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Société cantonale d’encouragement à l’étude de l’histoire locale du canton de vaud

 

 

Société cantonale d’encouragement à l’étude de l’histoire locale du canton de vaud

 

 

 

 

 

HISTOIRE DE MAISSEMY

 

 

 

 

PAR M. TH. COLLART

 

 

 

Directeur d’école honoraire

 

 

 

 

Maire de Pontruet

 

MAISSEMY

 

 

1 –Géographie

 

            De Vermand, après environ 4 kilomètres, deux bonnes routes conduisent à Maissemy.

            L’une, chemin de Bellenglise, partant du passage à niveau de Bihécourt, le D33 descend vers Vadancourt, partie basse du village ; la seconde, le D73, reliant la commune de Châtillon à celle de Vendhuille traverse Villecholles qui fut autrefois du village de Maissemy, borde à gauche le grand étang de Bihécourt et à droite le nouveau cimetière entièrement clos, atteint la place du pays où s’élève le monument aux morts et tout près la mairie-école, forme ensuite une fourche dont la branche de gauche se dirige vers Pontru ; celle de droite de 76 m d’altitude, dessert d’abord trois fermes et plusieurs maisons, atteint 93 m à  la sortie du village, 116 m à la Croix Saint Claude, 126 m au point de jonction avec la nationale 336 Saint-Quentin-Amiens, territoire d’Holnon.

            Maissemy est à 10 kms de Saint-Quentin, à 55 kms de Laon . L’Omigron y entre au NE déjà bien en eau, quoique seulement à environ 800 m de sa source, s’infléchit vers le SO en direction de l’étang de Bihécourt après avoir traversé les marais de Vadancourt à  74 m d’altitude.

            Le relief est formé par  trois mamelons que séparent des vallées, en direction des marais et étangs : le Vivreux 93 m, sur lequel est bâti l’essentiel du village,  la Grosse Borne qui culmine à 120 m et la Pâture d’Holnon à 118 m. Entre ces deux derniers se suivent la Vallée d’Enfer à 84 m et la vallée du Montfilloy  à 81 m . La partie nord du village, Vadancourt est fortement boisée dans les marais et étangs et sur les pentes du mamelon du Gué qui domine à 115 m où l’on voit encore au nord le Bois Blanc et les Longs Bois ; au milieu les bois du Milieu et du Parc à Loups et au sud le bois des Maillettes.

            Le livre rouge de la ville de Saint-Quentin donne une intéressante liste des anciens lieux dits de Maissemy (elle comprend 45 noms).

            Maissemy s’étend sur près de 800 ha dont 600 de terres cultivées, 80 de pâtures, 60 de bois, 25 de friches et de marais, 18 d’étangs, 6 de jardins et 10 de sols battus.

 

 

3 – économie

 

            La terre arable faite d’un limon sain est très favorable aux grandes cultures, essentiellement depuis toujours celle des céréales ; d’hiver le froment, de printemps avoine et blé, puis jachère ; repos ménagé à la terre qu’on ne pouvait fumer, carence qui, s’ajoutant aux faibles rendements de 12 à 15 quintaux, créait de gros soucis pour l’alimentation humaine essentiellement constituée par le pain et obligeait à accroître au possible les emblavures de blé, méteil et seigle.

 

            Les pâturages favorisés par le milieu humide et aussi les landes et les jachères, aidaient un élevage important de vaches et de moutons, de bovins, de chevaux. La production

 

 

 

Insuffisante de fumier accrue encore par le recours à la vaine pâture pour nourrir bovins et ovins à la culture des petites graines destinées à nourrir davantage de bestiaux ; lentillons, pois des champs, vesce d’hiver ou hivernache, féverolles.

 

            Vers 1825, on commence de pratiquer un troisième assolement par la culture des fourrages ; trèfle, luzerne et sainfoin, aussi celle de l’orge pour fournir les brasseries, chaque commune ayant au moins la sienne, et son tonnelier. On pratique l’assolement biennal alternant les plantes salissantes et les plantes sarclées. On développe également les cultures industrielles : lin, navette, colza, betterave, en même temps que se perfectionne l’outillage : charrue-brabant, pic pour la moisson.

 

            Dans la seconde moitié du 19è siècle, l’essor de la culture betteravière repris après la crise de 1838, connait une apogée de 1852 à 1882, permettant aux cultivateurs, actionnaires des sucreries créées aux endroits utiles, de toucher un intérêt de 1OO% ; la vente du sucre et des mélasses est alors profitable ; les saisonniers devenus indispensables, on tend vers la mécanisation tandis que les investissements sont rendus possibles. Les fermages montent de 30 à 50 % entre 1830 et 1880 mais surtout de 1840 à 1851 par la poussée des sucreries.

 

            Au début du 20è siècle commence la mécanisation, venue des Etats-Unis. L’époque du tracteur nait et avec elle la lente disparition des bœufs  et chevaux de traits. Commence aussi l’emploi massif des engrais chimiques, tout au moins dans la grande culture. Parrallèlement, les rendements s’étant accrus, il y a recul des terres labourables pour faire place aux prairies permanentes et artificielles et à un accroissement de l’élevage bovin.

 

            Après la guerre mondiale, jachères et vaines pâtures ayant disparu, la main d’œuvre agricole spécialisée se raréfiant, les bergeries commencent à se vider de leur cheptel. Aujourd’hui les moutons sont bien rares.

 

            La proximité des villes industrielles et la nécessité de fixer l’hiver une main d’œuvre saisonnière créent à Maissemy comme dans tous nos village une industrie textile à domicile la plus ancienne étant celle de la laine, puis à la campagne les toiles de lin du 13è au 15è siècle ; à partir du 16è les toiles fines : linons et batistes, ce qui constitue la layetterie du nom du petit rouet qui servait à filer le fil constituant la chaine des tissus (ratines et serges). C’est l’époque des mulquiniers.

 

            Dès 1765, on produit des tissus variés , légers, unis et brochés ; ce sont les châles et les tissus fins de la fin du 18è siècle qui remplacent les mousselines et soieries de la fin de l’ancien régime ; fileuses et tisseurs travaillent aux champs d’aout à octobre, ensuite aux métiers ; ils ont pignon sur rue, une large baie éclaire un demi sous-sol servant d’atelier et offrant les conditions maxima de temps et d’humidité pour le textile ; ils l’appellent ?????????

Ou cellier ; presque jusqu’à la fin du 19è siècle, femmes et enfants aident à la préparation des chaines et des trames ; une grande variété de tissus sont produits : mousseline, gaze d’ameublement, piqués, jaconas brillantes ou façonnées, tulle uni ou brodé, dentelles, picots, percales, cretonnes. Les fabricants sont en même temps des commerçants ; la filature a remplacée le rouet, et après la 2ème guerre mondiale, le tissage mécanique à supplanté le tissage à la main ; le métier à broder à bras apparu en 1828 a céder le pas aux métiers des broderies mécaniques.

 

 

 

 

 

 

3 – état-civil

 

            La population de Maissemy de 244 habitants en 1698, s’est rapidement accrue après la révolution ; elle fut de 415 habitants en 1800, de 421 en 1818, de 550 en 1836, de 657 en 1856 ; comme toutes les communes voisines, elle a connu son apogée sous le second empire ; la crise économique postérieure à 1900 affectant à la fois cultures et industries textiles la ramena à 474 en 1914 . L’occupation tracassière, les déportations, la destruction totale qu’imposa la Grande Guerre la fit tomber à 214 en 1936 et l’exode rural à 197 en 1954. Elle fut de 212 en 1962. La population enfantine est restée importante, constituant un effectif quasi pléthorique pour la classe mixte que durant 19 ans un excellent maître M. Michel LEGUAY a dirigé avec les meilleurs succès et la pleine satisfaction des parents. Hélas jeunes gens et jeunes ménages doivent maintenant trouver leur moyen d’existence à la ville ; ils contribuent ainsi au lent mais continu affaiblissement de la population au village.

 

 

 

Liste des premiers maires

 

            - 1792 François Danicourt,

 Procureur Legoeulle

Officiers publics : Dupuis et Cercu

 

            - 1795 Dachey

 

            - 1797 Huyon, agent municipal

                        François André, agent municipal

 

            - 1798 J-L Baudre, maire

                        Guy Tardieu, adjoint

 

            - 1799 Eloy Prévost, adjoint

 

            - 1802 Crapier, maire

                        Prévost, adjoint

 

            - 1810 Hubert Crapier, maire

                       

            - 1816 Beguin, maire

                        Ponchon, adjoint

 

            - 1821 Jacques Tardieu, maire

 

 

 

 

 

 

 

Liste des anciens curés et des personnes inhumées dans l’église

 

            - 1692             Jean Milard

            - 1705             L . Mauche

            - 1741             Frère Sennuel,

                                   Frère Marchand,

                                   Térré, prieur curé

            - 1742             Macquart

                                   Boileux

                                   Trocmé, bedeau

            - 1761             Duchesne

            - 1762             Dette

            - 1763             Blée

 

                        Contrairement à la coutume locale, seulement les familles seigneuriales ont leur sépulture dans l’église :

 

                        Le 2 juin 1739 le corps de Pélagie Lelong, 7 ans et quelques mois fille de M. Lelong et de feue demoiselle M.A. Vinchon seigneur de Burguet, inhumé vis-à-vis la chapelle de la Sainte Vierge en présence de Monsieur son Père et de demoiselle Anne Menuun veuve Vinchon sa grand-mère maternelle

 

                        Le 9 mai 1740 Anne Menuy, veuve Vinchon, enterrée dans la chapelle de la Sainte Vierge tandis que le 6 aout 1741 le corps de vénérable et discrète personne Messire Ch. Gilbert Meuche, chanoine régulier de l’ordre de Prémontré, chef d’ordre, prieur curé de Maissemy, âgé de 70 ans est inhumé par le curé de Bernes, doyen rural d’Athies, dans le cimetière de Maissemy.

 

                        Le 18 MAI 1746, est inhumée dans l’église Catherine de Quenescourt de la paroisse Saint-Pierre de Nesle, cousine de M.du Burguet seigneur de Vadancourt.

 

                        Le 26 MARS 1761, est inhumé sous le crucifix de l’église le frère Eugène Boisleux religieux de l’abbaye d’Arrouaise ;

 

                        Le 30 JANVIER 1766, Charlotte Françoise Martine, dame de Bray Saint Christophe, 22 ans, épouse de M. J-M. Lelong, écuyer, gendarme de la Garde ordinaire du Roi, inhumée dans la chapelle de la Sainte-Vierge.

 

                        Le 25 MARS 1768, J-M Lelong du Burguet, 39 ans est enterré dans la même chapelle.

 

                        ‘’L’an 1783, le 18è jour de septembre, haute et puissante demoiselle Charlotte Marie Joséphine Victoire Poitevin, fille de haut et puissant Seigneur Messire Charles Poitevin, Chevalier, Seigneur de Maissemy et autres lieux, Conseiller du Roi en ses conseils, Maître en requêtes ordinaire de son hôtel, Conseiller ordinaire en sa cour des aides et de haute et puissante dame Marie Josèphe Regnier, son épouse, a été présenté en cette église par

 

 

 

Messire José Denis Anselme, prêtre docteur en théologie, vicaire de la paroisse St Nicolas des Champs à Paris, a été inhumée dans le caveau de ses ancêtres situé dans la chapelle de la Sainte Vierge de l’église de Maissemy, par nous, prieur curé soussigné en présence de Messire Martin Alexandre Sejourné, preêtre bachelier en théologie de la faculté de Paris, y demeurant et de Charles Delabarre bourge de Paris, amis qui ont signé.’’

                                                                                            Blée, curé prieur

 

 

 

Liste des magistrats et des instituteurs

 

            - 1699             Simon Gossart, qui meurt à 40 ans en 1701 ayant louablement servi 26

                                   Ans la paroisse de Maissemy

            - 1701             Pierre CERCU, son épouse à nom Isabelle aux Enfants, et ses enfants

                                   Barbe et Marguerite aux Enfants

            - 1755             nous retrouvons Marguerite aux Enfants,

            - 1765             Nicolas aux Enfants, tailleur d’habits, ce nom de famille sera par la

                                   Suite Ozenfant. On le trouve déjà à Maissemy en 1738 avec Elisabeth

                                   Ozenfant.

            - 1737             Louis Huyon

            - 1770             Quentin Huyon jusqu’en 1807, date de sa mort à 62 ans,

            - 1810             J. B. Bron

            - 1821             Cardon,

            - 1828             Louis Agathon Dubreuil

                                   Ces deux derniers ont épousé une fille de la commune.

 

 

4 – origine du nom

 

            Messiacum dans les textes latins, longtemps écrit Messemy, et même en tête du registre de 1775 : Mesmy.

 

5 – histoire connue

 

            Sous les Carolingiens, Maissemy fut un comté relevant de Estrées.

 

            Melleville donne pour ses anciens seigneurs connus :

           

            - 1124             Mathieu de Maissemy dit la gargotte,

                                   Gilles son fils

            - 1169             Bernier de Maissemi à qui succéda un de ses fils

                                   Robert, chevalier de Maissemy

            - 1247             Gilles II de Maissemy

            - 1268             Mathieu, écuyer, sire de Maissemy

            - 1270             Gillon de Maissemy

            - 1293             son fils Jean, dit Buridan

 

 

 

 

            - 1312             Oudart de Maissemy, chevalier

            - 1393             Jean de Ronsoy, seigneur dudit

            - 1404             Gilles Stançon, seigneur de Marteville, dont la fille Marguerite  épousa                                    un garde de la monnaie à St-Quentin, Le Cat

            - 1549             Florence de Blécourt, dame de Maissemy, vve de Jean Daumale,

                                   Seigneur de Mancelles

            - 15 ??             Bonne d’Auquesne, vve de Robert de Vignancourt, dame de Maretz

                                   Et de Maissemy,

                                   Catherin d’Aumale, seigneur dudit, capitaine des 100 suisses,

                                   Louis de Caulaincourt,

            - 1608             Philippe de l’Epinay, par le décès du précédent, son oncle,

            - 1650             Robert d’Aumale, par le don du précédent,

            - 1770-            1787    Poitevin de cuni

            - 1780             M. de Cambronne

 

                        A la fin du 18è siècle, Maissemy faisait partie de la généralité d’Amiens, des bailliages et élection de Saint-Quentin, du diocèse Noyon, canton d’Athies.

                        Patron : Saint-Pierre.

                        Comme les villages voisins, Maissemy eut à souffrir des invasions romaines et germaines. De 241 à 275, beaucoup d’habitants durent fuir devant 4 invasions devant ces germains. Au début du siècle, ils subissent les vandales. Au VIIè siècle ils souffrirent des luttes entre Austrasie et Neustrie. Au IXè siècle, ils subirent les pillages normands, plus tard les luttes seigneuriales entre les comtes de Flandre et de Vermandois, celle entre le Roi de France et le Duc de Bourgogne, et surtout avec la lutte de la maison d’Espagne et celle d’Autriche. Ils ont connu les ravages anglais de la guerre de cent ans, et ceux des espagnols de la guerre de trente ans ; ils ont courageusement tenu tête, non sans cruels dommages, aux invasions de 1792, 1814, 1815, 1870-71, 1914-18, 1940-44.

                        Rien de particulier ne nous est connu de ce martyrologue, mais je vais tenter de vous rappeler, quelques évènements importants de votre histoire, marqués pour toujours dans vos registres paroissiaux.

 

                        La plupart des communes, sous l’Ancien Régime, avaient un maire, et pour assurer la police et  les premières démarches de la Justice, un lieutenant élu ; en 1694, à Maissemy ce fut Pierre Lefébure, laboureur qui mourut à 40 ans ; en 1739, c’était Jean Nicaise laboureur également.

                        A la fin du 17è siècle on meurt très jeune, sans doute en raison de l’air malsain des marais et du manque d’hygiène, des travaux pénibles pour les travailleurs, et d’une nourriture insuffisante. Pour les années 1694-95 seules, je relève ces âges au décès : Marie Croquet 21 ans ; Jean Aubert, tisserand 25 ans ; 4 enfants de 10, 14, 15, 16 ans ; Marguerite  Guerbe 20 ans ; Marie Delabarre 35 ans ; Marie Flamant 35 ans ; Marie Lombart 35 ans ; Cécile Vualon 20 ans ; veuve Marguerite Lefebure 28 ans ; Pierre Rougecat 30 ans. De 1692 à 1698, quatre jeunes hommes sont morts à 21 ans ; Martin Vibert, maréchal, 35 ans tandis que Vicalou, pauvre mendiant meurt à 60 ans.

 

            Dans la première moitié du 18è siècle, on meurt toujours jeune ; une épidémie en 1740 cause 22 décès de Mai à juillet. Le milieu du 19è a vu d’important déboisements et l’assainissement de ces endroits marécageux ; aussi peut-on constater une vie normale pour chacun et souvent longue pour beaucoup.

 

 

            Le fief et la cense de Bracheux de la paroisse de Pontru, mais tout proches de Maissemy, depuis longtemps disparus existaient encore à la fin du 17è siècle. Ils étaient situés à gauche du chemin de Bethaucourt à Pontru, près de la vallée qui vient de Gricourt, et se dirige sur l’Omignon du côté de Vadencourt. Cet endroit recevait les eaux de la vallée et celle de la fontaine Ste Hunégonde ; on l’appelait le vivier de Bracheul (Bracheul dépendait de la cure de Pontru).

            Les bois s’élevaient aux alentours de cette fontaine et en faisaient un lieu pittoresque ; il en est question dans une charte de 1068 du comte Hébert IV de Vermandois ; celui-ci fit don aux religieux de l’abbaye de Vermand , de trois servantes qui furent cause de scandale au monastère ; l’une d’elles Angeltrude était de Bracheul ; Bracheul dépendait de la cure de Pontru, mais relevait d’Hautencourt, ferme située sur le territoire de Benay et formait un fief relevant des seigneurs de Moy. Le domaine se composait d’environ 200 hectares avec le bois et le vivier de ce nom ; Marguerite Gueldre en était la fermière en 1694, et Michel Ledroit le fermier ; il l’était encore en 1703.

            De grands mariages se firent pour les seigneurs qui souvent , pour maintenir ou accroître leur patrimoine, convolaient avec des dispenses en raison de la consanguinité l’épouse choisie. Ils ne furent d’ailleurs pas les seuls à agir de la sorte ; Le 9 février 1694, mariage consanguin au 4è degré, avec dispense accordée par ‘’Mgr nostre illustrissime évêque et comte de Noyon’’ célébré à Maissemy, entre Pierre Mansard et Barbe Croquet. Le 4 juillet 1695, c’est Noël Dupuis et Barbe Dupuis qui s’épousent, 3è degré de consanguinité, avec la dispense du pape Innocent XII. Le 28 novembre 1697, se marièrent Hilaire Mansart et Barbe Bauduin, 4è degré, puis le 9 février 1700 même degré pour Louis Coquet et Marie Anne Joly.

 

            Arrivons aux seigneurs : le 10 juillet 1702, avec dispense papale, Charles Antoine Vinchon de Vadencourt, épouse sa cousine germaine Anne Maunuy de Fluquières ; le 8 juin 1706, c’est le mariage de Marguerite Vinchon, mineure, et de Nicolas Charpentier marchand de la paroisse de St-Jacques de St-Quentin ; de 1706 à 1736, un trou de 3O ans dans la tenue des registres paroissiaux de la plupart de nos communes du Vermandois nous prive de détails sur la vie de Maissemy. Le 26 avril 1740, Philippe Auguste Carlier, prieur de l’abbaye royale d’Homblières ordre de Saint-Benoît, donne la bénédiction nuptiale à Claude Charles Poitevin de Guny avocat au parlement, fils de Charles  Pointevin de Guny, avocat au parlement, et de feue demoiselle Jeanne Parizot son épouse, demeurant à Guiscart, et damoiselle Charlotte Agnès Vinchon, fille de feu Me CH. Ant. Vinchon, seigneur de Bracheux et damoiselle Anne Mauny, demeurant à Vadancourt. Témoins : Louis Poitevin de Génicourt, frère de l’époux, Alexandre Vinchon, seigneur de Bocquancourt, ci-devant fournisseur du Roy, oncle de l’épouse, Jean Lelong, seigneur du Burguet, officier de la chambre du Roy, beau-frère de l’épouse.

            Le 23 septembre 1743, c’est le mariage de Charles Maillet, avocat au parlement et du bailliage de St-Quentin et de demoiselle Marie Elisabeth de Gobinet de Villecholles, fille de M. CH. De Gobinet, seigneur de Villecholles, conseiller du Roy au bailliage et subdélégué de M. l’Intendant à la résidence de St-Quentin.

 

            Le 19 aout 1760, mariage de Messire Pierre René Joseph de Franssure, écuyer, capitaine en second du corps royal de l’artillerie à St-Quentin, fils de Messire Pierre René de Franssure, écuyer, ancien lieutenant colonel de Royal artillerie, seigneur de Vendheuille, et député aux etats du Cambrésis, et de dame Anne Françoise Dingard d’Auford et

 

 

 

 

mademoiselle Charlotte Antoinette Lelong de Vadancourt, native de Clastres, fille de Jean Lelong du Burguet, ancien mousquetaire de la Garde du Roy, officier de la grande vénérie de sa Majesté, seigneur de Vadancourt du Burguet et d’autres lieux, et de defunte dame Marie Anne Vinchon  ses pères et mères ; suit la liste des témoins et présents de situation considérable, pourtant utile à consulter.

 

            Le 20 novembre 1764, nait une fille Marie Marguerite Charlotte Sophie Lelong de J-Marie Lelong, écuyer, gendarme de la garde ordinaire du Roy, seigneur de Vadancourt et de Madame Charlotte Françoise Martine dame de Bray St-Christophe ; Cette jeune épouse meurt à 22 ans le 30 janvier 1766  inhumée dans la chapelle de la Sainte-Vierge à Maissemy ; son époux la suit de près le 25 mars 1768 il est inhumé au même lieu.

 

            Le 16 février 1773, Michel Alexandre Vinchon épouse avec dispense du 2è au 3è degré Anne Marguerite Fouquier de Gricourt.

 

            Le 20 novembre 1781, c’est le mariage de Ch. François Danicourt, chirurgien de Maissemy avec Rosalie Cauet fille du charpentier ; le 10 décembre leur nait un fils Ch. Louis Danicourt.

 

            Beaucoup d’enfants trouvés de l’hôpital de Paris étaient placés dans nos villages du Vermandois dès les premiers jours de leur naissance ; très peu arrivaient à l’âge adulte.

 

            Certains se mariaient et se fixaient définitivement dans le village ; Le 14 octobre 1788 le curé de Maissemy marie J-L Marié, valet de charrue et Marguerite Lolard de l’hôpital des enfants trouvés ; ce prêtre consciencieusement ayant observé sur  l’autorisation envoyée de Paris que la jeune fille portait un autre nom et qu’elle était légitime, se crut obligé de recommencer la célébration du mariage le 30 octobre ‘’pour l’honneur de cette fille et pour les avantages qu’elle peut tirer de sa famille’’.

 

            Maissemy a fourni aux armées de la 1ère république et du 1er empire de nombreux jeunes soldats ; en leur mémoire rappelons que L-B Loy né à Maissemy en 1780, voltigeur au 63è rgt de ligne, au service depuis le 15 brumaire an 14, comme conscrit de l’an neuf, est mort à l’hôpital de Madrid le 9 octobre 09 et que Jean François Crapier, né le 15 juillet 1789 à Maissemy, sous les drapeaux depuis 1813, au 76è rgt de  ligne, est entré à l’hôpital de Sarrelouis le 9 janvier 1814 pour y mourir le 17 juillet 1814 à 25 ans.

 

            Nous avons particulièrement souligné les faits se rapportant aux grands du  village ; s’ils ont contribué à sa prospérité comme fit plus près de nous le docteur Arbel, la meilleure part du travail persévérant et fructueux  revient aux cultivateurs, artisans, et ouvriers du pays. Nous marquerons donc la gratitude que nous leur devons, en vous donnant un bref tableau du monde du travail à différentes époques :

 

            A la fin du 17è siècle étaient

 laboureurs et liniers : Jean, Quentin et Mathieu Wallon, Barthélémy Dupuis ;

fermiers : Pierre et Anne Capart, Pierre Lefébure, Nicolas Vinchon, Antoine Clauet, François

Sautier

 

 

 

 

 

Valets de charrue : Pierre Urier, Pierre Mazure

Bergers : Jean Dupuis et François Rohart

Manouvrier : Nicolas Vuallet, Pierre Bauduin, François Croquet, Mathieu Billy, Laurent Trocmé, Noé Dufour, Gilles Masson, Jacques Mazure

Mulquiniers : Claude Trauet, Jacques Lannier, Jean Gilmont

Tisserands : Pierre Dupuis, Jean Lenfant

Brasseur et charron : Charles Courtois

Tonnelier : Pr. Bourlon

Maréchal : Martin Vuibert

Bourrelier : Nicolas Croquet

 

            Au milieu du 18è siècle :

 

Laboureurs : Pierre Fouquier, Jacques Lefeuvre, François Objois, François et Hubert Cocu, Jean Brohon, Jean et Antoine Clouet, Charles Duparcq, Jean François Crapier, Michel Fouquier ;

Valets de charrue : Marc, Hubert et François Mansart

Bouvier : Barthélémy Dupuis

Berger : Noël Dupuis

Jardinier : Pierre Pezé

Homme de peine : Pierre Trocmé

Batteurs : Alex. Morin, Hubert Maton, Ch. Francelle, Nicolas Merlier,

Bocquillons : J. Hutin, Antoine Fouquet,

Garde-bois : François Maton

Blatterier : Cl. Saudry

Mulquiniers : Quentin Lefeuvre, et Jacques Lanier

Meunier : Henri Legueil

Cabaretier et tailleur d’habits : J. L. Croquet

Charrons : Pierre Tricot et Jacques Courtois

Charpentiers : Cl. Chamberlin, Fr. Lejeune, Thomas Cauet, Louis Dives,

Serruriers : Joseph Sauvet,

Bourliers : Nicolas Croquet

Couvreur en chaume : alex. Carlier

Marchand rouleur : Joseph Pierhomme

 

            A la fin de l’ancien régime :

 

Laboureurs : Cl. Flamant , B.B. Nollet, Pierre Eloi Fouquier, Alex. et Jean François Crapier, J-B Brohon, Nicolas Sauvet

Liniers : Nicolas Monfourny, Alex. Odiot,

Berger : Jean Chamberlin, Hubert Maton, Q. Cercu, Marc Boitiaux,

Blattier : Ch. Bourguignon

Bûcheron : Jean Hutin

Sabotier : Isidore Loy

Garde-chasse : Louiset François Pacoux

Jardiniers : L. Natiolle,  et René Trouillard

 

 

 

Menuisiers : Denis Target et M. A. Devillers,

Garde-moulin : Pierre Molot

Maréchal : Joseph Capart

Charrons : François Tricot, Jacques Loy, Pierre Boudeville

Charpentiers : Thomas Cauet, Louis Datchy

Maçon : Pierre Machut

Mannier : Ant. Target

Cabaretier : Pierre Vent

Epicier : Cl. Fr. Magny

Boucher : Joseph Bamet

Mercier : Charles Bourguignon

Marchands rouleurs : Simon Ridart ; J. Dassinet, et Joseph Pierhome

Brasseur : Fr. Bourlon

Chrirurgien : Dupuis

Sage-femme : Marguerite  Bonvarlet

Poissonnier : Adrien Trépant

Mulquiniers : J.P. Cercu, Q. Lefeuvre, L. Tricot, Honoré Francelle, Patrice Coquetin

Manouvrier : Joseph Cornu, L. Deson, L. Fouquet

Horloger : J.P. Cercu

Tailleurs : Adrien Huelly et Pierre Croquet

 

 

            Avec la révolution apparaissent sinon de nouveaux métiers du moins des appellations différentes :

 

Cultivateurs : Thomas Boitelle, Charles Vicaire, Alex. Boucher, Etienne Ponchon, Martial Beguin, Adrien Trépant

Ménagers : Ch. Mansart, Simon Bidart

Boulanger : J. L. Baudré

Mercier : Fr. Boitel

Mandelier : Fr. Degros

Cocassier ; Fr. Pacoux

Cordonnier : Pierre Marlot

Tisseurs en coton : Honoré Francelle, J-P. Lenfant

Fileuses : Aimable Cercu, Angélique Henoque,

Filatier : Patrice Coquentin

Officier de santé : Q. Caplain

Marchand fruitier : Fidèle Morelle

Bastiers : Antoine Grévin, Charles Croquet, J. P. Monfourny

Instituteur : J-B Bron

 

            La fermeture des églises pendant la période révolutionnaire et aussi certaines destruction qu’on y avait autorisées avait mis celle de Maissemy en fort mauvais état. Un décret impérial du 12 décembre 1806 signé de Napoléon, Empereur des Français et Roi d’Italie, autorisa le maire à vendre au nom de la commune aux enchères publiques un terrain communal pour faire réparer l’église et le presbytère ; 8,58 a pour le prix de 11O F furent attribués à Crappier, la dépense prévue s’élevant à 300 F y furent ajoutés un boni de 20 F de l’an 14, les revenus des propriétés communales de 25,25 a.

 

 

 

            Le baron de l’Epée après décision du Juge de Paix du 31 mai 1813, se pourvut en pétitoire au sujet d’une affaire pendante au Tribunal Civil de St-Quentin les parties s’étant accordées avant jugement :

           

            ‘’ cette transaction à l’amiable a été authentifiée par l’ordonnance royale du 29 MAI 1822 : LOUIS, par la grâce de DIEU, ROI DE France, et de Navarre, : discussion au sujet d’un marais entre la commune et Tardieu . La commune depuis de longues années faisait paître les bestiaux sur les marais bornés par l’étang de Vadancourt et la rivière Omignon. En 1816, le Sieur de l’Epée fit creuser des fossés sur les marais qui en changèrent la nature et en rendirent l’accès impraticable. Plainte de la commune le 31 MAI 1813 le Juge de Paix tranche. De l’Epée se pourvoit devant le tribunal civil de St-Quentin. Accords amiables : le sieur Tardieu représentant le Sieur de l’Epée jouira en toute propriété de 3 ha 36 a 75 ca de marais suivant plan du 14 janvier 1821. L’autre partie de 8 ha 97 a 25 ca appartient en toute propriété à la commune ; les frais sont partagés ; la convention est acceptée par le C.M. le 22 février 1821 et le 8 janvier 1822 qu’il y a lieu de convertir en transaction formelle. Le sieur Tardieu a produit des titres remontant à 1456. le marais appartenait originairement à l’abbaye de Vermand qui le céda d’abord au titre de surcens et le vendit ensuite au seigneur de Vadancourt dont les héritiers en sont encore possesseurs ; relaté au dénombrement du 18 avril 1704, acte de vente du 18 décembre 1738, baux successifs de 10 octobre 1768, 25 mai 1778, 7 février 1785, 25 thermidor an IV, 21 novembre 1807. Les lois de 1792 et 1793 déclarent communaux de leur nature, les terrains vains et vagues, marais, etc…. mais la jouissance constante communale exercice de la vaine pâture, suffit-elle à la prescription ? le droit de pacage, d’après l’article 688 du code civil est une servitude discontinue qui ne peut s’établir que par titres. La loi du 10 juin 1793, excepte des terrains vains et vagues attribués aux communes ceux que les détenteurs justifient posséder en vertu d’un titre légitime non entaché de féodalité ; de plus l’acte donnant propriété à la commune n’étant pas intervenu dans les cinq ans, la commune est non recevable. L’ordonnance approuve donc en acte authentique la transaction ci-dessus intervenue entre la commune et le sieur Tardieu.’’

 

            La commune ne peut rien aliéner sans une autorisation par ordonnance royale, Ordonnance royale du 7 mai 1829 : pour la construction d’une maison d’école et d’un logement pour tenir la mairie, le maire est autorisé à vendre : 1 – 53, 88 de terre usurpés par 6 citoyens dont un  possède 3 articles et qui paieront 478,95 F . 2- aux enchères publiques une pièce de 72,70 a estimés 836,05 F.

 

            Une ordonnance royale du 2 janvier 1835 autorise la commune à s’imposer de 200 F en 1836 pour réparer le presbytère ; une ordonnance du 9 octobre 1840 autorise une imposition devant produire 200 F pour réparer la rue du calvaire. Une ordonnance du 2 septembre 1842 autorise une imposition de 3 c pour la réparation des rues du village.

 

            Toute documentation concernant Maissemy à disparu des archives communales et départementales. Nous avons tenté de vivre la vie du village en dépouillant ses registres paroissiaux où se découvrent bien des détails futiles peut-être au premier abord, mais qui à la réflexion et par des rapprochements éclairent l’existence des ancêtres ;

 

 

 

 

 

 

            Nous terminerons en citant Marc Blanc-Pain, ce grand écrivain né à Nouvion :

           

‘’l’histoire dans sa forme classique traditionnelle, possède deux travers : ou bien elle est le récit des exploits des grands et des rois et c’est alors l’énumération d’une série de guerre et de traités, où bien et cet aspect est de nos jours le plus fréquent, elle fait état des institutions et du jeu des forces économiques. Mais dans l’un comme dans l’autre cas, elle est généralement monotone et ennuyeuse. Bien plus passionnante, bien plus agréable est l’histoire locale. Elle est faite des grands évènements marquants, de drames ; mais elle s’interesse aussi à la vie quotidienne des humbles, à la vie des paysans ; elle est également construite de détails pittoresques, d’anecdotes piquantes, amusantes, qui constituent ce qu’on a coutume d’appeler la PETITE HISTOIRE  mais qui sont souvent très importants pour comprendre le cours de la GRANDE.

 

(extrait de la présentation du dernier ouvrage de Blancpain : grandes heures d’un village de la frontière )

 

N.B. pour l’économie les détails sont empruntés à l’admirable géographie du département de l’Aisne de M. Fiette.

 

 

 

 

 

FAMILLES DU 17è SIECLE

 

 

ACART                      AUBERT                    AUBIN                       BAUDUIN

BILLY                        CAPART                    CARLIER                   CARON

CENSIER                   CHAMBRELIN          CHARLIER                CLAUDE

CLAUET                    COCHET                    COCQU                     CROQUET

DEFRANCE               DATHY                      DEPSENT                  DUFOUR

DENAQUE                 DESON                      DEVERMENT            DEVILLERS

DOPSAIN                  DUBREUX                 DUPUIS                     DURY

FRANCELLE             GARDE                      GELéE            GOBERT

GOSSART                  GOSSET                     GRAUET                    GUFFROY

HALU                         HELUY                       HUBERT                    JOLY

LAMBERT                 LEFEBURE                LENFANT                  LENNE

LéCUILLER                LESUEUR                  MABIME                    MACHON

MASURE                   MANSART                MOISSON                 NIART

NICAISE                    Noé                             OBERT                       OBGEOIS

ODIOT                       PACOUX                   POLART                    POULAIN

POULET                     REGNART                 RENART                    ROUGERAT

ROUSSEAUX            SAUTIEU                   THIEBES                    TRAUET

TROQUEMé              VATIN                       VERTU                       VIGNON

VINCHON                 VUALET                    VUIBERT                   VUALON

WALLON

 

 

 

 

 

 

FAMILLES DU 18è SIECLE

 

 

 

ALIN                          ALINGRE                   AUBERT                    AUBRY

BATTEN                    BAUDUIN                  BAZIN                        BENOIST

BIDARD                     BILLY                        BINDEVEN                BOINET

BOITTELLE               BONNIèRE                BONVALET               BOTTIAUX

BOURGUIGNON      BOURLON                BOURGEOIS             BROHON

CAIGNART               CARLIER                   CAPART                    CARON

CAUDRY                   CAPPELIER               CAUET                       CARPENTIER

CERCU                      CRAPIER                   CRAPET                     CLOUET

CORNU                     CLOCHET                 CLOTTE                     COUET

COURTOIS                COCU                        DAILLY                     DANGLEHANT

DARRAS                    DATCHY                   DAVID                       DELABARRE

DELANCHY              DENISART                DERBY                       DEVILLERS

DESPREZ                   DESON                      DERVILLY                 DIEU

DEVERMAND           DEFRANCE               DIVES                        DUBREUIL

DUMANT                  DUNANT                   DUPUIS                     DUPARC

DURY                         DUFOUR                   DOLLé                       FRANCELLE

FRANCE                    FOUQUET                 FOUQUIER                FLAMENT

GAUCHY                   GELéE            GILMONT                 GOBERT

GODEFROY              GONESSE                  GRAUET                    GREVIN

GOSSET                     GUELDE                    GUéRIN                     GUFFROY

HADENQUE              HALLU                       HAMET                      HELLUY

HENNIN                    HENOCQUE              HERMAND                HUBERT

HUTIN                       HUVILLION              ISAAC                        JOLY

JOSSE                        LABBéE                     LAMBERT                 LAJEUNESSE

LAMY                        MAMOITIé                LAURENT                  LANNIER

LEDROIT                   LEFéBURE                 LEGUEILLE               LEMAIRE

LENFANT                  LEMIRE                     LEFèVRE                   LORQUIN

LELOIR                      LERON                      LEVêQUE                  LORQUIN

LOY                           MACHON                  MACHUT                   MAGNY

MANNECKY             MARIé                        MARIOLLE                MASURE

MASSON                   MANSARD                MELOTTE                  MENNECHET

MERLIER                   MORELLE                 MORIN                      MOISSON

MORREAU                MORET                      NICAISE                    NOBLECOURT

Noé                             NOLLET                    OBERT                       OBGEOIS

ODIOT                       PACOUX                   PAYEN                      PéCHON

PERNANT                 PIéRONNE                PIERRE                      PIéRU

POLARD                    POLET                       POIX                          POTELLE

POTIN                                   PRéVOT                     REGNARD                 RENART

RICHEVAL                RIGAULT                   ROHART                    ROUSSEAUX

 

 

 

 

 

SAUDRY                    SAUTIEU                   SAUVEL                    TALON

THIèBE                       THUET                       TILLY                         TRICOT

TROCMé                    TROUILLARD           URIER            VALLET

VARLET                     VIGNON                    VINCHON                 VUALON

VUIBERT                   WALLON                  WIART

 

 

 

 

FAMILLES DU XIXè SIECLE

 

 

ACCAIRE                  AMAR                        ANCIAUX                 ANDRé

BEAUDRY                 BEAUSIRE                 BéGUIN                     BéGUIN

BéGARD                    BELMENT                 BéRENGER                BERTHELIER

BOéTIE                      BOITELLE                 BOINET                     BOUDEVILLE

BOUCLY                   BOURGUIGNON      BOURLON                BOUSIER

BLéRIOT                    BROHON                   BRON                        BONIFACE

BIDART                     BURGUE                    CARLIER                   CARON

CAPLAIN                  CARPENTIER            CHAMBERLIN          CHEVRIN

CLOTTE                     CATTIER                   CLAUET                    COQUENTIN

CORMONT               CORNIQUET             COURTRAY              COUVREAUX

COUVREUX              CORNAILLE CAUET                       CRAPIER

DATCHY                   DEGRAUX                 DELAPORTE             DELCROIX

DEQUéANT               DESAILLY                 DUCLOS                    DUMONT

DUPUIS                     DUBREUIL                FLAMANT                 FRANCELLE

FOIX                          FOUQUET                 FOURNY                   FIéVET

EVRARD                    FRANCOIS                GAILLARD                GERVOIS

GOURLIN                  GUéRIN                     HAMARD                  HANGARD

HARLAY                    HELLUY                    HéNOCQUE              HUTIN

HENON                     ISRAEL                      JOSSIEZ                     LABRUYèRE

LAMOTTE                 LANNIER                  LARUELLE                LAURENT

LAVALLéE                LAVALLERY LALU                         LAROCHE

LAMY                        LAVOLLE                  LECLèRE                   LEGRAND

LEGUELLE                LEMAIRE                   LEMIRE                     LECUYER

LENAIN                     LEROY                       LESAGE                     LENFANT

LEDUC                       LORQUIN                  LOY                           MACHU

MALéZIEUX              MAçON                     MANSARD                MATON

MéHé                          MENNECHET           MAHIER                    MARIé

MASCRET                 MONFOURNY          MOREAU                   MOURONVAL

MORELLE                 NOYON                     PACOUX                   PARDIEU

PATTE                        PéCHON                    PINGUET                   PLATEAUX

PLOMION                 POINTIER                  POIX                          POLARD

PréVOST                    REGNIER                   RIGAULT                   RIMETTE

ROUSSEAUX            SAILLY                      SANTIN                     SARAZIN

 

 

 

 

 

 

SAUDRé                     SOILET                      THéLOTTE                 THIéRY

TRéPANT                   TRICOT                     VADANCOURT        VARLET

VATIN                       VENET                       VICAIRE                    WARGNIER

WATBLED

 

 

 

 

 

 

 

 

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                        Simon de Maissemy, Mestre professeur à l’université de Paris, fut victime d’un assassinat en 1296 par le fils d’un bourgeois de St-Quentin, nommé Pourcelet, soi disant pour venger une injure qu’il en avait reçue.

                        Le Roy invita le bailly de Vermandois Guillaume de Hanguest à faire payer à la famille de l’assassin une somme de 1100 livres parisis à titre d’indemnités qui devait être employée à la dotation de  quatre chapelles dans l’université de Paris pour le repos de l’âme du malheureux.

 

 

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                        Longtemps après un cultivateur de Maissemy qui labourait son champ avec ses deux chevaux fut assassiné par des malfaiteurs qui enlevèrent l’équipage.

 

                        A l’entrée principale de l’église, une inscription rappelle ce tragique accident et un calvaire a été élevé au bord du chemin près de l’endroit ou le crime fut commis.

 

 

                        L’église renferme des archives datant de 1664.

                        Les recettes de l’église une des mieux dotée de contrée varièrent avant la révolution de 161 à 1300 livres.

                        Les revenus de la fabrique consistaient en 148 ?????????? de blé de mesure de St-Quentin, 12 septies et demi de surcens, (une marque de charbon qui est évaluée depuis longtemps à 2 sols)

                        Les charges étaient de 17 septies de blé au curé prieur de la paroisse, 12 septies au clerc, puis 55 livres au prieur et 12 livres au clerc, pour l’argent des fondatures et obies.

 

 

 

 

 

 

                        Les terres de l’église étaient situées sur le terroir d’Estres en chaussée et Maissemy, de Ville Cholles, d’Attilly et Vadencourt. Ville Cholles aujourd’hui est rattachée à la paroisse de Vermand, faisait alors partie de celle de Maissemy.      

 

 

 

 

 

                       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           

 

 

 

             

 

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Société cantonale d’encouragement à l’étude de l’histoire locale du canton de vaud

 

 

Société cantonale d’encouragement à l’étude de l’histoire locale du canton de vaud

 

 

 

 

 

HISTOIRE DE MAISSEMY

 

 

 

 

PAR M. TH. COLLART

 

 

 

Directeur d’école honoraire

 

 

 

 

Maire de Pontruet

 

MAISSEMY

 

 

1 –Géographie

 

            De Vermand, après environ 4 kilomètres, deux bonnes routes conduisent à Maissemy.

            L’une, chemin de Bellenglise, partant du passage à niveau de Bihécourt, le D33 descend vers Vadancourt, partie basse du village ; la seconde, le D73, reliant la commune de Châtillon à celle de Vendhuille traverse Villecholles qui fut autrefois du village de Maissemy, borde à gauche le grand étang de Bihécourt et à droite le nouveau cimetière entièrement clos, atteint la place du pays où s’élève le monument aux morts et tout près la mairie-école, forme ensuite une fourche dont la branche de gauche se dirige vers Pontru ; celle de droite de 76 m d’altitude, dessert d’abord trois fermes et plusieurs maisons, atteint 93 m à  la sortie du village, 116 m à la Croix Saint Claude, 126 m au point de jonction avec la nationale 336 Saint-Quentin-Amiens, territoire d’Holnon.

            Maissemy est à 10 kms de Saint-Quentin, à 55 kms de Laon . L’Omigron y entre au NE déjà bien en eau, quoique seulement à environ 800 m de sa source, s’infléchit vers le SO en direction de l’étang de Bihécourt après avoir traversé les marais de Vadancourt à  74 m d’altitude.

            Le relief est formé par  trois mamelons que séparent des vallées, en direction des marais et étangs : le Vivreux 93 m, sur lequel est bâti l’essentiel du village,  la Grosse Borne qui culmine à 120 m et la Pâture d’Holnon à 118 m. Entre ces deux derniers se suivent la Vallée d’Enfer à 84 m et la vallée du Montfilloy  à 81 m . La partie nord du village, Vadancourt est fortement boisée dans les marais et étangs et sur les pentes du mamelon du Gué qui domine à 115 m où l’on voit encore au nord le Bois Blanc et les Longs Bois ; au milieu les bois du Milieu et du Parc à Loups et au sud le bois des Maillettes.

            Le livre rouge de la ville de Saint-Quentin donne une intéressante liste des anciens lieux dits de Maissemy (elle comprend 45 noms).

            Maissemy s’étend sur près de 800 ha dont 600 de terres cultivées, 80 de pâtures, 60 de bois, 25 de friches et de marais, 18 d’étangs, 6 de jardins et 10 de sols battus.

 

 

3 – économie

 

            La terre arable faite d’un limon sain est très favorable aux grandes cultures, essentiellement depuis toujours celle des céréales ; d’hiver le froment, de printemps avoine et blé, puis jachère ; repos ménagé à la terre qu’on ne pouvait fumer, carence qui, s’ajoutant aux faibles rendements de 12 à 15 quintaux, créait de gros soucis pour l’alimentation humaine essentiellement constituée par le pain et obligeait à accroître au possible les emblavures de blé, méteil et seigle.

 

            Les pâturages favorisés par le milieu humide et aussi les landes et les jachères, aidaient un élevage important de vaches et de moutons, de bovins, de chevaux. La production

 

 

 

Insuffisante de fumier accrue encore par le recours à la vaine pâture pour nourrir bovins et ovins à la culture des petites graines destinées à nourrir davantage de bestiaux ; lentillons, pois des champs, vesce d’hiver ou hivernache, féverolles.

 

            Vers 1825, on commence de pratiquer un troisième assolement par la culture des fourrages ; trèfle, luzerne et sainfoin, aussi celle de l’orge pour fournir les brasseries, chaque commune ayant au moins la sienne, et son tonnelier. On pratique l’assolement biennal alternant les plantes salissantes et les plantes sarclées. On développe également les cultures industrielles : lin, navette, colza, betterave, en même temps que se perfectionne l’outillage : charrue-brabant, pic pour la moisson.

 

            Dans la seconde moitié du 19è siècle, l’essor de la culture betteravière repris après la crise de 1838, connait une apogée de 1852 à 1882, permettant aux cultivateurs, actionnaires des sucreries créées aux endroits utiles, de toucher un intérêt de 1OO% ; la vente du sucre et des mélasses est alors profitable ; les saisonniers devenus indispensables, on tend vers la mécanisation tandis que les investissements sont rendus possibles. Les fermages montent de 30 à 50 % entre 1830 et 1880 mais surtout de 1840 à 1851 par la poussée des sucreries.

 

            Au début du 20è siècle commence la mécanisation, venue des Etats-Unis. L’époque du tracteur nait et avec elle la lente disparition des bœufs  et chevaux de traits. Commence aussi l’emploi massif des engrais chimiques, tout au moins dans la grande culture. Parrallèlement, les rendements s’étant accrus, il y a recul des terres labourables pour faire place aux prairies permanentes et artificielles et à un accroissement de l’élevage bovin.

 

            Après la guerre mondiale, jachères et vaines pâtures ayant disparu, la main d’œuvre agricole spécialisée se raréfiant, les bergeries commencent à se vider de leur cheptel. Aujourd’hui les moutons sont bien rares.

 

            La proximité des villes industrielles et la nécessité de fixer l’hiver une main d’œuvre saisonnière créent à Maissemy comme dans tous nos village une industrie textile à domicile la plus ancienne étant celle de la laine, puis à la campagne les toiles de lin du 13è au 15è siècle ; à partir du 16è les toiles fines : linons et batistes, ce qui constitue la layetterie du nom du petit rouet qui servait à filer le fil constituant la chaine des tissus (ratines et serges). C’est l’époque des mulquiniers.

 

            Dès 1765, on produit des tissus variés , légers, unis et brochés ; ce sont les châles et les tissus fins de la fin du 18è siècle qui remplacent les mousselines et soieries de la fin de l’ancien régime ; fileuses et tisseurs travaillent aux champs d’aout à octobre, ensuite aux métiers ; ils ont pignon sur rue, une large baie éclaire un demi sous-sol servant d’atelier et offrant les conditions maxima de temps et d’humidité pour le textile ; ils l’appellent ?????????

Ou cellier ; presque jusqu’à la fin du 19è siècle, femmes et enfants aident à la préparation des chaines et des trames ; une grande variété de tissus sont produits : mousseline, gaze d’ameublement, piqués, jaconas brillantes ou façonnées, tulle uni ou brodé, dentelles, picots, percales, cretonnes. Les fabricants sont en même temps des commerçants ; la filature a remplacée le rouet, et après la 2ème guerre mondiale, le tissage mécanique à supplanté le tissage à la main ; le métier à broder à bras apparu en 1828 a céder le pas aux métiers des broderies mécaniques.

 

 

 

 

 

 

3 – état-civil

 

            La population de Maissemy de 244 habitants en 1698, s’est rapidement accrue après la révolution ; elle fut de 415 habitants en 1800, de 421 en 1818, de 550 en 1836, de 657 en 1856 ; comme toutes les communes voisines, elle a connu son apogée sous le second empire ; la crise économique postérieure à 1900 affectant à la fois cultures et industries textiles la ramena à 474 en 1914 . L’occupation tracassière, les déportations, la destruction totale qu’imposa la Grande Guerre la fit tomber à 214 en 1936 et l’exode rural à 197 en 1954. Elle fut de 212 en 1962. La population enfantine est restée importante, constituant un effectif quasi pléthorique pour la classe mixte que durant 19 ans un excellent maître M. Michel LEGUAY a dirigé avec les meilleurs succès et la pleine satisfaction des parents. Hélas jeunes gens et jeunes ménages doivent maintenant trouver leur moyen d’existence à la ville ; ils contribuent ainsi au lent mais continu affaiblissement de la population au village.

 

 

 

Liste des premiers maires

 

            - 1792 François Danicourt,

 Procureur Legoeulle

Officiers publics : Dupuis et Cercu

 

            - 1795 Dachey

 

            - 1797 Huyon, agent municipal

                        François André, agent municipal

 

            - 1798 J-L Baudre, maire

                        Guy Tardieu, adjoint

 

            - 1799 Eloy Prévost, adjoint

 

            - 1802 Crapier, maire

                        Prévost, adjoint

 

            - 1810 Hubert Crapier, maire

                       

            - 1816 Beguin, maire

                        Ponchon, adjoint

 

            - 1821 Jacques Tardieu, maire

 

 

 

 

 

 

 

Liste des anciens curés et des personnes inhumées dans l’église

 

            - 1692             Jean Milard

            - 1705             L . Mauche

            - 1741             Frère Sennuel,

                                   Frère Marchand,

                                   Térré, prieur curé

            - 1742             Macquart

                                   Boileux

                                   Trocmé, bedeau

            - 1761             Duchesne

            - 1762             Dette

            - 1763             Blée

 

                        Contrairement à la coutume locale, seulement les familles seigneuriales ont leur sépulture dans l’église :

 

                        Le 2 juin 1739 le corps de Pélagie Lelong, 7 ans et quelques mois fille de M. Lelong et de feue demoiselle M.A. Vinchon seigneur de Burguet, inhumé vis-à-vis la chapelle de la Sainte Vierge en présence de Monsieur son Père et de demoiselle Anne Menuun veuve Vinchon sa grand-mère maternelle

 

                        Le 9 mai 1740 Anne Menuy, veuve Vinchon, enterrée dans la chapelle de la Sainte Vierge tandis que le 6 aout 1741 le corps de vénérable et discrète personne Messire Ch. Gilbert Meuche, chanoine régulier de l’ordre de Prémontré, chef d’ordre, prieur curé de Maissemy, âgé de 70 ans est inhumé par le curé de Bernes, doyen rural d’Athies, dans le cimetière de Maissemy.

 

                        Le 18 MAI 1746, est inhumée dans l’église Catherine de Quenescourt de la paroisse Saint-Pierre de Nesle, cousine de M.du Burguet seigneur de Vadancourt.

 

                        Le 26 MARS 1761, est inhumé sous le crucifix de l’église le frère Eugène Boisleux religieux de l’abbaye d’Arrouaise ;

 

                        Le 30 JANVIER 1766, Charlotte Françoise Martine, dame de Bray Saint Christophe, 22 ans, épouse de M. J-M. Lelong, écuyer, gendarme de la Garde ordinaire du Roi, inhumée dans la chapelle de la Sainte-Vierge.

 

                        Le 25 MARS 1768, J-M Lelong du Burguet, 39 ans est enterré dans la même chapelle.

 

                        ‘’L’an 1783, le 18è jour de septembre, haute et puissante demoiselle Charlotte Marie Joséphine Victoire Poitevin, fille de haut et puissant Seigneur Messire Charles Poitevin, Chevalier, Seigneur de Maissemy et autres lieux, Conseiller du Roi en ses conseils, Maître en requêtes ordinaire de son hôtel, Conseiller ordinaire en sa cour des aides et de haute et puissante dame Marie Josèphe Regnier, son épouse, a été présenté en cette église par

 

 

 

Messire José Denis Anselme, prêtre docteur en théologie, vicaire de la paroisse St Nicolas des Champs à Paris, a été inhumée dans le caveau de ses ancêtres situé dans la chapelle de la Sainte Vierge de l’église de Maissemy, par nous, prieur curé soussigné en présence de Messire Martin Alexandre Sejourné, preêtre bachelier en théologie de la faculté de Paris, y demeurant et de Charles Delabarre bourge de Paris, amis qui ont signé.’’

                                                                                            Blée, curé prieur

 

 

 

Liste des magistrats et des instituteurs

 

            - 1699             Simon Gossart, qui meurt à 40 ans en 1701 ayant louablement servi 26

                                   Ans la paroisse de Maissemy

            - 1701             Pierre CERCU, son épouse à nom Isabelle aux Enfants, et ses enfants

                                   Barbe et Marguerite aux Enfants

            - 1755             nous retrouvons Marguerite aux Enfants,

            - 1765             Nicolas aux Enfants, tailleur d’habits, ce nom de famille sera par la

                                   Suite Ozenfant. On le trouve déjà à Maissemy en 1738 avec Elisabeth

                                   Ozenfant.

            - 1737             Louis Huyon

            - 1770             Quentin Huyon jusqu’en 1807, date de sa mort à 62 ans,

            - 1810             J. B. Bron

            - 1821             Cardon,

            - 1828             Louis Agathon Dubreuil

                                   Ces deux derniers ont épousé une fille de la commune.

 

 

4 – origine du nom

 

            Messiacum dans les textes latins, longtemps écrit Messemy, et même en tête du registre de 1775 : Mesmy.

 

5 – histoire connue

 

            Sous les Carolingiens, Maissemy fut un comté relevant de Estrées.

 

            Melleville donne pour ses anciens seigneurs connus :

           

            - 1124             Mathieu de Maissemy dit la gargotte,

                                   Gilles son fils

            - 1169             Bernier de Maissemi à qui succéda un de ses fils

                                   Robert, chevalier de Maissemy

            - 1247             Gilles II de Maissemy

            - 1268             Mathieu, écuyer, sire de Maissemy

            - 1270             Gillon de Maissemy

            - 1293             son fils Jean, dit Buridan

 

 

 

 

            - 1312             Oudart de Maissemy, chevalier

            - 1393             Jean de Ronsoy, seigneur dudit

            - 1404             Gilles Stançon, seigneur de Marteville, dont la fille Marguerite  épousa                                    un garde de la monnaie à St-Quentin, Le Cat

            - 1549             Florence de Blécourt, dame de Maissemy, vve de Jean Daumale,

                                   Seigneur de Mancelles

            - 15 ??             Bonne d’Auquesne, vve de Robert de Vignancourt, dame de Maretz

                                   Et de Maissemy,

                                   Catherin d’Aumale, seigneur dudit, capitaine des 100 suisses,

                                   Louis de Caulaincourt,

            - 1608             Philippe de l’Epinay, par le décès du précédent, son oncle,

            - 1650             Robert d’Aumale, par le don du précédent,

            - 1770-            1787    Poitevin de cuni

            - 1780             M. de Cambronne

 

                        A la fin du 18è siècle, Maissemy faisait partie de la généralité d’Amiens, des bailliages et élection de Saint-Quentin, du diocèse Noyon, canton d’Athies.

                        Patron : Saint-Pierre.

                        Comme les villages voisins, Maissemy eut à souffrir des invasions romaines et germaines. De 241 à 275, beaucoup d’habitants durent fuir devant 4 invasions devant ces germains. Au début du siècle, ils subissent les vandales. Au VIIè siècle ils souffrirent des luttes entre Austrasie et Neustrie. Au IXè siècle, ils subirent les pillages normands, plus tard les luttes seigneuriales entre les comtes de Flandre et de Vermandois, celle entre le Roi de France et le Duc de Bourgogne, et surtout avec la lutte de la maison d’Espagne et celle d’Autriche. Ils ont connu les ravages anglais de la guerre de cent ans, et ceux des espagnols de la guerre de trente ans ; ils ont courageusement tenu tête, non sans cruels dommages, aux invasions de 1792, 1814, 1815, 1870-71, 1914-18, 1940-44.

                        Rien de particulier ne nous est connu de ce martyrologue, mais je vais tenter de vous rappeler, quelques évènements importants de votre histoire, marqués pour toujours dans vos registres paroissiaux.

 

                        La plupart des communes, sous l’Ancien Régime, avaient un maire, et pour assurer la police et  les premières démarches de la Justice, un lieutenant élu ; en 1694, à Maissemy ce fut Pierre Lefébure, laboureur qui mourut à 40 ans ; en 1739, c’était Jean Nicaise laboureur également.

                        A la fin du 17è siècle on meurt très jeune, sans doute en raison de l’air malsain des marais et du manque d’hygiène, des travaux pénibles pour les travailleurs, et d’une nourriture insuffisante. Pour les années 1694-95 seules, je relève ces âges au décès : Marie Croquet 21 ans ; Jean Aubert, tisserand 25 ans ; 4 enfants de 10, 14, 15, 16 ans ; Marguerite  Guerbe 20 ans ; Marie Delabarre 35 ans ; Marie Flamant 35 ans ; Marie Lombart 35 ans ; Cécile Vualon 20 ans ; veuve Marguerite Lefebure 28 ans ; Pierre Rougecat 30 ans. De 1692 à 1698, quatre jeunes hommes sont morts à 21 ans ; Martin Vibert, maréchal, 35 ans tandis que Vicalou, pauvre mendiant meurt à 60 ans.

 

            Dans la première moitié du 18è siècle, on meurt toujours jeune ; une épidémie en 1740 cause 22 décès de Mai à juillet. Le milieu du 19è a vu d’important déboisements et l’assainissement de ces endroits marécageux ; aussi peut-on constater une vie normale pour chacun et souvent longue pour beaucoup.

 

 

            Le fief et la cense de Bracheux de la paroisse de Pontru, mais tout proches de Maissemy, depuis longtemps disparus existaient encore à la fin du 17è siècle. Ils étaient situés à gauche du chemin de Bethaucourt à Pontru, près de la vallée qui vient de Gricourt, et se dirige sur l’Omignon du côté de Vadencourt. Cet endroit recevait les eaux de la vallée et celle de la fontaine Ste Hunégonde ; on l’appelait le vivier de Bracheul (Bracheul dépendait de la cure de Pontru).

            Les bois s’élevaient aux alentours de cette fontaine et en faisaient un lieu pittoresque ; il en est question dans une charte de 1068 du comte Hébert IV de Vermandois ; celui-ci fit don aux religieux de l’abbaye de Vermand , de trois servantes qui furent cause de scandale au monastère ; l’une d’elles Angeltrude était de Bracheul ; Bracheul dépendait de la cure de Pontru, mais relevait d’Hautencourt, ferme située sur le territoire de Benay et formait un fief relevant des seigneurs de Moy. Le domaine se composait d’environ 200 hectares avec le bois et le vivier de ce nom ; Marguerite Gueldre en était la fermière en 1694, et Michel Ledroit le fermier ; il l’était encore en 1703.

            De grands mariages se firent pour les seigneurs qui souvent , pour maintenir ou accroître leur patrimoine, convolaient avec des dispenses en raison de la consanguinité l’épouse choisie. Ils ne furent d’ailleurs pas les seuls à agir de la sorte ; Le 9 février 1694, mariage consanguin au 4è degré, avec dispense accordée par ‘’Mgr nostre illustrissime évêque et comte de Noyon’’ célébré à Maissemy, entre Pierre Mansard et Barbe Croquet. Le 4 juillet 1695, c’est Noël Dupuis et Barbe Dupuis qui s’épousent, 3è degré de consanguinité, avec la dispense du pape Innocent XII. Le 28 novembre 1697, se marièrent Hilaire Mansart et Barbe Bauduin, 4è degré, puis le 9 février 1700 même degré pour Louis Coquet et Marie Anne Joly.

 

            Arrivons aux seigneurs : le 10 juillet 1702, avec dispense papale, Charles Antoine Vinchon de Vadencourt, épouse sa cousine germaine Anne Maunuy de Fluquières ; le 8 juin 1706, c’est le mariage de Marguerite Vinchon, mineure, et de Nicolas Charpentier marchand de la paroisse de St-Jacques de St-Quentin ; de 1706 à 1736, un trou de 3O ans dans la tenue des registres paroissiaux de la plupart de nos communes du Vermandois nous prive de détails sur la vie de Maissemy. Le 26 avril 1740, Philippe Auguste Carlier, prieur de l’abbaye royale d’Homblières ordre de Saint-Benoît, donne la bénédiction nuptiale à Claude Charles Poitevin de Guny avocat au parlement, fils de Charles  Pointevin de Guny, avocat au parlement, et de feue demoiselle Jeanne Parizot son épouse, demeurant à Guiscart, et damoiselle Charlotte Agnès Vinchon, fille de feu Me CH. Ant. Vinchon, seigneur de Bracheux et damoiselle Anne Mauny, demeurant à Vadancourt. Témoins : Louis Poitevin de Génicourt, frère de l’époux, Alexandre Vinchon, seigneur de Bocquancourt, ci-devant fournisseur du Roy, oncle de l’épouse, Jean Lelong, seigneur du Burguet, officier de la chambre du Roy, beau-frère de l’épouse.

            Le 23 septembre 1743, c’est le mariage de Charles Maillet, avocat au parlement et du bailliage de St-Quentin et de demoiselle Marie Elisabeth de Gobinet de Villecholles, fille de M. CH. De Gobinet, seigneur de Villecholles, conseiller du Roy au bailliage et subdélégué de M. l’Intendant à la résidence de St-Quentin.

 

            Le 19 aout 1760, mariage de Messire Pierre René Joseph de Franssure, écuyer, capitaine en second du corps royal de l’artillerie à St-Quentin, fils de Messire Pierre René de Franssure, écuyer, ancien lieutenant colonel de Royal artillerie, seigneur de Vendheuille, et député aux etats du Cambrésis, et de dame Anne Françoise Dingard d’Auford et

 

 

 

 

mademoiselle Charlotte Antoinette Lelong de Vadancourt, native de Clastres, fille de Jean Lelong du Burguet, ancien mousquetaire de la Garde du Roy, officier de la grande vénérie de sa Majesté, seigneur de Vadancourt du Burguet et d’autres lieux, et de defunte dame Marie Anne Vinchon  ses pères et mères ; suit la liste des témoins et présents de situation considérable, pourtant utile à consulter.

 

            Le 20 novembre 1764, nait une fille Marie Marguerite Charlotte Sophie Lelong de J-Marie Lelong, écuyer, gendarme de la garde ordinaire du Roy, seigneur de Vadancourt et de Madame Charlotte Françoise Martine dame de Bray St-Christophe ; Cette jeune épouse meurt à 22 ans le 30 janvier 1766  inhumée dans la chapelle de la Sainte-Vierge à Maissemy ; son époux la suit de près le 25 mars 1768 il est inhumé au même lieu.

 

            Le 16 février 1773, Michel Alexandre Vinchon épouse avec dispense du 2è au 3è degré Anne Marguerite Fouquier de Gricourt.

 

            Le 20 novembre 1781, c’est le mariage de Ch. François Danicourt, chirurgien de Maissemy avec Rosalie Cauet fille du charpentier ; le 10 décembre leur nait un fils Ch. Louis Danicourt.

 

            Beaucoup d’enfants trouvés de l’hôpital de Paris étaient placés dans nos villages du Vermandois dès les premiers jours de leur naissance ; très peu arrivaient à l’âge adulte.

 

            Certains se mariaient et se fixaient définitivement dans le village ; Le 14 octobre 1788 le curé de Maissemy marie J-L Marié, valet de charrue et Marguerite Lolard de l’hôpital des enfants trouvés ; ce prêtre consciencieusement ayant observé sur  l’autorisation envoyée de Paris que la jeune fille portait un autre nom et qu’elle était légitime, se crut obligé de recommencer la célébration du mariage le 30 octobre ‘’pour l’honneur de cette fille et pour les avantages qu’elle peut tirer de sa famille’’.

 

            Maissemy a fourni aux armées de la 1ère république et du 1er empire de nombreux jeunes soldats ; en leur mémoire rappelons que L-B Loy né à Maissemy en 1780, voltigeur au 63è rgt de ligne, au service depuis le 15 brumaire an 14, comme conscrit de l’an neuf, est mort à l’hôpital de Madrid le 9 octobre 09 et que Jean François Crapier, né le 15 juillet 1789 à Maissemy, sous les drapeaux depuis 1813, au 76è rgt de  ligne, est entré à l’hôpital de Sarrelouis le 9 janvier 1814 pour y mourir le 17 juillet 1814 à 25 ans.

 

            Nous avons particulièrement souligné les faits se rapportant aux grands du  village ; s’ils ont contribué à sa prospérité comme fit plus près de nous le docteur Arbel, la meilleure part du travail persévérant et fructueux  revient aux cultivateurs, artisans, et ouvriers du pays. Nous marquerons donc la gratitude que nous leur devons, en vous donnant un bref tableau du monde du travail à différentes époques :

 

            A la fin du 17è siècle étaient

 laboureurs et liniers : Jean, Quentin et Mathieu Wallon, Barthélémy Dupuis ;

fermiers : Pierre et Anne Capart, Pierre Lefébure, Nicolas Vinchon, Antoine Clauet, François

Sautier

 

 

 

 

 

Valets de charrue : Pierre Urier, Pierre Mazure

Bergers : Jean Dupuis et François Rohart

Manouvrier : Nicolas Vuallet, Pierre Bauduin, François Croquet, Mathieu Billy, Laurent Trocmé, Noé Dufour, Gilles Masson, Jacques Mazure

Mulquiniers : Claude Trauet, Jacques Lannier, Jean Gilmont

Tisserands : Pierre Dupuis, Jean Lenfant

Brasseur et charron : Charles Courtois

Tonnelier : Pr. Bourlon

Maréchal : Martin Vuibert

Bourrelier : Nicolas Croquet

 

            Au milieu du 18è siècle :

 

Laboureurs : Pierre Fouquier, Jacques Lefeuvre, François Objois, François et Hubert Cocu, Jean Brohon, Jean et Antoine Clouet, Charles Duparcq, Jean François Crapier, Michel Fouquier ;

Valets de charrue : Marc, Hubert et François Mansart

Bouvier : Barthélémy Dupuis

Berger : Noël Dupuis

Jardinier : Pierre Pezé

Homme de peine : Pierre Trocmé

Batteurs : Alex. Morin, Hubert Maton, Ch. Francelle, Nicolas Merlier,

Bocquillons : J. Hutin, Antoine Fouquet,

Garde-bois : François Maton

Blatterier : Cl. Saudry

Mulquiniers : Quentin Lefeuvre, et Jacques Lanier

Meunier : Henri Legueil

Cabaretier et tailleur d’habits : J. L. Croquet

Charrons : Pierre Tricot et Jacques Courtois

Charpentiers : Cl. Chamberlin, Fr. Lejeune, Thomas Cauet, Louis Dives,

Serruriers : Joseph Sauvet,

Bourliers : Nicolas Croquet

Couvreur en chaume : alex. Carlier

Marchand rouleur : Joseph Pierhomme

 

            A la fin de l’ancien régime :

 

Laboureurs : Cl. Flamant , B.B. Nollet, Pierre Eloi Fouquier, Alex. et Jean François Crapier, J-B Brohon, Nicolas Sauvet

Liniers : Nicolas Monfourny, Alex. Odiot,

Berger : Jean Chamberlin, Hubert Maton, Q. Cercu, Marc Boitiaux,

Blattier : Ch. Bourguignon

Bûcheron : Jean Hutin

Sabotier : Isidore Loy

Garde-chasse : Louiset François Pacoux

Jardiniers : L. Natiolle,  et René Trouillard

 

 

 

Menuisiers : Denis Target et M. A. Devillers,

Garde-moulin : Pierre Molot

Maréchal : Joseph Capart

Charrons : François Tricot, Jacques Loy, Pierre Boudeville

Charpentiers : Thomas Cauet, Louis Datchy

Maçon : Pierre Machut

Mannier : Ant. Target

Cabaretier : Pierre Vent

Epicier : Cl. Fr. Magny

Boucher : Joseph Bamet

Mercier : Charles Bourguignon

Marchands rouleurs : Simon Ridart ; J. Dassinet, et Joseph Pierhome

Brasseur : Fr. Bourlon

Chrirurgien : Dupuis

Sage-femme : Marguerite  Bonvarlet

Poissonnier : Adrien Trépant

Mulquiniers : J.P. Cercu, Q. Lefeuvre, L. Tricot, Honoré Francelle, Patrice Coquetin

Manouvrier : Joseph Cornu, L. Deson, L. Fouquet

Horloger : J.P. Cercu

Tailleurs : Adrien Huelly et Pierre Croquet

 

 

            Avec la révolution apparaissent sinon de nouveaux métiers du moins des appellations différentes :

 

Cultivateurs : Thomas Boitelle, Charles Vicaire, Alex. Boucher, Etienne Ponchon, Martial Beguin, Adrien Trépant

Ménagers : Ch. Mansart, Simon Bidart

Boulanger : J. L. Baudré

Mercier : Fr. Boitel

Mandelier : Fr. Degros

Cocassier ; Fr. Pacoux

Cordonnier : Pierre Marlot

Tisseurs en coton : Honoré Francelle, J-P. Lenfant

Fileuses : Aimable Cercu, Angélique Henoque,

Filatier : Patrice Coquentin

Officier de santé : Q. Caplain

Marchand fruitier : Fidèle Morelle

Bastiers : Antoine Grévin, Charles Croquet, J. P. Monfourny

Instituteur : J-B Bron

 

            La fermeture des églises pendant la période révolutionnaire et aussi certaines destruction qu’on y avait autorisées avait mis celle de Maissemy en fort mauvais état. Un décret impérial du 12 décembre 1806 signé de Napoléon, Empereur des Français et Roi d’Italie, autorisa le maire à vendre au nom de la commune aux enchères publiques un terrain communal pour faire réparer l’église et le presbytère ; 8,58 a pour le prix de 11O F furent attribués à Crappier, la dépense prévue s’élevant à 300 F y furent ajoutés un boni de 20 F de l’an 14, les revenus des propriétés communales de 25,25 a.

 

 

 

            Le baron de l’Epée après décision du Juge de Paix du 31 mai 1813, se pourvut en pétitoire au sujet d’une affaire pendante au Tribunal Civil de St-Quentin les parties s’étant accordées avant jugement :

           

            ‘’ cette transaction à l’amiable a été authentifiée par l’ordonnance royale du 29 MAI 1822 : LOUIS, par la grâce de DIEU, ROI DE France, et de Navarre, : discussion au sujet d’un marais entre la commune et Tardieu . La commune depuis de longues années faisait paître les bestiaux sur les marais bornés par l’étang de Vadancourt et la rivière Omignon. En 1816, le Sieur de l’Epée fit creuser des fossés sur les marais qui en changèrent la nature et en rendirent l’accès impraticable. Plainte de la commune le 31 MAI 1813 le Juge de Paix tranche. De l’Epée se pourvoit devant le tribunal civil de St-Quentin. Accords amiables : le sieur Tardieu représentant le Sieur de l’Epée jouira en toute propriété de 3 ha 36 a 75 ca de marais suivant plan du 14 janvier 1821. L’autre partie de 8 ha 97 a 25 ca appartient en toute propriété à la commune ; les frais sont partagés ; la convention est acceptée par le C.M. le 22 février 1821 et le 8 janvier 1822 qu’il y a lieu de convertir en transaction formelle. Le sieur Tardieu a produit des titres remontant à 1456. le marais appartenait originairement à l’abbaye de Vermand qui le céda d’abord au titre de surcens et le vendit ensuite au seigneur de Vadancourt dont les héritiers en sont encore possesseurs ; relaté au dénombrement du 18 avril 1704, acte de vente du 18 décembre 1738, baux successifs de 10 octobre 1768, 25 mai 1778, 7 février 1785, 25 thermidor an IV, 21 novembre 1807. Les lois de 1792 et 1793 déclarent communaux de leur nature, les terrains vains et vagues, marais, etc…. mais la jouissance constante communale exercice de la vaine pâture, suffit-elle à la prescription ? le droit de pacage, d’après l’article 688 du code civil est une servitude discontinue qui ne peut s’établir que par titres. La loi du 10 juin 1793, excepte des terrains vains et vagues attribués aux communes ceux que les détenteurs justifient posséder en vertu d’un titre légitime non entaché de féodalité ; de plus l’acte donnant propriété à la commune n’étant pas intervenu dans les cinq ans, la commune est non recevable. L’ordonnance approuve donc en acte authentique la transaction ci-dessus intervenue entre la commune et le sieur Tardieu.’’

 

            La commune ne peut rien aliéner sans une autorisation par ordonnance royale, Ordonnance royale du 7 mai 1829 : pour la construction d’une maison d’école et d’un logement pour tenir la mairie, le maire est autorisé à vendre : 1 – 53, 88 de terre usurpés par 6 citoyens dont un  possède 3 articles et qui paieront 478,95 F . 2- aux enchères publiques une pièce de 72,70 a estimés 836,05 F.

 

            Une ordonnance royale du 2 janvier 1835 autorise la commune à s’imposer de 200 F en 1836 pour réparer le presbytère ; une ordonnance du 9 octobre 1840 autorise une imposition devant produire 200 F pour réparer la rue du calvaire. Une ordonnance du 2 septembre 1842 autorise une imposition de 3 c pour la réparation des rues du village.

 

            Toute documentation concernant Maissemy à disparu des archives communales et départementales. Nous avons tenté de vivre la vie du village en dépouillant ses registres paroissiaux où se découvrent bien des détails futiles peut-être au premier abord, mais qui à la réflexion et par des rapprochements éclairent l’existence des ancêtres ;

 

 

 

 

 

 

            Nous terminerons en citant Marc Blanc-Pain, ce grand écrivain né à Nouvion :

           

‘’l’histoire dans sa forme classique traditionnelle, possède deux travers : ou bien elle est le récit des exploits des grands et des rois et c’est alors l’énumération d’une série de guerre et de traités, où bien et cet aspect est de nos jours le plus fréquent, elle fait état des institutions et du jeu des forces économiques. Mais dans l’un comme dans l’autre cas, elle est généralement monotone et ennuyeuse. Bien plus passionnante, bien plus agréable est l’histoire locale. Elle est faite des grands évènements marquants, de drames ; mais elle s’interesse aussi à la vie quotidienne des humbles, à la vie des paysans ; elle est également construite de détails pittoresques, d’anecdotes piquantes, amusantes, qui constituent ce qu’on a coutume d’appeler la PETITE HISTOIRE  mais qui sont souvent très importants pour comprendre le cours de la GRANDE.

 

(extrait de la présentation du dernier ouvrage de Blancpain : grandes heures d’un village de la frontière )

 

N.B. pour l’économie les détails sont empruntés à l’admirable géographie du département de l’Aisne de M. Fiette.

 

 

 

 

 

FAMILLES DU 17è SIECLE

 

 

ACART                      AUBERT                    AUBIN                       BAUDUIN

BILLY                        CAPART                    CARLIER                   CARON

CENSIER                   CHAMBRELIN          CHARLIER                CLAUDE

CLAUET                    COCHET                    COCQU                     CROQUET

DEFRANCE               DATHY                      DEPSENT                  DUFOUR

DENAQUE                 DESON                      DEVERMENT            DEVILLERS

DOPSAIN                  DUBREUX                 DUPUIS                     DURY

FRANCELLE             GARDE                      GELéE            GOBERT

GOSSART                  GOSSET                     GRAUET                    GUFFROY

HALU                         HELUY                       HUBERT                    JOLY

LAMBERT                 LEFEBURE                LENFANT                  LENNE

LéCUILLER                LESUEUR                  MABIME                    MACHON

MASURE                   MANSART                MOISSON                 NIART

NICAISE                    Noé                             OBERT                       OBGEOIS

ODIOT                       PACOUX                   POLART                    POULAIN

POULET                     REGNART                 RENART                    ROUGERAT

ROUSSEAUX            SAUTIEU                   THIEBES                    TRAUET

TROQUEMé              VATIN                       VERTU                       VIGNON

VINCHON                 VUALET                    VUIBERT                   VUALON

WALLON

 

 

 

 

 

 

FAMILLES DU 18è SIECLE

 

 

 

ALIN                          ALINGRE                   AUBERT                    AUBRY

BATTEN                    BAUDUIN                  BAZIN                        BENOIST

BIDARD                     BILLY                        BINDEVEN                BOINET

BOITTELLE               BONNIèRE                BONVALET               BOTTIAUX

BOURGUIGNON      BOURLON                BOURGEOIS             BROHON

CAIGNART               CARLIER                   CAPART                    CARON

CAUDRY                   CAPPELIER               CAUET                       CARPENTIER

CERCU                      CRAPIER                   CRAPET                     CLOUET

CORNU                     CLOCHET                 CLOTTE                     COUET

COURTOIS                COCU                        DAILLY                     DANGLEHANT

DARRAS                    DATCHY                   DAVID                       DELABARRE

DELANCHY              DENISART                DERBY                       DEVILLERS

DESPREZ                   DESON                      DERVILLY                 DIEU

DEVERMAND           DEFRANCE               DIVES                        DUBREUIL

DUMANT                  DUNANT                   DUPUIS                     DUPARC

DURY                         DUFOUR                   DOLLé                       FRANCELLE

FRANCE                    FOUQUET                 FOUQUIER                FLAMENT

GAUCHY                   GELéE            GILMONT                 GOBERT

GODEFROY              GONESSE                  GRAUET                    GREVIN

GOSSET                     GUELDE                    GUéRIN                     GUFFROY

HADENQUE              HALLU                       HAMET                      HELLUY

HENNIN                    HENOCQUE              HERMAND                HUBERT

HUTIN                       HUVILLION              ISAAC                        JOLY

JOSSE                        LABBéE                     LAMBERT                 LAJEUNESSE

LAMY                        MAMOITIé                LAURENT                  LANNIER

LEDROIT                   LEFéBURE                 LEGUEILLE               LEMAIRE

LENFANT                  LEMIRE                     LEFèVRE                   LORQUIN

LELOIR                      LERON                      LEVêQUE                  LORQUIN

LOY                           MACHON                  MACHUT                   MAGNY

MANNECKY             MARIé                        MARIOLLE                MASURE

MASSON                   MANSARD                MELOTTE                  MENNECHET

MERLIER                   MORELLE                 MORIN                      MOISSON

MORREAU                MORET                      NICAISE                    NOBLECOURT

Noé                             NOLLET                    OBERT                       OBGEOIS

ODIOT                       PACOUX                   PAYEN                      PéCHON

PERNANT                 PIéRONNE                PIERRE                      PIéRU

POLARD                    POLET                       POIX                          POTELLE

POTIN                                   PRéVOT                     REGNARD                 RENART

RICHEVAL                RIGAULT                   ROHART                    ROUSSEAUX

 

 

 

 

 

SAUDRY                    SAUTIEU                   SAUVEL                    TALON

THIèBE                       THUET                       TILLY                         TRICOT

TROCMé                    TROUILLARD           URIER            VALLET

VARLET                     VIGNON                    VINCHON                 VUALON

VUIBERT                   WALLON                  WIART

 

 

 

 

FAMILLES DU XIXè SIECLE

 

 

ACCAIRE                  AMAR                        ANCIAUX                 ANDRé

BEAUDRY                 BEAUSIRE                 BéGUIN                     BéGUIN

BéGARD                    BELMENT                 BéRENGER                BERTHELIER

BOéTIE                      BOITELLE                 BOINET                     BOUDEVILLE

BOUCLY                   BOURGUIGNON      BOURLON                BOUSIER

BLéRIOT                    BROHON                   BRON                        BONIFACE

BIDART                     BURGUE                    CARLIER                   CARON

CAPLAIN                  CARPENTIER            CHAMBERLIN          CHEVRIN

CLOTTE                     CATTIER                   CLAUET                    COQUENTIN

CORMONT               CORNIQUET             COURTRAY              COUVREAUX

COUVREUX              CORNAILLE CAUET                       CRAPIER

DATCHY                   DEGRAUX                 DELAPORTE             DELCROIX

DEQUéANT               DESAILLY                 DUCLOS                    DUMONT

DUPUIS                     DUBREUIL                FLAMANT                 FRANCELLE

FOIX                          FOUQUET                 FOURNY                   FIéVET

EVRARD                    FRANCOIS                GAILLARD                GERVOIS

GOURLIN                  GUéRIN                     HAMARD                  HANGARD

HARLAY                    HELLUY                    HéNOCQUE              HUTIN

HENON                     ISRAEL                      JOSSIEZ                     LABRUYèRE

LAMOTTE                 LANNIER                  LARUELLE                LAURENT

LAVALLéE                LAVALLERY LALU                         LAROCHE

LAMY                        LAVOLLE                  LECLèRE                   LEGRAND

LEGUELLE                LEMAIRE                   LEMIRE                     LECUYER

LENAIN                     LEROY                       LESAGE                     LENFANT

LEDUC                       LORQUIN                  LOY                           MACHU

MALéZIEUX              MAçON                     MANSARD                MATON

MéHé                          MENNECHET           MAHIER                    MARIé

MASCRET                 MONFOURNY          MOREAU                   MOURONVAL

MORELLE                 NOYON                     PACOUX                   PARDIEU

PATTE                        PéCHON                    PINGUET                   PLATEAUX

PLOMION                 POINTIER                  POIX                          POLARD

PréVOST                    REGNIER                   RIGAULT                   RIMETTE

ROUSSEAUX            SAILLY                      SANTIN                     SARAZIN

 

 

 

 

 

 

SAUDRé                     SOILET                      THéLOTTE                 THIéRY

TRéPANT                   TRICOT                     VADANCOURT        VARLET

VATIN                       VENET                       VICAIRE                    WARGNIER

WATBLED

 

 

 

 

 

 

 

 

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                        Simon de Maissemy, Mestre professeur à l’université de Paris, fut victime d’un assassinat en 1296 par le fils d’un bourgeois de St-Quentin, nommé Pourcelet, soi disant pour venger une injure qu’il en avait reçue.

                        Le Roy invita le bailly de Vermandois Guillaume de Hanguest à faire payer à la famille de l’assassin une somme de 1100 livres parisis à titre d’indemnités qui devait être employée à la dotation de  quatre chapelles dans l’université de Paris pour le repos de l’âme du malheureux.

 

 

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                        Longtemps après un cultivateur de Maissemy qui labourait son champ avec ses deux chevaux fut assassiné par des malfaiteurs qui enlevèrent l’équipage.

 

                        A l’entrée principale de l’église, une inscription rappelle ce tragique accident et un calvaire a été élevé au bord du chemin près de l’endroit ou le crime fut commis.

 

 

                        L’église renferme des archives datant de 1664.

                        Les recettes de l’église une des mieux dotée de contrée varièrent avant la révolution de 161 à 1300 livres.

                        Les revenus de la fabrique consistaient en 148 ?????????? de blé de mesure de St-Quentin, 12 septies et demi de surcens, (une marque de charbon qui est évaluée depuis longtemps à 2 sols)

                        Les charges étaient de 17 septies de blé au curé prieur de la paroisse, 12 septies au clerc, puis 55 livres au prieur et 12 livres au clerc, pour l’argent des fondatures et obies.

 

 

 

 

 

 

                        Les terres de l’église étaient situées sur le terroir d’Estres en chaussée et Maissemy, de Ville Cholles, d’Attilly et Vadencourt. Ville Cholles aujourd’hui est rattachée à la paroisse de Vermand, faisait alors partie de celle de Maissemy.