieur le Maire de Burelles Aisne
J’ai l’honneur de vous prier d’informer la famille demeurant à Burelles
que j’ai dressé un acte de disparition concernant le soldat CARTIGNY Louis Siméon,
classe 1907/1911, Saint-Quentin 35.
L’acte de disparition mentionne que ce militaire est disparu le 9 juin 1916 à Fleury-sous-Douaumont.
Prière de m’accuser réception quand la famille sera prévenue.

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19ème Bataillon des Chasseurs à Pied
DEPOT COMMUN
Le Chef du Bureau Spécial de comptabilité a l’honneur de prier Monsieur le Maire de Burelles Aisne de bien vouloir informer la famille du décès militaire ci-après :
chasseur DRUBIGNY Zéphir Clovis Mle au Corps 0772 Mle au Recrt 20 Recrt Saint-Quentin
né le 10 mars 1886 à Prisces, fils naturel reconnu de Marie Juliette
tué à l’ennemi le 27 septembre 1915 à la ferme de Navarin près Souain Marne.
Prière, en lui présentant les condoléances de Monsieur le Ministre de la Guerre, d’aviser, avec tous les ménagements nécessaires, en la circonstance, Madame DRUBIGNY à Burelles Aisne.
Secteur 34, le 22 décembre 1920
Le Chef du spécial de comptabilité.

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11ème Région
Place de Nantes
Dépôt Commun des (91ème Rt d’Infanterie (45ème Territorial
Objet
Militaire tué à l’ennemi
Les Membres du Conseil d’Administration du 91ème Régt d’Infanterie à Monsieur le Préfet de l’Aisne à Château-Thierry
Nous vous faisons connaître que le nommé GENTILINI Henri cl 1909 résidant à Burelles Aisne a été tué à l’ennemi le 4 juin 1918 au secteur de Longpont (Mort pour la France).
Avis Mle 27140 G. du 24 juillet 1918 Les Couets, Nantes, le 16 septembre 1918

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CITATIONS 1919
6ème Corps d’armée Thionville, le 11 février 1920
Place de Thionville
Le Chef du B. J. C du …..R.J. à Monsieur le Maire de Burelles Aisne
A la date du 23 décembre 1918, je vous ai adressé un avis de disparition au nom du soldat CLEMENSART Henri François, disparu le 22 octobre 1914 en Belgique.
Nous recevons ce jour, du Ministère de la Guerre, une note concernant ce militaire nous priant de nous assurer auprès de la famille qu’il y a eu lieu de considérer cette disparition comme existante et par conséquent de faire prononcer judiciairement le décès conformément à la loi du 25 juin 1919. En conséquence, je vous prie de vouloir bien prendre les dispositions nécessaires auprès de la famille et s’il n’est parvenu aucun autre renseignement au sujet de ce militaire, vous voudrez bien lui remettre l’avis ci-joint, et me retourner l’accusé de réception préalablement rempli.
Au cas où la famille n’habiterait plus votre commune, prière de me faire connaître sa nouvelle résidence en retournant l’avis ministériel.

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Régiments et unités formant corps auxquels la fourragère a été conférée par le Général Commandant en Chef les armées du Nord et du Nord Est, en exécution des prescriptions contenue dans la circulaire ministériel N° 3095 D du 24 avril 1915 avec l’énoncé des citations à l’ordre obtenues par des régiments et unités.
46ème REGIMENT D’ARTILLERIE
Sous l’habile direction du Général FRANIATTE par des tirs bien appropriés exécutés sans relâche depuis le 15 mars 191. de nuit comme de jour sans souci de la fatigue ni des pertes, contribué tout d’abord à briser l’offensive allemande dans le secteur du Mort-Homme et de Cunières, préparé et appuyé ensuite les attaques infligeant à l’ennemi de lourdes pertes en hommes et en matériel et donnant à notre infanterie, la plus belle confiance et la certitude du succès. Les canonniers du 46ème Régiment d’artillerie se sont montrés dignes de leurs camarades de l’Infanterie.
Les 3ème, 4ème et 5ème groupes du 46ème Régiment d’artillerie, après s’être distingués aux Kparges et en Champagne en 1915 et devant Verdun en juin 1916 en en brisant les assauts de l’ennemi par des tirs d’une grande précision, viennent de donner sur la Somme un nouvel exemple de calme courage dans l’accomplissement de leur devoir militaire. Sous les ordres du lieutenant Colonel HARDY, Chef d’une magnifique bravoure et d’une inlassable énergie, les batteries du 46ème Régiment d’artillerie ont, malgré un bombardement continu d’une extrême violence et les pertes subies, soutenu l’offensive de l’infanterie et lui ont permis d’atteindre ses objectifs grâce à l’efficacité de ses tirs.
(Décision du Général Ct.en Chef du 3 Janvier 1917
Signé LYAUTEY

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246ème Régiment d’Artillerie Extrait de l’Ordre du Régiment (46ème RAC)
N° 41 du 2 mars 1915
Le Colonel Commandant l’artillerie de corps du 6ème Corps
Cite à l’Ordre du Régiment les Officiers et hommes de troupe dont les noms suivent :
7ème Batterie, sous le Commandement du Capitaine BOUQUIN.
« A surmonté les difficultés matérielles des plus grandes pour organiser et occuper une position de Batterie d’où pendant les journées des 17, 18 et 19 février, elle a par l’à propos et la décision de son tir, rendu les meilleurs services à notre infanterie en détruisant les mitrailleuses et les défenses accessoires de l’ennemi en arrêtant les contre-attaques. »
Pour extrait conforme.
Le 3 février 1919
Le Chef d’escadron Cdt prvt le 246ème R.A.C.

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SOUS-PREFECTURE DE VERVINS
Très urgent
Vervins, le 12 septembre 1922
Le Sous-Préfet de Vervins à Monsieur le Maire de Burelles,
Mon attention est appelée sur les titres à une récompense au titre des victimes de l’invasion, des dénommés ci-après : MM. VASSEUR Aimé , GODET Jean, DION Louis , Mme MASSART-PELEGRY, BERTRAND Eugène
Je vous prie de vouloir bien procéder à l’instruction réglementaire de ces candidatures et me faire parvenir d’urgence vos propositions pour chacune d’elles, en joignant la somme de 0,40 en timbres-poste, pour le coût du casier judiciaire de chaque personne proposée.

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CABINET DU PREFET Laon, le 2 juin 1922
Médaille des victimes de l’invasion
Le Préfet de l’Aisne
à Messieurs les Maires du département,
79ème d’infanterie
Par arrêté ministériel du 31 août 1920, rendu en application des décrets du 13 août 1914 et du 1er octobre 1918, publié au journal officiel du 4 décembre 1920, la médaille militaire a été attribuée à la mémoire du soldat DEHARBE Maurice, mort pour la France. « S’est fait remarquer pendant les dures journées du 27 mars au 12 avril et notamment au cours des attaques ennemies, des 9 et 10, précédées de bombardements violents et prolongés, par les plus belles qualités de sang froid et de bravoure. Mort au champ d’honneur, le 30 mars 1916, au nord du ruisseau des Forges. A été cité. »

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A Toul, le 20 décembre 1920
Le lieutenant Colonel MARGOT Comt le dépôt du 79ème d’infanterie
Par arrêté ministériel du 4 avril 1920 publié au journal officiel du 12 septembre 1920, la médaille militaire a été attribuée à la mémoire du soldat GENTILINI Henri Mle 4998, Mort pour la France. « Fusilier mitrailleur d’élite, très courageux, et d’un sang-froid admirable. A été mortellement atteint en se portant à l’assaut d’un nid de mitrailleuses, faisant ainsi preuve d’un mépris absolu du danger. A été cité. »

Par arrêté ministériel du 11 avril 1920 publié au journal officiel du 9 septembre 1920, la médaille militaire a été attribuée à la mémoire du sergent DEHARBE Charles Léon Georges, Mort pour la France. « Brave sergent, d’un dévouement absolu, donnant à ses hommes le plus bel exemple en toutes circonstances. Tombé glorieusement pour la France le 2 avril 1916 devant Reims. Croix de guerre avec étoile de bronze. »

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Laon, le 8 juin 1922 Le Préfet de l’Aisne à Messieurs les Maires du département
CABINET DU PREFET
Médaille des Victimes de l’Invasion
Le 31 janvier dernier, Monsieur le Ministre des Régions Libérées avait fixé au 15 mars suivant le délai imparti aux intéressés pour se mettre en instance en vue d’obtenir la Médaille des Victimes de l’Invasion.
Toutefois, en raison d’une tolérance, et pour permettre aux personnes victimes de sévices et de brutalités graves de solliciter cette distinction, par application des dispositions du décret du 12 avril 1922, les Services du Ministère des Régions Libérées ……….qu’ici considéré comme valable les requêtes postérieures au ………..
En raison du temps qui s’est écoulé depuis l’insertion au journal officiel du décret susvisé du 12 avril, Monsieur le Ministre vient de fixer irrévocablement au 1er août prochain la date à partir de laquelle les instances se rapportant à la Médaille des Victimes de l’Invasion, ne pourraient plus être utilement formées.
Je vous prie de bien vouloir donner connaissance à vos administrés de cette disposition, qui ne vise bien entendu que les candidatures à la Médaille des Victimes de l’Invasion.
Les personnes possédant les titres suffisant pour obtenir la Médaille de Reconnaissance Française pourront, en effet, par application du décret du 1er avril 1922, se mettre en instance après la date du 1er août prochain et adresser leur demande à Monsieur le Garde des Sceaux, Ministre de la justine.
LE PREFET

EXTRAIT JOURNAL

La médaille militaire est accordée à titre posthume à la mémoire de deux braves enfants de la Commune : Sergent DEHARBE Léon « mort pour la France ». Brave sergent, d’un dévouement absolu, donnant à ses hommes le plus bel exemple en toutes circonstances. Tombé glorieusement pour la France le 2 avril 1916 devant Reims. Croix de guerre de l’étoile de bronze.
oldat GENTILINI Henri « mort pour la France ». Fusilier mitrailleur d’élite, très courageux et d’un sang-froid admirable. A été mortellement atteint en se portant à l’assaut d’un nid de mitrailleuses, faisant preuve ainsi d’un mépris absolu du danger. A été cité.
Soldat GENTILINI Henri « mort pour la France ». Fusilier mitrailleur d’élite, très courageux et d’un sang-froid admirable. A été mortellement atteint en se portant à l’assaut d’un nid de mitrailleuses, faisant preuve ainsi d’un mépris absolu du danger. A été cité.
Toutes nos félicitations aux familles de ces héros, qui peuvent être fiers d’avoir eu de si braves enfants, et en même temps toutes nos condoléances pour la perte cruelle qu’elles éprouvent .

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SOUS-PREFECTURE DE VERVINS
Vervins, le 19 octobre 1922
URGENT Note
Monsieur le Maire est prié de vouloir bien m’adresser par le plus prochain courrier sans faute, les dossiers des dénommés ci-après qui auraient des titres à la Médaille des Victimes de l’Invasion.
M.M. VASSEUR Aimé
DION Louis
BERTRAND Eugène
GODET Jean
Mme MASSART-PELEGRY
signé Le Sous-Préfet

manuscrit : VASSEUR Aimé : Hary
Rature BERTRAND Eugène

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Burelles, le 6 août 1921
Monsieur le Conseiller Général,
Voici les noms des personnes qui ont été victimes de l’invasion.
1° Personnes déportées :
Mme Vve MASSART-PELEGRY, 53 ans, propriétaire, déportée à la prison de Wittlich Allemagne du 21 mai 1915 au 8 octobre 1918.
M. VASSEUR Aimé, 56 ans, contremaître, déporté à la prison de Wittlich Allemagne du 17 novembre 1915 au 2 novembre 1916.
2° Personnes emprisonnées :
M. DION Louis, 69 ans, cultivateur, emprisonné à Marle du 1er au 15 mars 1915.
M. BERTRAND Eugène, 22 ans, cultivateur, emprisonné et travaux forcés du 14 juillet 1916 au 30 août 1916.
M. GODET Jean, 24 ans, cultivateur, emprisonné du 20 juin 1915 au 1er juillet 1915.
Toutes ces personnes ont été punies pour avoir désobéi aux ordres de l’ennemi.
Veuillez croire, Monsieur le Conseiller Général à mes sentiments dévoués et respectueux.
Signé Monsieur le Maire de Burelles DION

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   COMPTE DES ENTERREMENTS (1914-1918)    (1920)
TRANSPORTS DE CORPS DE PRISONNIERS CIVILS, DE REFUGIES ET DE MILITAIRES (1920-1925)                   
EXTRAIT JOURNAL
SOUSCRIPTION POUR LE MONUMENT DES SOLDATS MORTS POUR LA France
1ère liste – MM. DION Louis, maire, 95 Fr, CARDOT, conseiller municipal, 25, PREVOT 25, DION Albert 25, GAUTIER 25, THIEBAUT 10, DEQUESNE 25, WALME Henri 25, PAILLIOT 25, LELIEVRE Emilien 10, Vve MARLETTE 1, PICART Clovis 5, COINTE Dona……, ……. Albert ., Vve LEMAIRE Jules 10, HARDY-CATILLON. , WALME Firmin 5, WALME Edmond 10, Vve RAMAGE 1, FEREZ Charles 10 , COCHET Octave 7,50, ITTELET Marie 10, Vve CARTIGNY-RAVAUX 10, COTARD Elisa 5, Vve DUCAS 1, TOPIN Arthur 20, ROBINET Eugène 20, ROBINET Gaston 2, Vve FORTIN Julie 5, FORTIN Gaston 5, FORTIN Victor 5, MATTE FORTIN 2, LEFEVRE Zélia 1, LEFEVRE Philémon 5, DEMOINERET Edmond 5, BADOR Camille 5, BAUCHART Léonard 40, HAUTION Oscar 5, DELOGE-DUCAS 20, DRUBIGNY-MONY 15, BOUCHACOURT Henri 26, HODE Octave 5, BOULME Eloi 15, Anonyme (pour leur fils) 50, Anonyme (pour son mari) 50, Vve DEQUESNE 30, Vve OBRY 1, FAUCHEUX 5,FAISANT 10, LAMART 1, Vve MASSART 5, DUVILLIER Clara ., PECHEUX Sidonie 5, ZANELLI Germain 5, DEFIENNE François 1, GENTILINI Augustin 5, GENTILINI Louise 10, BERNARD Désiré 5, RAVENAUX Albert 5, GUILPIN Lucie 5, SEILER-NOE 2, NOE Désiré, Eustache, Olivier 20, BOURGEOIS Alexandre 5, MONY Charles 2, CLEMENSART Arthur 6, CLEMENSART Maurice 5, DUCHEMIN Octave 5, DESSE Fernand 5, HUET Paul ., LEDUCQ Léon 15, LEDUCQ Emile 0,50, LEDUCQ Agnès 0,50, LUDUCQ Antoinette 0,50, LEDUCQ Marie Thérèse 0,50, DROMAIN Léonce 2, Vve GODET 20, LAGNAUX Louis 2,50, THIEBAUT Marcel 5.
Quêtes faites aux mariages :
MABILOTTE-DEQUESNE 25,15 Frs
ROUSSELLE-PECHEUX 29 Frs
Onze personnes anonymes et étrangères à Burelles : 240 Frs
Total de la 1ère liste 1145,65 Frs
Au nom de nos glorieux morts, je remercie tous ceux qui m’ont réservé bon accueil le jour de la quête, mais je dois dire qu’il me fût pénible d’entendre des réflexions de certains habitants qui ne comprennent pas encore que ceux dont nous voulons perpétuer la mémoire, sont nos morts pour nous tous, habitants de Burelles, il n’a a pas que leurs familles qui doivent les pleurer, ni penser à eux. C’est un devoir sacré pour nous tous de nous souvenir de ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour nous sauver de l’envahisseur et nous rendre la liberté dans notre cher pays de Burelles.

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VAILLANT Alphonse Anatole, 3 septembre 1914, 31 ans, natif de Crécy sur Serre, célibataire, parents à Crécy.
MATTON Victor Philippe, 62 ans, de Gercy, 30 août 1914
BLEUZE Berthe Lucie, 9 mois, de Gercy, 15 septembre 1914
GONTIER Lucien, 29 ans, de Jussy Aisne, 9 décembre 1914
FLIES Joseph, 50 ans, de 30 janvier 1917
MAILLARD Rose, 88 ans, de Presles et Boves Aisne, le 4 septembre 1918
LECLERC Louise, 82 ans, de Braine, 11 septembre 1918
BREBANT Louis Eugène, 68 ans, de Chivres et Mâchecourt, 16 octobre 1918
MEUNIER Clémence, 63 ans, de Chivres et Mâchecourt, 21 octobre 1918
CARLIER Marie, 67 ans, de Pierrepont, 29 octobre 1918
PARIZOT Madeleine Henriette, 4 ans, de Pierrepont, 28 octobre 1918
BERNARD Amélie, 79 ans, de Pierrepont, 3 novembre 1918
BAUDIER Léon Auguste Constant, 67 ans, 11 novembre 1918
FOUILLAUDE Julie, 84 ans, de Pierrepont, 22 novembre 1918
LACROIX Eugène Camille, 68 ans, de Pierrepont, 27 novembre 1918
COTTE Virginie, 84 ans, de Braine, 16 janvier 1919
Liste à rattacher probablement à la lettre du Ministère de l’Intérieur du 17 juillet 1920 (2ème document après cette liste)

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Doit la Commune de Burelles A Monsieur BAUCHART Léonard
10 décembre 1914 Enterrement d’un homme de Blanche GONTIER Louis 10.
31 janvier 1917 Enterrement de FLIES Joseph 10
7 août 1918 Enterrement de Ursmer DUROZOY 10.
5 septembre 1918 MAILLARD Rose d’une femme restant chez Mme DELHAYE 10.
21 octobre 1918 MEUNIER Clémence
2 trimestres pour sonner midi 12.50
2 jours pour tondre les haies du cimetière
Total : 60.50

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28 août 1917 CLEMENSART Théophile Mandaté le 21.12.1920
Art.19 Bur. ….
Du bureau de bienfaisance
REPUBLIQUE FRANCAISE MINISTERE DE L’INTERIEUR
Paris, le 17 juillet 1920
Le Ministre de l’Intérieur A Monsieur le PREFET de l’AISNE

La Chambre des Députés a, dans sa séance du 8 juillet courant, décidé la prise en charge par l’Etat des frais de transport, dans les cimetières des communes d’origine, des corps des prisonniers civils et des réfugiés décédés hors de celle-ci.
En vue de l’exécution de cette mesure, j’ai l’honneur de vous prier de vouloir bien me fournir pour le 15 septembre un état, par commune, des corps des prisonniers civils et des réfugiés inhumés dans votre département, avec l’indication de leurs communes d’origine.

Pour le Ministre de l’Intérieur,
Le Sous-Secrétaire d’Etat,
Signé : R. DAVID

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PREFECTURE DE L’AISNE
Réfugiés.
Transmis à Messieurs les Maires
en les priant de m’adresser l’état
demandé en ce qui concerne leur
commune pour le 5 septembre au plus
tard.
Laon, le juillet 1920 LE PREFET Lucien SAINT

note manuscrite : état envoyé le 17 août 1920
1ère Division République Française
2ème Bureau
Remboursement
de frais de transport
de corps
PREFECTURE DE L’AISNE
Le Préfet de l’Aisne a l’honneur de prier Monsieur le Maire de Burelles de vouloir bien remplir les états modèle n0 11 ci-joints relatifs au remboursement des frais de transport et de réinhumation du corps de Monsieur GENTILINI Henri 91ème R.I.arrivé en sa commune le 2 octobre 1922.
Ces états établis conformément aux instructions et au tarif ci-joints devront lui être renvoyés, dans le plus bref délai, accompagné du bulletin individuel du corps transféré.
Laon, le 17 octobre 1922
Pour le Préfet de l’Aisne :
Le Conseiller de Préfecture délégué

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Ministère des Pensions PARIS, le 123 octobre 1921
Service de l’état-civil, des successions et sépultures militaires
CABINET                                                            Le Ministre des Pensions
(Section administrative) 23, Boulevard Saint-Germain                                       à Messieurs les PREFETS
N° 1697             S.A.        
OBJET : Frais de magasinage et de stationnement    
Il a été remarqué que les factures afférentes au transport des corps militaires morts pour la France, produites par les Grands Réseaux comprennent, au titre des wagons dirigés sur les gares de dernière destination (transport entre la gare départementale à la gare de dernière destination) des frais de magasinage et de stationnement.
 J’ai l’honneur d’appeler votre attention sur l’absolue nécessité d’éviter formellement à l’avenir l’enregistrement desdits frais et je vous prie de vouloir bien donner des instructions impératives à ce sujet à MM. Les Maires de votre département.
Je vous serais obligé de leur rappeler que les wagons contenant les cercueils destinés à leur commune doivent être rigoureusement libérés dans les délais fixés par les compagnies.
Il leur appartient à cet effet de faire placer immédiatement dans un local ou dépositoir à leur convenance, les cercueils destinés à leur commune afin qu’en aucun cas les dispositions prises pour la cérémonie funèbre ou la réinhumation ne retardent le libération des wagons.
Les frais de magasinage et de stationnement ne pouvant être engagés que par la négligence des communes, celles-ci doivent toujours pouvoir les éviter.
A l’avenir l’Administration centrale ne pourra prendre en aucun cas ces frais à la charge de l’Etat mais les laissera toujours à la charge des communes.
Par analogie, vous devrez laisser également à la charge des communes, les frais de magasinage et de stationnement dont le remboursement serait demandé par les compagnies de chemin de fer d’intérêt local.   
Pour le Ministre et par son ordre :  Le Sous-Intendant militaire de 1ère cla
Chef du Service,Si gné : Bo…bé.
Copie conforme transmise A Monsieur le Maire d ………..pour exécution en ce qui le concerne.
                      Laon, le 21 octobre 1921                                  Le Préfet,

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1ère Division République Française
2ème Bureau PREFECTURE DE L’AISNE
Transport de corps au frais de l’état Laon, le 2 octobre 1922
Le Préfet de l’Aisne
à Messieurs les Maires du Département.
J’ai l’honneur de vous prier de vouloir bien porter, d’urgence, à la connaissance de vos administrés que les veuves, ascendants et descendants des militaires ou marins morts pour la France, décédés en captivité pendant la guerre 1914-1918, qui renoncent pour leur morts, à la sépulture perpétuelle dans le cimetière national qui sera créé à Sarrebourg, pour recevoir les corps des prisonniers de guerre français décédés en Allemagne, peuvent demander le transfert de corps de leur parent aux frais de l’Etat, dans le cimetière de leur choix.
Les demandes de transfert gratuit devront parvenir au Ministère des Pensions (service des sépultures militaires, 14, rue de Lowendal, à Paris 7ème avant le 15 octobre 1922 à 19 heures, dernier délai, sous peine de forclusion.
A défaut de formules imprimées mises à la disposition des familles dans les mairies, les demandes pourront être présentées manuscrites, sous réserve d’être très lisiblement écrites, dûment légalisées et de contenir tous les renseignements indiqués par la formule imprimée dont le modèle a été publié au Journal Officiel du 2 octobre 1920.
J’ajoute que les demandes qui ont été antérieurement adressées au Ministère des Pensions ne devront pas être renouvelées qu’elles aient ou non été produites dans les délais réglementaires.
Le Préfet de l’Aisne                                                                                    A. BONNEFOY Sibour.

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LAISSEZ-PASSER Par auto
Par autorisation spéciale du Ministre des Pensions, accordée en vertu du décret du 28 septembre 1920,
Monsieur MASSART, avenue du Polygone 50 à Vincennes, Seine, est autorisé à transporter de Aix la Chapelle « frontière » à Burelles, Aisne, sans emprunter la voie ferrée, le corps de MASSART Denis Hubert.
Paris, le 10 juillet 1922
Pour le Ministre des Pensions,
Et par son ordre,
Le Chef du Service de l’Etat-Civil, des
Successions et des Sépultures militaires,
Pour laisser passer en territoire belge
Bruxelles, le 19 juillet 1922
Le Ministre de la Défense Nationale,
Par Ordre :
Pour le Secrétaire Général,
Le Directeur Spécial de l’O.S.M. délégué

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Mairie de BURELLES
Certificat de réception et d’inhumation
de Monsieur MASSART Denis Hubert
Nous, DION Louis Joseph, maire de Burelles, certifions avoir reçu le 8 septembre dernier, le cercueil renfermant les restes de Monsieur MASSART Denis Hubert, décédé à la prison de Wittlich Allemagne, le 16 juillet 1916.
Nous avons constaté que ce cercueil était intact et nous avons fait procéder à l’inhumation immédiate dans le cimetière de Burelles.
De tout envoi, nous avons dressé le présent procès-verbal.
A Burelles, le 8 septembre 1922
Le Maire, Dion

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LA PENSEE
SOCIETE ANONYME AU CAPITAL DE 750.000 FRANCS
Ayant pour but l’exécution des volontés de tout adhérent à la Société et notamment l’édification et l’entretien des tombes et monuments dans les différents cimetières de la France, de ses colonies et de l’Etranger.
Je soussigné MASSART Maurice
Profession Lieutenant d’artillerie
Demeurant à Vincennes 50 avenue du Polygone Département Seine
Donne pouvoir à la Société « LA PENSEE » dont le siège social est à Paris, rue de Turbigo, n°45, pour faire procéder, à mon nom et pour mon compte, à l’exhumation et au transport de corps de mon père
Nom et prénoms MASSART Denis
Qualité Civil en captivité
Décédé le 16 juillet 1916
Inhumé le 16 juillet 1916
Dans le cimetière de Wittlich Rheinland
Canton n° Rang n° Fosse n° reconnue
Faire toutes les démarches près des autorités civiles et militaires pour obtenir les autorisations nécessaires.

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REPUBLIQUE FRANCAISE
Ministère des Pensions
Service de l’état-civil, des successions
et des sépultures militaires
Affaire Militaires Paris, le 25 juillet 1922
23, Bld Saint-Germain
PARIS
Je vous adresse les pièces ci-jointes pour vous permettre le transport par auto à titre onéreux de Aix la Chapelle « frontière » à Burelles Aisne du corps de votre fils
1° – Autorisation allemande
2° – Laissez-passer du Ministère des Pensions
Il vous appartient maintenant de vous munir près de l’Ambassade Allemande à Paris, d’un passeport pour vous rendre sur le lieu d’inhumation.
Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de ma considération.
Le S/Intendant Mre de 1ère Classe Chef du Service


Wittlich, den 12 mai 1922
B e s c h e i n – g u n g
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Der franz. Mission zur Nachforschung nach Verschwundenen wird hiermit die Erlaubnis arteilt, die Leiche des auf dem Friedhofe zu Wittlich beerdigten Herrn Denis Hubert MASSART zwecks Uberführung in die Heimat ausgraben zu lassen.
POLIZEI VERWALTUNG
WITTLICH

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Transport des corps des militaires morts pour la France
DEHARBE Léon
DOMBRAGE Léon
GENTILINI Henri
FORTIN Camille
MASSART Denis
Transmis à Monsieur le Ministre des pensions
Service des sépultures militaires
14 avenue Lowendal
Paris 7ème
Le 1er décembre 1920

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MINISTERE DU TRAVAIL REPUBLIQUE FRANCAISE
ET DES PENSIONS ————————————
Comité Départemental des Laon, le 16 novembre 1920
Mutilés, réformés, veuves
de la Guerre
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Bureaux et Services Le Préfet de l’Aisne
18 bis, rue du Cloître (près Président du Comité Départemental
la cathédrale) des Mutilés, Réformés et Veuve de la Guerre
Téléphone : 100
Monsieur le Maire,
Pour repérer dans toutes les mesures du possible, le préjudice subi par les mutilés, réformées, Veuves de la Guerre, le Parlement, par une série de lois, a déterminé les droits de tous ceux qui ont été victimes de la guerre.
Dans notre Département, il a été constitué un Comité Départemental des Mutilés, Réformés, Veuve de la Guerre, dont le siège est 18 bis, rue du Cloître, Laon. C’est là que doivent s’adresser tous ceux qui désirent, renseignements, conseils, aide, secours.
Le Comité Départemental serait très heureux de connaître, pour permettre l’établissement du fichier national, le nom, l’adresse, la profession de tous les mutilés, réformés, veuves de la Guerre, existant dans le Département.
Ces renseignements lui permettraient de suivre avec la plus grande bienveillance et avec le souci de s’intéresser à leur sort, tous ceux qui les lui fourniraient.
Je vous serais reconnaissant, Monsieur le Maire, si vous vouliez engager les Mutilés de votre Commune avec lesquels vous êtes en contact quotidien, à se découvrir et mieux, si vous pouviez même, me fournir les renseignements que je désire.
es adresser au Chef du Service administratif du Comité des Mutilés, 18 bis, rue du Cloître à Laon.
Pour le Préfet
Le Chef du Service Administratif
Note manuscrite : LEFEVRE Philimon, Vve DOMBRAGE, Vve DEHARBE, Vve FORTIN, Vve GENTILINI – Etat envoyé le 20 novembre 1920

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3ème Division République française
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.ème Bureau P R E F E C T U R E de l’A I S N E
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Transport de corps
aux frais de l’Etat
———————- Laon, le 24 septembre 1925
Le Préfet de l’Aisne
à Messieurs les Maires du département,
Monsieur le Ministre des Pensions m’informe que les dépenses des exercices antérieurs à 1925, relatives à la restitution des corps des militaires morts pour la France, doivent être liquidées définitivement avant la clôture de l’exercice en cours.
En conséquence, et pour me permettre de prendre, dans le moindre délai, toutes dispositions utiles en vue de satisfaire aux instructions de Monsieur le Ministre, je vous serais obligé de vouloir bien me faire connaître avant le 15 octobre prochain, si les frais concernant le transport des corps, en votre commune ont été réglés.
Le Préfet de l’Aisne : G. BEGUE

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ALLOCATIONS AUX HABITANTS TRAITES PAR LES ALLEMANDS COMME DES PRISONNIERS CIVILS
1920
Arrondissement de Vervins PREFECTURE DE L’AISNE
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Canton de Vervins Service des Réfugiés
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Commune de Burelles Allocation attribuée aux habitants des régions libérées traités par
les Allemands comme des prisonniers civils
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N° 30354 du dossier
(1) Nom et Prénom Je soussigné, COCHET Léonce
(2) Commune et Département né à BURELLES
(3) Jour, Mois et An le 17 septembre 1900 de nationalité française,
(4) ou avoir droit à l’allocation, résidant à Burelles, domicilié
il faut remplir l’une des condi- avant les hostilités à Burelles demande
tions ci-après : à bénéficier de l’allocation indiquée ci-dessus
a) ou avoir été emmené dans un camp pour les raisons suivantes :
de concentration ;
b) ou avoir été emprisonné soit emmené en colonne (col.n° 160 dirigée par
par prévention, soit en raison Mulat en Belgique
de condamnation, pour d’autres du 8 octobre 1918 au 15 septembre 1918
motifs que des délits de droit
commun ; A Burelles, le 22 mai 1920
c) ou encore avoir été emmené de
force chez soi en colonne et
immatriculé dans les brigades Signature : COCHET
de travail allemandes et de ce
chef traité en prisonnier civil. L’exactitude des faits et dates consignés à la
Indiquer le numéro de la co- demande ci-dessus est certifiée par nous,
lonne ou numéro matricule. Maire de Burelles et par nous THIEBAUT
Si le pétitionnaire remplit l’une Jules ROSELET Abeilard tous deux
de ces trois conditions, il devra habitant de cette commune.
Porter la mention correspondant A Burelles, le 22 mai 1920
à sa situation en indiquant les Le Maire Les deux témoins
dates dans l’intervalle desquelles DION ROSELET THIEBAUT
il a été traité comme prisonnier civil.
5) Commune
6) Le décompte s’établit (non par jour
mais par mois, tout mois commencé
étant acquis à l’intéressé, sur les bases
suivantes :
a) 0.05 par jour d’Août 1914 au
30 Septembre 1915
b) 0.25 par jour du 1er Octobre 1915 au
30 Septembre 1918
c) 0.75 par jour du 1er Octobre 1918
au 11 novembre 1918
Note manuscrite en large : Rejet Evacué

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ALLOCATION ATTRIBUEE AUX HABITANTS DES REGIONS LIBEREES TRAITES
PAR LES ALLEMANDS COMME DES PRISONNIERS CIVILS
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Je soussigné COCHET Etienne, né à Burelles, le 4 juin 1895 de nationalité française, résidant actuellement à Burelles, domicilié avant les hostilités à Burelles, demande à bénéficier de l’allocation indiquée ci-dessus pour les raisons suivantes :
emmené en colonne (n° 160 dirigée par Mulat) en Belgique
du 8 octobre 1918 au 15 novembre 1918
A Burelles, le 27 mai 1920 Signature : COCHET Etienne
L’exactitude des faits et dates consignées à la demande ci-dessus est certifiée par nous, Maire de Burelles et par nous, THIEBAUT Jules et ROSELET Abeilard tous deux habitants de cette commune. A Burelles, le 29 mai 1920
Le Maire, Les deux témoins,
DION ROSELET J. THIEBAUT
Note manuscrite : Rejet évacué

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ALLOCATION ATTRIBUE AUX HABITANTS DES REGIONS LIBEREES TRAITEES
PAR LES ALLEMANDS COMME DES PRISONNIERS CIVILS
Je soussigné, BOURGEOIS Maurice, né à Burelles, le 1er octobre 1899 de nationalité française, résidant actuellement à Burelles, domicilié avant les hostilités à Burelles, demande à bénéficier de l’allocation indiquée ci-dessus pour les raisons suivantes :
emmené en colonne (col.160 dirigée par Mulat) en Belgique
du 8 octobre 1918 au 17 novembre 1918
A Burelles, le 27 mai 1920 Signature : COCHET Etienne L’exactitude des faits et dates consignées à la demande ci-dessus est certifiée par nous, THIEBAUT Jules et ROSELET Abéliard tous deux habitants de la commune. A Burelles, le 19 mai 1920
Le Maire, Les deux témoins,
DION ROSELET J.THIEBAUT Note manuscrite : Rejet évacué

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ALLOCATION ATTRIBUE AUX HABITANTS DES REGIONS LIBEREREES TRAITES
PAR LES ALLEMANDS COMME DES PRISONNIERS CIVILS

Je soussigné CLEMENSART Maurice, né à Burelles, le 9 octobre 1895 de nationalité française, résidant actuellement à Burelles, domicilié avant les hostilités à Burelles, demande à bénéficier de l’allocation indiquée ci-dessus pour les raisons suivantes :
emmené en colonne en Belgique (col. n° 160 avec Mulat)
du 8 octobre 1918 au 15 novembre 1918

A Burelles, le 22 mai 1920 Signature : CLEMENSART L’exactitude des faits et dates consignés à la demande ci-dessus est certifiée par nous, Maire de Burelles et par nous THIEBAUT Jules et ROSELET Abeilard tous deux habitants de cette commune. A Burelles, le 22 mai 1920 Le Maire, Les deux témoins, DION ROSELET J.THIEBAUT
Note manuscrite : Rejet évacué

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ALLOCATION ATTRIBUEE AUX HABITANTS DES REGIONS LIBEREES PAR LES
ALLEMANDS COMME DES PRISONNIERS CIVILS

Je soussigné, DEHARBE Henri, né à Burelles, le 30 juillet 1898 de nationalité française, résidant actuellement à Burelles, domicilié avant les hostilités à Burelles, demande à bénéficier de l’allocation indiquée ci-dessus pour les raisons suivantes :
emmené en colonne en Belgique (colonne 160 avec Mulat)
du 8 octobre 1918 au 15 novembre 1918

A Burelles, le 15 mai 1920 Signature : DEHARBE Henri</code></pre></li> L’exactitude des faits et dates consignés à la demande ci-dessus est certifiée par nous, Maire de Burelles et par nous, THIEBAUT Jules et ROSELET Abeilard, tous deux habitants cette commune. A Burelles, le 19 mai 1920 Le Maire,
Les deux témoins, DION ROSELET J.THIEBAUT
Note manuscrite : Rejet évacué

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ALLOCATION ATTRIBUEE AUX HABITANTS DES REGIONS LIBEREES PAR LES
ALLEMANDS COMME DES PRISONNIERS CIVILS

Je soussigné THIEBAUT Marcel, né à Burelles, le 8 décembre 1898 de nationalité française, résidant actuellement à Burelles, domicilié avant les hostilités à Burelles, demande à bénéficier de l’allocation ci-dessus pour les raisons suivantes :
a été emmené en Belgique avec la colonne commandée par Mulat, soldat
allemand du 10 octobre 1918 au 17 novembre 1918 (était prisonnier civil, ne rentrait pas chez lui).

A Burelles, le 16 juin 1920 Signature THIEBAUT L’exactitude des faits et dates consignés à la demande ci-dessus est certifiée par nous, Maire de Burelles et par nous, ROSELET Abeilard et WALME Firmin, touts deux habitants de cette commune.
A Burelles, le 16 juin 1920 Le Maire, Les deux témoins, DION ROSELET WALME
Note manuscrite : Rejet évacuation 2 mois

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ALLOCATION ATTRIBU2E AUX HABITANTS DES REGIONS LIBEREES TRAITEES
PAR LES ALLEMANDS COMME DES PRISONNIERS CIVILS

Je soussigné DUCAS Fernand, né à Guise, le 12 février 1901 de nationalité française, résidant actuellement à Burelles, domicilié avant les hostilités à Burelles, demande à bénéficier de l’allocation ci-dessus pour les raisons suivantes :
a été emmené en Belgique avec la colonne MULAT du 10 octobre 1918
17 novembre 1918. N’avait aucun salaire, était nourri et gardé par l’ennemi. A Burelles, le 18 juin 1920

Signature : F. DUCAS
L’exactitude des faits et dates consignées à la demande ci-dessus est certifiée par nous, Maire de Burelles et par nous ROSELET Abeilard et TOPIN Arthur, tous deux habitants de cette commune. Le Maire, Les deux témoins,
DION ROSELET TOPIN
Note manuscrite : Rejet évacuation 2 mois

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Secrétariat Général B.A PREFECTURE DE L’AISNE
à la Reconstitution
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Service du Personnel Laon, le 15 février 1923
et de la
Comptabilité Générale
-------
Bureau du Secrétariat
-------------------- LE PREFET DE L’AISNE
à Monsieur le Maire de Burelles Je suis saisi de demandes formulées par plusieurs habitants de votre commune dont les noms figurent d’autre part, en vue de bénéficier des dons du vestiaire départemental. J’ai le regret de vous faire connaître que les approvisionnements mis à la disposition de mon Administration par les Régions Libérées sont complètement épuisés et qu’il ne m’est désormais plus possible de donner suite aux demandes de cette nature.

Je vous prie de vouloir bien en aviser les intéressés. LE PREFET,
POUR LE PREFET ET PAR DELEGATION, LE SECRETAIRE GENERAL DEPARTEMENT DE L’AISNE

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RAPPEL D’ALLOCATION
------------------------------
SERVICE de la RECONSTITUTION

aux évacués en région envahie
----------------------------------- --RETENUES opérées sur le rappel de l’allocation aux réfugiés, évacués de la Commune de BURELLES

Nom et Prénoms- domicile actuel - Avances en especes - Avances en nature -Observations
DUBOIS Emile -Grandrû - 16.95 Grandrû

LESIEUR Achille -Grandrû - 101.55 Grandrû Totaux 118,50 Grandrû : Oise

Mme DEHARBE DESSE
Mme Veuve DEHARBE GENTILINI

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VIE LOCALEet Secours
PREFECTURE DE L’AISNE Rappel d’allocation aux évacués en pays envahis

LAON, le 17 novembre 1922 LE PREFET de l’AISNE à Monsieur le Maire de Burelles, J’ai l’honneur de vous adresser sous ce pli un état des retenues opérées à titre d’avances en espèces et en nature pour le compte de votre commune sur les rappels d’allocation aux réfugiés en pays envahis, accordés par Monsieur le Préfet de l’Oise.
Le mandatement de ces avances sera effectué u profit de votre commune dès que les crédits nécessaires auront été délégués à ce département par le Ministère des Régions Libérées. Pour le Préfet, Le Conseiller de Préfecture délégué

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SOUS-PREFETURE DE VERVINS PAIEMENT DE L’INDEMNITE DE DEMOBILISATION Note Vervins, le 22 mai 1919
Il est rappelé à Messieurs les Maires que conformément aux dispositions des art. 10 et 12 du décret et de l’instruction du 27 mars 1919, les déclarations en vue d’obtenir le paiement de l’indemnité de démobilisation ne doivent être certifiées par eux que lorsque les militaires visés aux alinéas 6 et 7 de l’art.10 du décret ont perçu au titre de leur traitement et de leur solde, des émoluments supérieurs à un traitement annuel de 5000 francs et elle ne porte que sur la désignation des enfants âgés de moins de 16 ans légalement à charge des intéressés. Dans tous les autres cas, le rôle du maire soit se borner : 1 ° - vérifier si la déclaration est conforme aux dispositions de l’art.10 du décret précité 2 ° - à faire parvenir ensuite sans délai au dépôt intéressé ladite déclaration sans avoir à l’apostiller ou la viser. Le Sous-Préfet 10ème Région
Guingamp, le 1er avril 1919 Dépôt du
161ème Régt d’Infanterie

Le Lieutenant Chef du Bureau des Effectifs du Dépôt du 161ème Régiment d’Infanterie à Monsieur le Maire de Burelles Aisne

J’ai l’honneur de vous informer, en réponse à votre note du 18 mars 1919 qui m’est parvenue par le Bureau de Recrutement de St Quentin, que le soldat CATIGNY Firmin Prosper a été fait prisonnier, interné au lazaret de Amberg, a été rapatrié d’Allemagne le 21 décembre 1918, permissionnaire de 30 jours du 29 décembre à Mérinville Lorignac (Hte Garonne) et a rejoint le 14ème Régiment d’Infanterie le 26 février 1919.
Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’assurance de mes sentiments distingués. AISNE

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Demande de Majoration de Pécule
Monsieur le Maire, Je soussigné, DEHARBE Jules, domicilié et résidant à Burelles, soldat au 5ème Génie, ai l’honneur de vous informer que j’ai été rendu définitivement à la vie civile le 12 février 1919 par le dépôt démobilisateur de Laon.
En conséquence, je vous serais obligé de me faire obtenir les majorations de pécule auxquelles j’ai droit comme ayant lors de ma libération trois enfants de moins de 16 ans légalement à ma charge savoir : DEHARBE Madeleine née à Burelles le 20 mars 1910 DEHARBE Robert né à Burelles le 14 décembre 1912 DEHARBE Marcel né à Burelles le 21 janvier 1914
Le Carnet de Pécule dont j’étais titulaire s’élevait à la somme de quarante et un francs qui m’a été payée le 21 février 1919 par le Percepteur de Gercy. Je demande à percevoir les dites majorations à Vervins, perception de Gercy. Agréer, Monsieur le Maire, l’assurance de mes sentiments respectueux.


Note : il existe un modèle de cette lettre au nom de DEHARBE Julie Vve FORTIN domiciliée à Burelles, résidant à Burelles, sans autres renseignements. AISNE

Demande de Majoration de Pécule Monsieur le Maire,
Je soussigné, DION Albert, domicilié et résidant à Burelles, sous-officier au 287ème Régiment d’Infanterie que j’ai été rendu définitivement à la vie civile le 22 février 1919 par le dépôt démobilisateur de Laon.
En conséquence, je vous serais obligé de me faire obtenir les majorations de pécule auxquelles j’ai droit comme ayant lors de ma libération un enfant de moins de 16 ans légalement à ma charge savoir : DION Anaïse Julie née à Burelles le 18 janvier 1910 Le Carnet de Pécule dont j’étais titulaire s’élevait à la somme de cinq cent vingt cinq francs qui m’a été payée par le Percepteur de Gercy.
Je demande à percevoir les dites majorations à Vervins, Perception de Gercy.
Agréer, Monsieur le Maire, l’assurance de mes sentiments respectueux.

DIVERSES NOTES SUR FEUILLES DE CAHIER
DEHARBE Jules
Soldat 5ème Génie
12 février 1919
3 enfants
Madeleine née le 20 mars 1910
Robert né le 14 décembre 1912
Marcel 21 janvier 1914 ……. Charles Sous-officier 45ème Régiment
2 avril 1919
1 enfant – André né à Gronard le 4 mai 1913
Prisonnier le 16 juillet 1916 FORTIN Gaston Soldat Art.42ème
Démobilisé 29 à Laon -30 mars 1919
1 enfant – Gaston né le 12 février 1915 V.C 40 - 10 avril
2 C 188 - 15 mai
_
288

Pécule ROBINET Eugène – 165ème Régiment d’Artillerie à …
3 janvier 1919 – Laon
1 enfant
Zélie née le 21 octobre 1905 154 X Vervins – 25 janvier
58 DION Albert Officier 287ème Régiment d’Infanterie
22 février 1919
1 enfant – Anaïse Julie née le 18 janvier 1910 BRANCOURT Marie domicile et résidant à Burelles veuve de M. DOMBRAGE Léon Ferdinand Sous Officier 13ème Régiment d’Artillerie Cle Monde résidant à Burelles le 2 août 14
DOMBRAGE René 21 octobre 1909
André 28 mai 1913
2 X __ Burelles P.de Vervins MARC Marthe – domicile et rendue à Burelles Veuve DEQUESNE
Sous-officier 67ème d’Infanterie
Décédé le 5 mai 1917