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Auguste Labouret

Thème : Patrimoine, Personnalités | Catégorie : Arts | Commune(s) : HIRSON, LAON


Maître- Verrier, Maître- Mosaïste

La demeure où grandit Auguste Labouret à Hirson, demeure qui abrite maintenant le musée Alfred Desmasures . Un espace y est dédié à l’artiste.

Sa vie

La signature d’Auguste Labouret

20 mars 1871, naissance à Laon d’Auguste Adolphe Labouret, fils d’Adolphe Labouret, avoué, et de Marie- Albertine Millet, originaire d’Hirson.
La famille habite près de la cathédrale où le jeune Auguste aime se promener
En 1879, son père est nommé conseiller à la cour d’appel d’Amiens.
Il s’y promène souvent avec son vieux voisin, Jules Verne, qui lui raconte des histoires extraordinaires.
Après les études secondaires au lycée d’Amiens, il va à la faculté de Paris suivre des études de Droit.
Au bout de deux ans, il arrête ses études de Droit et s’inscrit aux Beaux Arts, section peinture, suit les cours de l’école du Louvre, de l’Académie Julian, et de l’atelier Colarossi.
En 1899, il réalise le portrait de son père qui habite maintenant au ” château d’Hirson “, propriété de son épouse.
En 1902, il est maître- verrier
En 1904, il est officier de l’Académie.
En 1906, il épouse Jeanne Sauer
1908, naissance de sa fille Claire.
En 1913, il est officier de l’Instruction publique

Après la première guerre mondiale, il est chargé de rédiger un rapport sur l’état des verrières classées de France.
En 1921, il parcourt la Bretagne à bicyclette, s’achète une propriété à Kerveron à la pointe de Crozon et réalise beaucoup de vitraux dans les églises bretonnes
En 1937, il est président de la classe vitraux pour l’exposition universelle
En 1938 ; il est chevalier de la légion d’honneur
En 1938, il entreprend les mosaïques de la Basilique de Beaupré au Canada, ce qu’il considère comme étant son chef d’œuvre.
Retenu au Canada pendant la guerre, c’est sa fille Claire qui prend la direction de l’atelier de Paris.
En 1945, il emporte le prix pour la réalisation de 240 vitraux de Saint- Anne de Beaupré, il a 74 ans.
Il ferme son atelier en 1962
Il se retire à Kerveron et y décède le 13 février 1964.

Son oeuvre

Le buffet de la gare de Saint-Quentin

Elle est colossale !

Il restaure les vitraux des cathédrales de : Amiens, Lyon, Quimper, Rouen, de la Basilique de Saint-Quentin
Il innove un nouveau procédé : le vitrail en dalle de verre cloisonné en 1933, il dépose un brevet en France mais aussi en Suisse, Belgique, Angleterre, Allemagne

Il réalisera des travaux pour :

-les ministères (salle de bains en mosaïques pour la réception des souverains d’Angleterre en 1938 …….)
-les gares (Saint-Lazare, Albert, Chauny, Saint-Quentin : décoration du hall, du bureau de poste, du buffet, Noyon…)
-les grands magasin (Galerie Lafayette, Louvre, Bon Marché …..)
– les paquebots comme le Normandie…..
-les mairies …….
-les casinos Vittel, Paris Plage, Dieppe …..
– les théâtres, les cinémas (Folies bergères ….)

En France mais aussi à l’étranger (Angleterre, Italie, Allemagne, Portugal, Cuba, Japon, Amérique du Sud ……)
La liste est loin d’être exhaustive……


Un grand artiste trop méconnu dans sa région !


Articles et photos : Maryse Trannois